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CALS

CÂLC

Règle générale, lorsque le cal n'est pas excessivement difforme, n'agissez pas par les moyens violents, il y a des cas de mort par suite de ces tentatives. Contre l'union

Fig. 75. — Kupprochemeut d'iiue fracture après l'éseptiou. B. C. Sulure du périoste.

des deux os de l'avant-bras ou des deux os de la jambe, il n'y a rien à tenter : les malades ne sont pas estropiés pour avoir perdu le mouvement de pronation et de supination.

Lorsqu'un fragment fait saillie sous la peau, s'il n'y a pas six mois d'écoulés il ne faut pas agir, à moins que la peau ne soit déjà ulcérée. A la longue, le cal s'amoindrit toujours un peu, et en attendant, on verra peut-être la saillie de l'os diminuer.

Pour réséquer un fragment osseux, saillant sous la peau, on fera une incision étendue au tégument, afin de pouvoir agir à son aise sans déchirer les tissus. On réséquera toute la partie saillante du fragment avec une scie à main, avec une pince de Liston, ou avec la gouge et le maillet. La plaie sera pansée deux fois par jour avec des cataplasmes froids.

Cals douloureux. Des douleurs existent quelquefois dans le cal comme dans les autres cicatrices (Theden), au moment des changements de température.

Le cal est une cause de névralgie des nerfs des os ou des autres nerfs sur lesquels il exerce une action compresfeive; mais cela est rare.

Thérapeutique. — Lorsque les douleurs névralgiques existent au moment où les malades conunencent à se servir de leur membre, il faut placer un nouvel appareil inamovible, et retarder la marche ou les mouvements.

Cals exultcrauis. Des ostéites accidentelles se dévelopjiont <iuel(iuel'ois dans le cal au voisinage des articulalions surtout. 11 en résulte des cals exubérants qui causent des douleurs fréquentes; l'efficacité des vésicaloires (observation de J. Guyol) et des cautères est la meilleure preuve de la nature inllammatoire des cals exubérants.

L^ne auii'c variété de cal exubérant est la pioduction

d'ostéophytes aux dépens du périoste décollé ou autour d'une cavité centrale du cal ; ces productions ne s'accompagnent d'aucune douleur et ne réclament aucun traitement, si ce n'est celui des cals difformes, dans le cas où le membre aurait une position vicieuse.

Cals fongueux. Une fracture avec plaie et issue desl fragments a pu ne se point cicatriser par suite de la production de fongosités pullulant à la surface des os ; mais il y a là une erreur : il s'agissait dans les observations qui ont été invoquées, de nécrose totale d'un os, précédée sans doute d'une ostéomyélite (V. Nécrose) , ou peut-être de fracture coïncidant avec un cancer de l'os.

CALABAR. Royaume de l'Afrique occidentale où existe un arbuste de la famille des légumineuses, Physostigma venenosum, dont la fève en solution a la propriété de resserrer la pupille dilatée par mydriase essentielle ou par mydriase de belladone ou d'atropine. V. Fève de Ca-

LABAR.

CAIiAGUALA. Racine d'une fougère dont la décoction est employée comme sudorifique, antisyphilitique et antirhumatismale r~i.'

CALAIS (Pas-de-Calais). Station maritime où l'on prend des bains de mer.

CALAMEIVT. Plante de la famille des labiées, dont l'infusion est stimulante et tonique.

CALCULS BILIAIRES. Des concrétions de bile se forment souvent dans la vésicule et dans les conduits biliaires, de façon à gêner le cours de la bile, à irriter le foie, à troubler la digestion et à provoquer des crises douloureuses extrêmement aiguës, appelées coliques hépatiques.

Les calculs biliaires sont formés de cholestérine pure et blanche, ce qui est rare, ou de cholestérine unie à du mucus et à une plus ou moins grande quantité de matière colorante jaune, verte ou noire de la bile.

Quand il n'existe qu'un seul calcul dans la vésicule biliaire, ce qui est rare, il est'ovale; mais il y en a ordinairement un très-grand nombre, quelqtiefois plusieurs centaines, encore très-volumineux, pressés les uns contre les autres, ce qui les rtiwà polyédriques.

Chez quelques malades, les concrétions biliaires sont k l'état de granulations libres dans la bile, ou incrustées dans les parois de la vésicule, et il en résulte une gravellc hépatique.

Un noyau de matière colorante biliaire existe au milieu de chaque concrétion trouvée dans la vésicule, ce qui démontre leur mode d'accroissement par couches lentement superposées.

Si les concrétions biliaires se trouvent habituellement dans la vésicule, il s'en trouve de temps à autre dans le canal cystique, dans le canal cholédoque dilatés et même dans les conduits hépatiques.

Les concrétions biliaires des conduits hépatiques, arrivées à un grand volume, offrent, toujours une disposition ramifiée comme une branche de corail, et représentent le moule des conduits où elles se sont formées.

Les concrétions biliaires de la vésicule n'empêchent pas la bile du foie d'arriver dans l'intestin ; mais celles qui obstruent le canal cholédoque ou les conduits hépatiques font toujours plus ou moins obstacle au cours delà sécrétion biliaire.

CALC

CALC

Quand les calculs biliaires restent dans la vésicule, ils y peuvent séjourner plusieurs années et même toute la vie sans jamais produire d'accident qui puisse faire soupçonner leur existence; mais s'ils viennent à s'engager dans le canal cystique ou cholédoque et à distendre le tissu fibreux de ces conduits, il en résulte des crises intermit- 1 tentes très-douloureuses, connues sous le nom de coliques hèiKitiques.

Une violente douleur subite et sans fièvre, àTépigastrc, dans riiypochondre droit et dans le dos, avec nausées, vomiturilions, passant au bout de quelques heures et suivie d'ictère, est le signe certain d'une colique hépatique occasionnée par les calculs biliaires.

Les coliques hépatiques reviennent sous forme d'accès I plus ou moins éloignés, suivis ou non d'ictère et de rejet par l'anus de calculs biliaires mêlés aux excréments.

TJn'accès de colique hépatique dure de une à quelques heures, mais il peut se prolonger deux à trois jours avec des rémissions plus ou moins prononcées.

Les calculs biliaires pénètrent souvent dans l'intestin parle canal cholédoque dilaté, mais il arrive quelquefois qu'une communication anormale de la vésicule et de l'inlestin, ou du même organe avec la peau, facilite leur ex- I pulsion et la guérison des malades.

Si les calculs biliaires peuvent être expulsés par les efforts de la nature, et si le médecin, par des remèdes, peut faciliter cette expulsion, il y a des cas où la conci'étion produit tantôt des coliques hépatiques et des péritonites mortelles, et tantôt un affaiblissement général également suivi de mort.

I Dans quelques cas rares, les calculs biliaires ne produisent pas. de colique hépatique, ils n'occasionnent qu'une douleur sourde dans l'hypochondre droit, avec ou sans ictère, avec dyspepsie, et les malades languissent dans un état d'hypochondrie plus ou moins prononcé jusqu'à leur guérison ou à la mort.

Une tumeur piriforme dure et mobile, placée sur le bord tranchant du foie, où elle forme une saillie de quelques centimètres, indique que la vésicule biliaire est remplie de calculs.

Il ne se forme jamais de calculs biliaires chez les jeunes gens, c'est une production de l'âge adulte et de la vieillesse, plus commune chez la femme que chez l'homme, et qui résulte de la vie sédentaire, de la constipation et de tontes les affections des voies digestives qui retiennent la bile dans ses conduits.

Thérapeutique. — Première indication : Empêcher l'ac- ' \ croissement des calculs biliaires. Les personnes affectées de colique hépatique doivent suivre un régime spécial composé de viandes maigres, de poisson, de légumes à l'eau, de fruits, de thé, d'eau vineuse, et elles doivent s'abste-

i' nir d'aliments gras, de graisse, l'huile et de vin pur. Deuxième indication : Calmer les douleurs des accès de colique.

Dans la colique hépatique, s'il n'y a pas d'état inflammatoire, il faut administrer de 10 à 20 centigrammes d'opium ou de 1 à 4 centigrammes de sidfate de mor- 'phine à une heure de distance [+]• —- J'ai donné avec succès Vhydrate de chloral à la dose de k grammes dans 60 grammes de sirop de groseilles et j'ai réitéré au bout de deux heures ce qui a fait 8 gramme;. On peut donner la même dose en lavement.

Les inhalations de chloroforme ou A'éther peuvent être

employées au moment d'un accès de colique hépatique, dans le but d'engourdir le sentiment de la douleur et pour faciliter le déplacement du calcul [+]• Mais mieux vaut le chloral à l'intérieur.

Chez les sujets pléthoriques, une application de sangsues faite au moment de l'accès calme rapidement la douleur.

Des applications de glace pilée sur l'hypochondre soulagent beaucoup la colique hépatique (Bricheteau).

Les émétlio-cathartiques, par les contractions qu'ils provoquent, peuvent faciliter l'expulsion des calculs biliaires, mais il est bien rare que cela réussisse.

Troisième indication : Dissoudre les calculs biliaires ou hépatiques.

La dissolution des concrétions biliaires dans le foie ou dans la vésicule peut s'opérer par des remèdes dissolvant la graisse et la cholestérine, tels que le chloroforme; l'hydrate de chloral ; l'élher ; l'essence de térébenthine, etc. Ces substances, introduites dans l'estomac, sont absorbées directement par la veine porte et conduites dans le foie au contact des pierres à dissoudre (Durande).

Ether 30 grammes.

Essence de térébenthine 20 id.

Mêlez.

5 à 100 grammes par jour dans du bouillon gras, à jeun r++1.

Ou bien :

Cljloi'oforme dO aramnles.

Alcool. 80 " id.

Sirop de gomme 250 id.

Un petit verre, trois fois par jour (Bouchut) i-t- -t-u Ou bien ;

Hydrate de eliloral 20 gramme!:.

Sirop de groseilles 250 id.

Faire dissoudre une cuillerée à café toutes les trois heures (Bouchut).

Ou bien :

liicarljonole de sovidc 10 à "15 grammes.

Eau sucrée 500 id.

A prendre dans les vingt -quatre heures [+]•

Les eaux de Vichy, d'Ems et de Carlsbad (une bouteille par jour), employées pendant longtemps, sont très-utiles contre les concrétions biliaires.

Quatrième indication : Extraire de la vésicule les concrétions biliaires.

Quand les calculs biliaires forment tumeur au bord libre du foie, il faut y appliquer de la pâte de Vienne, enlever l'eschare au bout de vingl-quatre heures, et mettre de la pâte au chlorure de zinc pour faire une eschare plus profonde. Alors on réapplique deux fois de la même façon du chlorure de zinc, et quand l'adhérence de la tumeur aux parois abdominales est établie, on l'incise avec le bistouri pour en vider le contenu [+ +\. V. Cholécystite.

Calculs des conduits lacrymaux (Ccsoin, Sandifort, Desmarres). On reconnaît les calculs lacrymaux à un larmoiement presque continuel, à la dilatation d'un point lacrymal, et à l'issue de sérosité purulente par les points lacrymaux. En sondant le point lacrymal avec un stylet fin, on produit un choc qui annonce la présence d'une pierre.

On peut confondre la maladie avec un orgeolet enflammé, et avec des corps étrangers des points lacrymaux, tels que des cils, des grains de poussière. Mais le choc du stylet sur le calcul, qui est d'un volume toujours plus con-

(JALG

(;alc

sidérablo que celui des corps étrangers ordinaires, permet d'en faire le diagnostic.

Thérapeutique. — On incisera le conduit lacrymal cl Ton expulsera le calcul par pression, ou bien on le saisira avec une pince à griffes ; on lavera la plaie avec le jet d'une seringue chargée d'eau tiède, puis on pansera avec de la charpie mouillée et des compresses froides.

Calculs de l'estomac. V. ESTOMAC.

Calculs des fosses nasales. Des dépôts de mucus, de phosphate de chaux et de magnésie, de carbonate de chaux et de magnésie, de chlorure de sodium et de carbonate de soude, constituent les calculs des fosses nasales.

Les calculs des fosses nasales se forment spontanément dans les cavités du nez (Malhias de Gradi, Panarolus^ Bar ■ tliolin, Plater, Clauder, Riedlin, Khern, Mercklin,lversten, Demarquay) ; peut-être dans le canal nasal (Desmarres), ou autour d'un corps étranger (Bartholin, Ruysch, Horn, Kersten, Weller).

Un coryza chronique sans fétidité des narines, avec une oblitération plus ou moins complète d'une fosse nasale, est un indice de calcul des fosses nasales. Le contact du stylet sur un corps dur et plus ou moins mobile établit le diagnostic (Demarquay).

On est exposé à confondre le calcul des fosses nasales avec un os dénudé. Si l'on peut emporter un peu du corps étranger, on l'examinera au microscope, et, on reconnaîtra s'il s'agit d'un os ou d'un calcul.

Tkércrpeutique. — On extraira les calculs entiers ou préalablement broyés, avec une curette et une pince à polype, et comme les calculs, composés d'ordinaire de phosphate et de carbonate de chaux, ont été probablement engendrés par une inflammation chronique, on fera des injections avec :

Eau 250 grammes.

Alim i i(l.

Ou:

Eau 250 grammes.

Nitrate d'argent 2 ù 4 id.

(Langoni.)

Les calculs du sinus maxillaire seront traités comme les corps étrangers des fosses nasales. On les extraira entiers, s'il y a une ouverture assez grande ; sinon, on les brisera avec la pince de llunter et on extraira les fragments. V. Calculs urinaires.

Calculs des glandes conjonctivales et de Rleiboniius. {Lithiase de la cotijonctive.) Le liquide contenu dans un acinus ou dans un conduit excréteur des glandes de Meibomius subissant, après s'être épaissi, une transformation calcaire, il existe une petite tumeur d'une dureté pierreuse sur les bords palpébraux. Parfois les glandes de la caroncule sont le siège de cette altération, c'est l'enca;;this calculosa.

On reconnaît ces productions en renversant légèrement la paupière-, il y a une petite sailUe dure, entourée d'un réseau de capillaire, assez rouge. Quelquefois la cornée s'ulcère par le contact de cette tumeur dure.

Thérapeutique. ~ Lorsqu'il n'y a encore qu'un épaississement du li(|uid(', en pressant on peut évacuer le produit qui a ordinairement une consistance de cire.

Lorsque la concrétion calcaire est formée, on déchire, avec une aiguille à cataracte ou un cyslitome, l'enveloppe de la tumeur, et le gravier est expulsé par pression avec le manche de l'instrument ou avec une curette.

Quand le calcul est dans un conduit excréteur de la glande de Meibomius, il ne gêne pas, et à la longue il finit par faire saillie sur le bord libre de la paupière et sortir en partie ; on l'extrait alors avec une aiguille à cataracte en pressant légèrement sur la j)aupière.

Si une conjonctivite a été occasionnée par le calcul, on traitera les accidents aigus, après avoir enlevé les calculs. V. Conjonctivite.

Calculs de la glande mammaire. (A. Cooper, Du- [Hiytren). V. Mamelle {Tumeurs de la).

Calculs intestinaux, entci'olitlics ou Bézoards.

Des concrétions de sels inorganiques autour d'un noyau dur, souvent un corps étranger; des boules de poils entourés de mucus concret se forment quelquefois dans le tube digestif. On a donné à ces concrétions le nom de calculs. V. Intestin {Concrétion de /').

Calculs du poumon. Des concrétions calcaires, formées de carbonate et de phosphate de chaux ou de magnésie unis à de la matière animale, peuvent se former dans le poumon et dans les ganglions bronchiques, à la suite de la transformation crétacée des tubercides bronchiques ou pulmonaires.

Les concrétions pulmonaires existent au sommet du poumon, au milieu et à la face externe d'un lobe pulmonaire sous forme de masses dures d'une couleur blanc sale et d'un volume variable ne dépassant pas celui d'une noisette.

Les concrétions pulmonaires sont ordinairement entourées de tissu pidmonaire induré, noirâtre, formant cicatrice d'ancienne caverne, mais elles peuvent exister au milieu du poumon sain.

Chez quelques individus, il se forme de petites concrétions pierreuses qui restent dans les bronches, en dehors de toute lésion du poumon, mais cela est rare (Guibout, Leroy 1868).

Les concrétions pulmonaires se rencontrent surtout chez les vieillards, mais il en existe aussi chez de jeunes enfants.

Il est rare qu'il y ait plus de trois ou quatre concrétions pulmonaires chez un individu.

On ne reconnaît pas les concrétions pulmonaires pendant la vie, à moins que dans un travail d'élimination spontanée ces corps étrangers ne se trouvent au voisinage d'une caverne ouverte dans les bronches, alors les malades crachent des fragments de matière crétacée plus ou moins gros, plus ou moins nombreux, et il en résulte ce qu'on appelle \aphthisie calculeuse. V. Phthisie.

Thérapeutique. — Le traitement des concrétions pulmonaires et de la phthisie qui en résulte est le même que celui de la phthisie.

Calculs de la prostate. Des concrétions noirâtres, fines ou grosses comme un pois, composées de carbonate et de phosphate de chaux (Wollaston) développées autour de corpuscules amyloïdes ou d'une substance protéique (Yircho\v),ou d'un noyau de cellules épithéliales (Thompson) (fig. 67, et naissant dans les conduits et dans les acini prostatiques s'unissant à d'autres concrétions pour former un calcul ; — un calcul né dans la vessie qui se creuse une loge dans la prostate ; — un calcul prostatique qui, après avoir traversé le tissu prostatique, entre dans la vessie (Vidal) ; — un débris de calcul vésical échappé au chirurgien après l'opération de la taille, et enfermé dans la prostate (Tolet; Louis; Acad. de ehir.), telle est l'ori-

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gine de tous les calculs prostatiques observés jusqu'ici. Les phlébolithes des veines prostatiques (Denonvilliers), les tubercules passés à l'état crétacé (Broca), ne sont pas des calculs prostatiques.

Presque toujours autour des calculs prostatiques il se forme un kyste purulent (Velpeau).

Les calculs de la prostate font saillie dans la vessie, dans l'urèthre, ou en arrière vers le rectum et se devinent par la difficulté d'uriner, par les douleurs au périnée, et par la demi-érection de la verge qu'elles produisent. Quelquefois le toucher rectal fera sentir une tumeur irrégulière, lobulée, dure et qui est douloureuse à la pression. Si le calcul fait saillie dans la vessie et dans l'urèllire, le choc de la sonde sur le calcul, la distance à laquelle ce bruit est perçu, mesurée sur la sonde, établiront le diagnostic entre les calculs vésicaux et les calculs prostatiques. Lorsque le calcul est à la fois dans la vessie et dans la prostate, le contact longtemps prolongé de la sonde avec le calcul pendant le cathétérisme donneront un indice du siège de la pierre. Les pierres restées dans la prostate après la taille seront reconnues quelquefois par le cathétérisme et souvent par l'exploration d'une fistule formée pendant la cicatrisation de la plaie de la cystotomie.

Les hypertrophies de la prostate simulent un calcul, seulement lorsqu'elles existent d'un seul côté, mais la dureté de la tumeur est bien ditîérente dans les deux cas, et les byperti'ophies de la prostate sont des maladies qui atteignent surtout les vieillards, tandis que les calculs de la prostate existent le plus souvent cbez des sujets plus jeunes.

Les pierres de la prostate devenues libres dans l'urèthre sont éliminées avec l'urine.

Les gros calculs peuvent être libres dans un abcès qui s'ouvre au périnée et donne issue à la pierre. Us se frayent parfois un passage dans le rectum.

Thérapeutique. — Le calcul constaté par l'exploralion de l'urèthre et le toucher rectal, on tentera la lithotritie avec un brise-pierre à mors courts; on broiera lecalcul et l'on en extraira les fragments avec le brise-pierre uréthral ou la pince de Hunter.

Si la pierre est en partie dans la vessie, on fera la lithotritie comme pour un calcul vésical (V. ce mot). Mais la taille est difficile à faire, car la prostate est déformée.

La taille rectale (Maisonneuve) n'est applicable que dans

Fig. 76. — Calcul de la pi-ostate vn au gi'ossissement de 350 diamèli-es. — A, noyau et cellules épithéliales au centre. — B, couches concentriciues.

le cas où le calcul fait saillie à travers le tissu jusque sous le rectum, et alors l'opération est une simple incision pour

otivrir une voie au calcul. S'il est démontré que le calcul tend à sortir vers le périnée, on fera une incision comme pour la taille prérectale, et le doigt introduit dans le rectum amènera la prostate sous le pubis, et comme dans la taille de Celse, on sectionnera les tissus en se guidant sur la saillie de la pierre. Cette opération est presque l'opération de la boutonnière périnéale (Velpeau). V, Calc.i'LS VÉSICAUX {Pierres arrêtées dans l'urèthre).

Si le calcul prostatique est un débris de calcul resté dans la vessie, et s'il y a fistule, ce qui ne tarde guère à se produire dans ces cas, on dilatera la fistule et l'on ira extraire la pierre avec de fortes pinces à pansement à point d'arrêt ou avec une tenette; on débridera au besoin.

Les injections dans la plaie, un pansement simple, la sonde à demeure, le pansement de la plaie de la taille, les injections vésicales, les grands bains, seront appliqués suivant le siège du calcul et les moyens employés pour le faire disparaître. V. Calculs vésicaux.

Si une rétention d'urine existe, on sondera toujours assez facilement le malade; on laissera des sondes molles à demeure pendant vingt-quatre heures.

Calculs du rein. Les calculs du rein se forment en vertu d'une disposition générale de l'économie et d'une inflammation ou d'une dégénérescence du rein. Ils sont simples, c'est-à-dire formés d'acide urique ou d'acide xanthique, ou d'oxalato de chaux, ou de cystine, ou de phosphate ammoniaco-magnésien, ou de phosphate terreux. Ils sont composés, c'est-à-dire formés de sels terreux avec un noyau d'acide urique.

Les calculs du rein se font par agrégation de graviers ou par cristallisation V. Gravklle.

La nourriture animale, l'hérédité, jouent un grand rôle dans la production des calculs du rein, et les hommes qui se livrent à des excès de table ou de veille, les enfants auxquels on donne trop tôt une nourriture très-azotée, comme la viande, y sont plus exposés que les autres.

Les calculs du rein existent à tous les âges, même chez le fœtus (P. Franck).

Un ou plusieurs calculs peuvent exister dans le rein. Leur forme est variable. Ils se développent d'ordinaire dans un calice, ou même dans un canalicule urinifère des pyramides, puis ils tombent dans le bassinet, passent dans les uretères et dans la vessie, ou bien ils s'enkystent, et alors le rein, â la longue, finit par se transformer en un kyste (Guerbois, Menière).

Un calcul libre, s'engageant dans l'uretère, donne lieu à une colique néphrétique (V. ce mot). Un calcul trop gros pour s'engager dans l'uretère détermine peu à peu une pyélite, mais cette complication n'existe pas toujours. Dans quelques cas le bassinet cesse de communiquer avec l'uretère, une collection purulente se forme ; l'inflammation gagne dans le tissu cellulaire et graisseux qui entoure le rein et cause un phlegmon périnéphréti que. V. ce mot.

Les malades qui portent des calculs du rein peuvent ne présenter aucun trouble fonctionnel. Le plus souvent il y a : 1° de temps à autredesaccès de colique néphrétique et diminution de l'excrétion urinaire ; 2° des douleurs permanentes dans les flancs; 3" il y aune sécrétion purulente venant du bassinet, qui se trouve mêlée à l'urine ; /|° il y a tumeur du rein appprèciable dans les lombes ou dans le flanc (Rayer); 5° il y a disparition des symptômes, la tumeur persiste, et l'urine est limpide (Copland). Lorsque l'orifice supérieur de l'uretère est oblitéré de bonne heure, le rein peut s'atrophier et alors la tumeur manque (Choniel).

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CALC

Une urine chargée de sels, d'acide urique, d'oxidalc de ciiaux, de cystine, de phosphate terreux, coïncidant avec les symptômes douleur lombaire et colique néphrétique, révèle l'existence- d'un calcul du rein.

Lorsqu'une tumeur lombaire se forme après que les malades ont présenté des accès de colique néphrétique et les signes d'une pyélite, il n'y a pas d'erreur possible sur la nature du mal. Si l'uretère est oblitéré de bonne heure, la formation assez rapide de la tumeur la distinguera de la tumeur hydalique du rein et de l'hydronéphrose ; quant au cancer de l'épiploon, il est plus superficiel qu'une tumeur rénale saillante en avant, et les tumeurs du mésentère sont plus mobiles que celle-ci.

A droite un kyste hydatique du foie pourrait être confondu avec une tumeur du rein, mais il présente du frémissement et a été précédé de troubles du côté de la glande hépatique.

Les abcès par congestions des vertèbres lombaires sont assez difficiles à distinguer des abcès produits par un calcul du rein, mais la présence d'une gibbosité et l'absence de coliques néphrétiques pourront aider au diagnostic; dans ce cas, la ponction exploratrice ne devra être faite que s'il y a incertitude absolue.

Les calculs rendent l'urine alcaline par l'inflammation qu'ils produisent ou parce que l'urée en excès se combine dans la vessie avec l'eau et forme du carbonate d'ammoniaque (Golding Bird).

A la longue les malades atteints de calcul du rein meurent par ischurie rénale, c'est-à-dire par insuffisance de la sécrétion urinaire, par l'urémie, ou bienparune intoxication produite par le rein altéré et décomposé.

Chez les uns, une tumeur formée par le bassinet distendu et contenant du pus autour d'un calcul, peut s'ouvrir dans le péritoine, et il se produit une péritonite suraiguë ; ailleurs, la tumeur s'ouvre dans l'intestin, et la fièvre hectique apparaît; chez d'autres enfin la tumeur s'ouvre à l'extérieur, après avoir engendré un phlegmon périnéphrétique, la pierre s'élimine,' mais si elle deftieure dans le rein, une fistule rénale s'établit. V. Fistule urinaire lombaire.

Thérapeutique. — Première indication : Combattre la douleur. On traitera les symptômes de la colique néphrétique par les moyens appropriés et surtout par le chloral hydraté, h à 5 grannnes. (V. Colique néphrétique.) Les malades devront boire en grande abondance, afin que l'urine amenée dans le bassinet charrie le gravier engagé dans l'uretère.

Deuxième indication : Combattre V inflammation du tissu des reins. Contre la pyélo-néphrite on appliquera sur la région des reins : des sangsues au nombre de 15 ou de 20 ; des cataplasmes laudanisés ; plus tard, de larges vésicatoires. Contre la suppuration, lorsque la pyélite passe à l'état chronique, on apjiliquera deux à quatre cautères sur la région du rein.

Troisième indication : Dissoudre les calculs. Dès que l'inflammation sera calmée, on administrera les boissons destinées à modifier les caractères de l'urine , telles que l'eau de Vichy, source de la Grande-Grille ou des Célestins; l'eau de Contrexéville. On donnera en outre les sels variés suivant la nature présumée du calcul et en se guidant d'après les caractères de l'urine. V Gravelle.

On donnera des bains de vapeurs fréquents (Wilson Philips, Godiing Bird). L'hydrothérapie est bonne à employer sous forme de douches froides. Une alimentation peu azotée doit être prescrite; le café n'est pas nuisible.

L'eau.de-vie ou le gin avec l'eau est meilleure que le vin et la bière. On instituera, du reste, un traitement approprié à l'altération delà santé du malade. V. Anémie, Dy,s-

PEPSIE.

Quatrième indication : Extraction des calculs. La néphrotomie (Hippocrate) ne doit pas être tentée avant la formation de la tumeur rénale. V. Phlegmon périnéphré-

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