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renient insipides, sont aigres, acres ou brùlans. I.e vomissement peut être spontané , ou provoqué par des boissons stimulantes, et même par l'eau gommée, l'eau pure , si l'inflammation est très- aiguë. La nature et la quantité des matières vomies sont très -variables. Ce sont des alimens plus ou moins élaborés, mélangés avec une certaine quantité de liquides ou de gaz, comme dans l'indigestion; des mucosités épaisses, visqueuses, filantes ou sanguinolentes; de la bile jaune ou verdâtre , des boissons médicamenteuses, des corps étrangers, des vers lombrics; du pus, lorsqu'un abcès , formé dans les parois de l'estomac, s'est ouvert dans la cavité de cet organe ; des matières fécales, lorsque l'inflammation est produite par l'obstruction, la compression ou l'élranglement de l'intestin , oU qu'elle est accompagnée d'un resserrement de ce conduit dont le calibre peut être réduit, dans quelques points, au tiers ou au quart de ses dimensions naturelles, ainsi que M. Brescbet l'a plusieurs fois observé cbez les nouveau-nés. De véritables vomissemens de sang liquide ou coagulé ont quelquefois lieu du douzième ou vingtième jour après l'ingestion d'un acide ou d'un alcali , et sous les régions équatoriales , dès le début des gastro-entériles produites par l'empoisonnement miasmatique. La constipation est souvent un des premiers symptômes de la coexistence de l'inflammation de l'intestin grêle avec l'estomac : ce phénomène est pourtant moins fréquent que la diarrhée , attribuée trop exclusivement par M, Broussais à la cœco-colite. Les matières forment de petits globules noirs, jaunes, brunâtres ou verdàtres; ou sont liquides, séreuses, muqueuses, bilieuses, semblables à du blanc d'œuf, membraniformes, sanguinolentes, comme dans la dysenterie, ou même mélangées avec du sang pur liquide ou coagulé, lorsque l'inflammation est très-aiguë. Elles sont vertes , glaireuses et plus rarement incolores cbez les enfans. Leur excrétion est accompagnée de l'expulsion de gaz plus ou moins fétides, exhalant une odeur de putréfaction très -remarquable dans les gastroentérites caractérisées par un grand développement de chaleur abdominale, ou terminées par ulcération. Quelques malades se plaignent de mouvemens intérieurs dans l'abdomen. Chez d'autres , la région ombiliAile est partiellement tuméfiée et distendue par des gaz qui produisent un bruit particulier ^argouillemens , horborygmes.) Enfin, le plus ordinairement ,
dans la gastro- entérite aiguë, l'abdomen est ramassé sur luimême; ses limites sont saillantes et bien tranchées; ses parois, légèrement déprimées le long de la base de la poitrine, dessinent les flancs , les épines antérieures et supérieures de l'os des îles, et après quelques pouces de dépression, se relèvent insensiblement vers l'ombilic; forme bien différente de celle que présente l'abdomen dans la péritonite, le carreau, etc.
Ces désordres fonctionnels de l'estomac et de l'intestin, enflammés apparaissent quelquefois tout à coup et simultanément, lorsque l'inflammation est très-intense ; dans le cas contraire, ils se succèdent dans un ordre indéterminé , et à des époques plus ou moins rapprochées. Chez quelques-uns, on remarque d'abord un léger trouble dans les fonctions digeslives, une diminution et même une perte complète d'appétit, des douleurs à l'épigastre, de la soif, et, après un laps de temps variable, des nausées, des vomissemens, etc.; chez d'autres, la douleur à l'épigastre ou à la région ombilicale ne se manifeste que peu de jours après les vomissemens. "V anorexie se développe chez tous les malades ; les nausées , chez les trois quarts ; les vomissemens , dans une proportion moins considérable , etc. Une douleur bornée à l'épigastre, le refus ou le rejet des ingesta , ou la difficulté de les supporter , indiquent que l'estomac est plus spécialement affecté : la facilité de satisOiire là soif, la rapidité de l'absorption dej liquides appropriés, annoncent, au contraire, que le principal foyer de l'inflammation est dans l'intestin grêle. Enfin, après quelques heures, ou plusieurs semaines de durée, suivant la gravité des lésions phlegmasiques qui les produisent, ces symptômes diminuent progressivement en nombre et en intensité, ou persistent jusqu'à la mort, avec plus ou moins de violence.
A ces symptômes locaux de l'inflammation aiguë de l'estomac et de l'intestin grêle, se joignent toujours quelques autres phénomènes communs à toutes les phlegmasies ( Voyez inflammation, phénomènes généraux') , et un désordre plus ou moins considérable des fonctions des autres portions de l'appareil digestif ou de ses annexes, et même de la peau, delà membrane muqueuse des voies aériennes, du cerveau, etc. De l'état d'irritation qu'éprouvent alors ces organes, à l'inflammation telle que la conçoivent les médecins anatomistes, il n'y a réellement qti'un degré d'autant moins appréciable que l'ir-
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ritation est plus forte , puisqu'il suffit qu'elle augmente pour donner lieu à de nombreuses couiplications phlegmasiques. Si l'on en excepte quelques cas rares, où la gastro-entérite n'a qu'une durée éphémère, jamais elle n'existe, en effet, à l'état simple, comme vous pourrez vous en convaincre par l'examen des cadavres des individus morts de cette maladie, on en consultant les tableaux d'anatomie pathologique que M. Dupuytren a fait dresser à l'Hôtel - Dieu , d'après un grand nombre de nécroscopies, Brown avait donc émis une opinion pleine de justesse, mais qu'il a bien malheureusement interprétée, lorsqu'il plaça l'inflammation de l'estomac et de l'intestin au nombre des maladies locales qui produisent une affection générale.
L'étude de ces complications de la gastro-entérite aiguë est d'autant plus importante, qu'elles ont été méoonnues par les nosologistcs; que plusieurs de leuis phénomènes, arbitrairement rapprochés, figurent dans les tableaux symptomatiques de la gastrite et de l'entérite ; erreurs que M. Broussais lui-même n'a pas su complètement éviter. La fréquence relative de ces affections secondaires est loin d'être la même pour tous les organes ; les inflammations des autres divisions de la membrane muqueuse gastro - pulmonaire sont en première ligne , puis celles des annexes des organes digestifs, celles de la peau, etc. Les âges, les sexes, les tempéramens, les saisons, etc., exercent sur le développement de ces complications une influence que nous ferons connaître en traitant de chacune d'elles. Les phlegmasies qui compliquent le plus souvent la gastro - entérite aiguë sont :
1° L'inflammation de la portion sus -diaphragmatique du canal alimentaire. — Admettre que l'inflammation de la membrane muqueuse de la bouche est le plus souvent symptomatique d'une gasiro-entérite; que la première augmente ou diminue dans la même proportion que la seconde , ce n'est pas contester que la stomatite ne puisse être primitive ou secondaire à d autres phlegmasies ; c'est encore moins supposer , avec M. Broussais, que « toutes les fois que les bords de li langue et surtout sa pointe sont rouges , l'estomac a subi un certain degré d'inflammation. » Si je n'ai pas ouvert un seul cadavre d'individus morts de gastro- entérite aiguë, qui ne m'ait présenté un ou plusieurs points enflamm.és dans la portion supérieixre des organes digestifs , j'ai également observé que les phlegmasies de la bouche, du pharynx et de l'œsophage, pouvaient
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être indépendantes de celles de l'estoraac et de l'intestin. A la suite des empoisonnemens par les acides concentrés, rinflammalion s'étend depuis la bouche jusqu'au cardia : souvent et dans d'autres circonstances elle est bornée à la membrane muqueuse qui revêt les lèvres, la langue, la partie interne des joues et le voile du palais. Suivant le siège et l'intensité de la stomatite, la langue peut conserver sa teinte et son humidité naturelles, ou présenter une rougeur plus ou moins animée , surtout vers sa pointe ou vers ses bords; devenir pointue, acérée, ou se couvrir de papilles enflammées, de vésicules, d'enduits minces ou épais , blancs ou blancliâtres ( aspect muqueux des pyrétologistes ); jaunes ( aspect bilieux^), noirs ou noirâtres ( aspect putride ), crémeux, foliacés, membraniformes , etc.; ou paraître âpre, inégale et sillonnée par des gerçures superficielles ou profondes. Quelquefois les lèvres sont rouges, tuméfiées, couvertes d'aphthes, ou entourées d'une phlegraasie vésiculeuse, connue sous le nom à' herpès lahialis. La sécheresse, la chaleur de la bouche; la saveur amère, pâteuse ou analogue à du mucus putréfié; la saMvation, etc. , sont encore d'autres caractères de la stomatite, qui , dans les pays chauds, peut être portée à un degré tel , que le sang ruisselle des boi'ds rouges et comme brûlés de la langue ou de l'intérieur de la bouche. Ces phénomènes doivent faire soupçonner l'existence d'une gastroentérite; mais ils ne peuvent pas plus les caractériser que la difficulté de la déglutition, l'expuition fréquente du pharynx d'une matière analogue à de la salive épaisse , la chaleur morbide de l'arrière-gorge et autres phénomènes de la pharyngite, qu'on a fait également figurer dans le tableau symptomatique de la gastrite ( Voyez stomatite, pharyngite, muguet. )
•2° \J inflammation du gros intestin. — Plusieurs exemples de cette fâcheuse complication ont été successivement publiés, sous les noms de fièvre muqueuse aiguë ( Rœderer et Wagler, ouvertures I, 3, 4> 5, etc.); àe fièvre gastro- ataxique et adynamique au deuxième degré (^ M. Prost, obs. ii, i5, 17, etc.); de maladie gastro -intestinale [ M. Cruveilhier, obs. 4,5,6); de Castro -^ entéro- colite ( Annales de la méd. phjs. ). Très-fréquente chez les nouveau-nés, et à l'époque de la seconde dentition, plus rare chez les adultes et les vieillards, elle règne spécialement en automne, et dans quelques épidémies; et survient ordinairement vers les derniers périodes de la gastro - entérite ,
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nux symptômes de laquelle s'associent alors ceux de la toecn-colite. Voyez dtsenterie.
S** Les pJilegmasies des annexes des organes digestifs. — Les annexes de l'appareil digestif peuvent participer dans des proportions variées à l'inflammation de la membrane muqueuse de l'estomac et de l'intestin. L'injection sanguine du foie, l'inflammation de sa membrane péritonéale , la pâleur , le ramollissement de cet organe, et d'autres altérations produites par l'hépatite , ont été si souvent observées dans les cadavres d'individus qui ont succombé aux progrès de k gastro-entérite aiguë, que je pense, avec M. Broussais , que l'inflammation du foie est le plus souvent consécutive à celle de l'estomac et de l'intestin , lorsqu'elle n'est pas produite par une violence extérieure. MM. Cruveilliier et Denis assurent également que chez les enfans atteints de gastroentérite avec ramollissement gélatiniforme , le foie leur a toujours paru plus ou moins affecté. Plusieurs exemples de gastro-entérite avec ictère et inflammation du foie et de la vésicule biliaire, ont été recueillis par M. Broussais, en Espagne et en Italie, dans les saisons des chaleurs, chez des malades qui avaient été sur-excités. Suivant MM. Rochoux et Chervin, sous les régions équatoriales, l'inflammation se propage souvent delà sorte du duodénum à la vésicule biliaire , complication qui n'a pas lieu, au moins dans les mêmes proportions, sous d'autres latitudes, car elle est excessivement rare à Paris, si j'en juge par mes propres recherches. Les altérations qu'on a décrites sous les noms à' engorgement , à' engouement , de ramollissement .de la rate, accompagnent bien plus fréquemment la gastro-entérite aiguë. Le pancréas et les parotides sont rarement affectés; ces dernières, en particulier, ne s'enflamment ordinairement que lorsque la portion sus-diaphragmatique du canal alimentaire est elle-même phlogosée. Mais une des plus graves complications de la gastro- entérite est, sans contredit, \a péritonite ; surtout si elle s'est déclarée à une époque déjà avancée de l'inflammation de l'estomac et de l'intestin, parce qu'alors l'épanchement, la suppuration et la désorganisation sont très - rapides. Les étrangiemens internes ou externes , les intus - susceptions intestinales , les contusions de l'abdomen , sont la cause la plus ordinaire de cette double phlegmasie, qui survient rarement à la suite d'xme inflammation primitive de la membrane muqueuse gastro-intestinale, à moins qu'elle n'ait été suivie d'une ou plu-
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sieurs perforations. T'oyez hépatite, téritoivite, splémte.
4° "Ll injl animation des vaisseaux et des ganglions lymphatiques du mésentère. — I/inflammation primitive de ces vaisseaux et de ces ganglions est une maladie si rare , que plusieurs médecins modernes en ont contesté l'existence : il est certain au moins que sur cent cas elle est quatre -vingt- dix - neuf fois consécutive à la gastro -entérite aiguë dont elle emprunte les caractères, et que les désordres fonctionnels qui lui sont propres n'ont pas encore été rigoureusement appréciés. Voyez carreau.
5° Ijes phlegmasies des organes de la respiration. — Il est rare qu'une gastro-entérite aiguë très-intense persiste pendant deux ou trois septennaires sans donner lieu au dé<^ eloppement d'une bronchite. J'ai observé cette complication sur des individus de tous les âges, surtout en automne et en hiver. Je l'ai vue survenir à la suite de l'emploi du sublimé corrosif à fortes doses , et des empoisonnemens par les acides concentrés. Cette bronchite symptomatique se reconnaît au râle et au bruit particulier que fait entendre le cylindre appliqué sur les parois de la poitrine, à une toux sèche, férine, profonde et à secousses ( toux stomacale des auteurs), quelquefois accompagnée d'une douleur déchirante , et suivie d'une expectoration claire, écumeuse , muqueuse, mêlée de stries de sang, et plus rarement blanche et opaque comme celle des catarrhes au dernier degré , et des péripneumonies à l'époque de leur résolution. Cette inflammation des bronches peut être plus ou moins considérable, s'étendre à la trachée, au larynx et même à la substance des poumons, ainsi que nous l'avons plusieurs fois observé chez les enfans, et donner lieu à la gêne de la respiration, à l'aphonie, aux douleurs thorachiques, et aux autres symptômes des phlegmasies des poumons ou de leurs annexes. Plusieurs exemples de cette complication ont été publiés, sous les noms de fièvre catarrhale , àe fièvre muqueuse , àe catarrhe pulmonaire , de pneumonie fausse , etc. Voyez catarrhe pulmonaire, PÉRIPNEUMONIE, etc.
6° Les infiammations aiguës de lapeau. — La chaleur de la peau, ordinairement augmentée dans la gastro-entérite aiguë, devient sèche et acre lorsque l'inflammation est plus intense. La desquammation del'ép'derme, si fréquemment observée à la convalescence, est toujours la suite d'un léger eV^/Aè/zze dont l'existence est souvent méconnue. On savait depuis long -temps que les moules, la dorade, le congre, etc., et quelques substances métalliques ^
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telles que l'arsenic, ingérés dans les organes digestifs, déterminaient, dans quelques circonstances, des phlegmasies de la j)eau , érythémateuses ou vésiculeuses. Mais on n'a pas assez insisté, ce me semble, sur l'existence simultanée et non contestable de la gastro-entérite. L'érysipèle, le pempbigus, la niiliaire, l'urticaire, etc., apparaissent aussi le plus souvent dans le cours d'une inflammation de l'estomac et de l'intestin, dont ils modifient la marche et la durée. Enfin J. Hiinter, et depuis lui M. Broussais, croient avoir reconnu que les inflammations gangreneuses de la peau se développent spécialement chez les individus dont les organes digestifs ont été antérieurement surexcités : et à une époque où les gastro-entérites étaient combattues par les toniques et les stimulans , nous avons vu souvent les vésicatoires appliqués sur les membres inférieurs se couvrir d'escarres plus ou moins profondes. M. Broussais pense même que la peste n'est qu'une gastro - entérite qui, dans le Levant, s'associe souvent à des inflammations de la peau qui sont toujours gangreneuses , et à des inflammations des ganglions lymphatiques qui ne le sont pas.
7'*Les inflammations cérébrales. — Lorsque la gastro-entérite est parvenue à un certain degré d'intensité , elle produit bientôt un état de malaise et de fatigue que l'on rapporte à l'appareil locomoteur, mais dont la source est souvent dans l'encéphale. Aux douleurs passagères qui se faisaient sentir indistinctement à la région frontale , à l'occiput , aux tempes , succède quelquefois une céphalalgie frontale excessive et insupportable, une tendance à l'assoupissement accompagnée de douleur et de pesanteur de tête. En même temps sensiblilité extrême delà vue' et de l'ouïe, altérations du jugement, d'abord passagères, et corresl)ondant au moment des exacerbations ; puis délire taciturne , rêvasserie, vertiges, insomnie oj,iniàtre , conjonctives rouges , œil enflammé , contractions irrégulières des muscles de la face, grincement de dents, soubresauts des tendons, assoupissement, coma plus ou moins profond, etc. Ces rapports de l'inflammation de la membrane muqueuse gastro-Intestinale avec les phlegmasies du cerveau ou de ses membranes, sont d'ailleurs établis par des recherches anatomiques très-exactes. Ainsi que M. Scoutteten l'a remarqué, on trouve, dans ces cas complexes, outre les lésions phegmasiques de l'estomac et de l'intestin, les vaisseaux des méninges injectés, formant des plaques rouges sur un
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ou plusieuis points de la surface supérieure du cerveau, et quelquefois des exsudations sanguines ou membraniformes plus ou moins considérables, à la partie antérieure et latérale de ce viscère. Cette complication est devenue plus rare depuis que les inflammations gastro- intestinales sont traitées par les émissions sanguines. Les Recueils de nos auteurs et nos Journaux scientifiques attestent combien de fois on l'a méconnue ou provoquée par l'abus des stimulans, des émétiques, des drastiques. Et ce fat sans doute la fréquence de cette combinaison des phlegmasies cérébrales avec celle des organes digestifs, qui conduisit alors M. Broussais à assigner aux gastro- entérites graves quelques symptômes des inflammations du cerveau ou de ses membranes. Chez les hommes studieux, les gens pusillanimes, les nostalgiques, les malheureux rongés par le chagrin, l'inflammation de l'estomac et de l'intestin se répète presque aussitôt dans le cerveau ou ses membranes. Les enfans sont cependant encore plus exposés que les adultes à cette terrible complication, qui s'établit, à cet âge , avec une rapidité extrême. L'affection du cerveau rend toujours les symptômes de la gastro -entérite moins saillans et plus obscurs; et c'est pour cela que MBl. Jœgcr, Fleischmann et Cruveiihier ont tant insisté sur l'analogie des symptômes du ramollissement gélatiniforme de l'estomac et de l'intestin , avec ceux de l'hydrocépliale aiguë. Si, dans ce cas, le rôle du cerveau a été méconnu, celui des organes digestifs l'a été bien plus souvent encore dans d'autres circonstances. Analysez la plupart des observations publiées sur \ hydrocéphale aiguc, la fièvre cérébrale^ \a fièvre ataxique^ et vous reconnaîtrez que si l'on a assigné à ces affections cérébrales quelques phénomènes, lels que : langue rouge et sale, ventre balloné, sensible à la plus légère pression, vomissemens fréquens, diarrhée fétide, verte ou écunieuse, etc.; c'est qu'elles avaient été précédées par une inflammation gastro-intestinale, ainsi que cela a lieu le plus ordinairement, suivant M. Broussais. On doit encore rattachera cette fâcheuse complication la plupart des faits particuliers intitulés : y ijjkvxe^ g(i.':tro-ataxique , gastro-ataxo-adynamique , gastro-ady- ^Mi^ique. En effet , on y trouve toujours les symptômes de a'inflamroalion de l'estomac et de l'intestin, réunis à ceux des (inflammations cérébrales, et les altérations qui les constituent lorsque ces observations sont accompagnées de recherches anatûiniques exactes. Enfin il est indispensable de rapprocher ces
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histoires particulières île quelques autres publiées dans le Journal de M. Broussais, sous le nom de gastro-entérite présentant successivement les formes bilieuse, ataxique et adynamique, de plusieurs cas d'empoisonnement par l'opium et l'alcohol à haute dose , si l'on veut avoir une idée générale des nuances principales que peut présenter celte redoutable complication. Voyez