‹ Dictionnaire de médecine; ou, Répertoire général des sciences médicales considérées sous les rapports théorique et pratiqueChapitre 12 sur 62 · I70 GAS · texte numérisé non relu

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les allératious phlegmaslques , qui produisent ces différens symptômes, doivent être seules la source des indications tliérapeutiques. ( p. rater.)

GASTRO-tVI'PLOIQVE , adj. , gastro-cpiploïcus , de yuç-^ç, estomac , et {Vi's-Aoav, épiploon ; on donne ce nom à des artères et des veines situées le long de la grande courbure de l'estomac , et dont les rameaux se portent à ce viscère, ou descendent dans le grand épiploon. On les distingue en droites et en gauches : l'artère gastro-épiploïque droite est fournie par l'artère hépatique, et la gauche est une branche de la splcniqiie ; les veines aboutissent à la veine porte ou à quelqu'une de ses branches principales.

G.'VSTRO-HÉPATIQUE, adj., gaslro-hepatiais , de y«r»îç, estomac, et ^îr«ç, foie; c'est le nom qu'a reçu le petit épiploon, tendu entre l'estomac et le foie, et que quelques auteurs donnent à l'artère coronaire, stomachique . ' (a. b.)

GASTRORAPHIE, .-,. f . , gastroraphia. Ce mot, compasé de 7«r;;ç, le ventre, et de ^'izip;?, couture, est employé pour désigner l'espèce de suture que les chirurgiens mettent en usage lorsqu'ils veulent obtenir la réunion de certaines plaies pénétrantes de l'abdomen. L'expérience ayant appris que l'emploi des sutures donne fréquemment lieu à des accidens , les praticiens recommandent de n'avoir recours à la gastroraphie que dans les plaies pénétrantes du ventre qui sont très-étendues, irrégulières ou à lambeaux : et, lorsqu'on juge que la situation, le repos, les emplâtres agglutinafifs et le banda.gfe unissant seraient insuffisans pour s'opposer à l'issue des viscèi'es contenus dans cette large cavité.

La gastroraphie réussit d'autant mieux que les parois abdominales sont plus flasques et plus relâchées , comme cela s'observe après l'accouchement ; lorsque l'amaigrissement succède promptement à un embonpoint considérable , etc. , etc. Si les intestins sont distendus par une grande quantité de gaz, si le blessé est tourmenté par de la toux ou agité par des mouvemens convulsifs, il n'y a presque aucun succès à attendre de la gastroraphie.

Les auteurs ne sont pas d'accord sur l'espèce de suture qu'il convient d'employer dans les plaies pénétrantes de l'abdomen. On a proposé trois manières de pratiquer la gastroraphie : la première, qui porte le nom de suture de Galien , est tombée en desuétuile; on s'est servi pendant long - temps de la suture en-

trecoupée ou à points séparés; aujourd'hui presf'ue tous les praticiens ont adopté la suture enchevillée : nous la ferons connaître au mot suture auquel nous nous contenterons dès lors de renvoyer. Voyez SUTURE, plate de l'abdomen. ( murât. )

GASTRO-SPLÉ?fIQUE, adj., gastro-splenicus , de y^Wç, estomac, et a-n'h-h ■, rote; on nomme épiploon gastro-splé nique un repli du péritoine attaché à la rate et à l'estomac. (a. b. )

GASTROTOMIE, s. f. , gastrotomia , de yas-;;'g ventre et de Tai^-^ incision; ouverture que l'on fait à l'abdomen. La plupart des auteurs donnent le nom de gastrotoinie à une opération qui consiste à diviser les parois du bas-ventre dans toute leur é[)aisseur et dans une étendue plus ou moins grande. En pratiquant cette opération on se propose quelquefois de rétablir dans l'état naturel un organe qui a éprouvé un déplacement quelconque; d'autres fois on a pour but d'extraire différens corps étrangers ou devenus tels accidentellement, leur présence gênant les fonctions ou lésant l'intégrité des viscères contenus dans la cavité abdominale.

On a conseillé de pratiquer la gastrotomie dans le volvulus, lorsqu'on pense qu'il y a invagination d'une portion d'intestin dans l'autre [■voyez iléus, invagination, volvulus); dans les différentes espèces d'étranglemens internes ( voyez étranglement); pour faire cesser les accidens dépendans d'une hernie étranglée ( voyez hernie). Cette opération a été pra'iquée assez récemment, pour réduire le cartilage xiplioïde qui était fortement déplacé en arrière ( voyez xiphoïdf, ). La division des parois du ventre a été proposée pour extraire des corps étrangers contenus tantôt dans l'estomac, tantôt dans les intestins; pour donner issue à des liquides épanchés dans le ventre, à la suite des plaies pénétrantes de cette cavité, faites par un instrument piquant i^voyez plaie); enfin il est quelquefois nécessaire de pratiquer celte opération dans les conceptions exlra-utérines( voyez grossesse ), et dans les ruptures de l'utérus, lorsque le fœtus a passé en totalité ou en partie dans la cavité du péritoine, et qu'on ne peut pas le ramener dans la matrice à travers la déchirure de ce viscère pour terminer l'accouchement par la voie naturelle. Voyez rupture de la matrice.

L'opération césarienne, la lithotomie, i)ar le haut appareil , et. l'entérotomie, sont aussi des espèces de gastrotomie. Voyez ces mots.

Manière de pratiquer la gastrotornie. — Un bistouri droit ou mieux convexe, un bistouri boutonné, une sonde cannelée, une ])ince à disséquer, un crochet mousse, des aiguilles à ligature, des fils cirés, des éponges fines, des vases remplis d'eau tiède, un morceau de linge fin percé de petits trous, de la charpie , des compresses de différentes formes et grandeurs , un bandage de corps garni de son scapulaire, etc., etc., tels sont les objets dont on a besoin pour pratiquer cette opération. Le malade , couché sur un lit garni d'alaises, est placé comme dans l'opération césarienne.

Il n'est pas indifférent de faire prendre à l'instrument tranchant telle ou telle direction. Le danger de l'héraorrhagie et des hernies consécutives dépend beaucoup du point où on commence l'incision, et de la direction qu'on lui donne. En incisant sur la ligne blanche, on évite la section en travers des muscles larges de l'abdomen et la lésion du tronc et des branches de l'artère épigastrique. Quoiqu'on puisse atteindre de ce point une grande étendue de la capacité abdominale, on ne peut pas cependant établir en précepte de porter toujours l'instrument sur cette ligne médiane : en effet, dans beaucoup de cas, il est préférable d'ouvrir l'abdomen sur le lieu même de la maladie. Ainsi, par exemple, lorsqu'on se propose de donner issue aux différens liquides qui peu\ ent s'épancher dans le ventre à la suite des plaies pénétrantes de cette cavité, on recommande de pratiquer l'incision sur le point le plus saillant de l'abdomen ; et c'est ordinairement à la région hypogastrique; elle doit être faite parallèlement au muscle droit, à six lignes de son bord externe, au-dessTis du niveau de l'épine antérieure et supérieure de J'os des îles ; on la prolonge de haut en bas jusqu'à un pouce au-dessus de l'anneau inguinal. On divise d'abord la peau, puis et succe;sivement les divers plans musculaires et le péritoine. Le sang ou les autres liquides épanchés étant extraits , on se conduit pour le traitement consécutif comme dans les plaies pénétrantes du ventre. Voyez plaie.

Dans la grossesse extra-utérine, le lieu où l'on doit pratiquer la gastrotornie est déterminé par celui qu'occupe le fœtus. On opère sur l'endroit où on le découvre le plus aisément au toucher, sur celui où il y a le moins de parties à couper j)our lui donner issue, pourvu toutefois qu'il n'y ait pas plus de danger à faire l'incision en cet endroit que partout ailleui's. Le lieu où l'on

doit pratiquer l'incision extérieure étant déterminé, on ouvre d'abord le ventre, puis le kyste qui enveloppe le fœtus; on fait l'extraction de l'enfant comme dans l'opération césarienne. Si la lête s'engage, fait une saillie bien distincte dans le petit bassin et semble se présenter à nu, ou recouverte de si peu de parties qu'on puisse distinguer les sutures et les fontanelles, il faut inciser le vagin sur la têce du fœtus et en faire l'extraction par cette voie. La gastrolomie n'est pas sans danger ; on doit craindre l'inflammation qui suit cette opération. On recommande, pour la prévenir, la saignée, les applications émollientes, les boissons mucilagineuses, la diète, etc., etc. Si on a été assez heureux pour sauver l'enfant, il faut engager la femme à nourrir. On entretient la plaie ouverte pour faciliter l'écoulement des liquides ; on porte de temps en temps des injections dans l'abdomen pour les entraîner et s'opposer à leur absorption.

La gastrotomie pratiquée dans les cas de rupture de la matrice, consiste à inciser avec un bistouri les parois du ventre et quelquefois aussi le tissu de la matrice, afin de faciliter l'exti'action du fœtus engagé dans la déchirure de ce viscère. L'incision, à laquelle on donne ordiziairement cinq pouces d'étendue, doit, être faite sur la région du ventre qui correspond à la rupture de l'utérus et vers l'endroit où l'enfant se fait sentir le plus distinctement. Après avoir pénétré dans l'abdomen, on va à la recherclie des pieds du fœtus et on procède à son extiaction; on coupe le cordon et on ôte le placenta ainsi que les membranes, si ces dépendances sont hors de l'utérus. Il ne faut pas négliger de donner issue aux eaux de l'amnios et au sang qui peuvent s'être épanchés dans la cavité du i^éritoine; on doit s'assurer ensuite du lieu de la rupture et chercher si une anse d'intestin ne s'y serait point engagée L'opération terminée , on donne à la femme une situation convenable; on rapproche les bords de la plaie et on la couvre avec un morceau de linge très -fin, par-dessus des gâteaux de charpie , des compresses longuettes. L'appareil est maintenu au moyen d'un bandage de corps médiocrement serré. Après le premier pansement, on doit faire des injections émollientes dans l'utérus par la voie naturelle : du reste, la rupture de l'utérus n'exige pas un traitement différent de celui de la solution de continuité qu'on fait aux parois de ce viscère dans l'opération césarienne. Voyez césarienne.

Lorsqu'on veut pratiquer la gastrotomie pour remédier au

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