GÉR
propriétés et peuvent être substituées à la gentiane jaune, que l'on emploie presque exclusivement en France. (a. r.)
GERAÎ^IA.CÈES , geraniacece , s. f. On appelle ainsi un groupe ou famille naturelle de végétaux, dont les caractères essentiels consistent principalement en un corolle formée de cinq pétales réguliers ou irréguliers , en dix étamines quelquefois un peu soudées par leur base et dont quelques - unes sont dépourvues d'anthères. Le fruit consiste en cinq, rarement en trois coques monospernes indéhiscentes réunies par leur côté interne, et surmontées du style qui est persistant. Les Géraniacées sont généralement des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, très-rarement des arbustes. Leurs feuilles sont opposées ou alternes, munies de stipules à leur base. Cette famille , à laquelle on a réuni la capucine , dont M. de Candolle vient récemment de former le type d'un nouvel ordre, est bien peu remarquable par ses propriétés médicales.Plusieurs espèces contiennent un principe légèrement astringent; d'autres répandent une odeur suave, mais aucune n'est aujourd'hui employée en médecine, si l'on en excepte la capucine qui , en raison de la grande quantité d'huile essentielle qu'elle renferme, est éminemment stimulante et un des médicamens antiscorbutiques les plus énergiques. Voyez capucine. (a. r.) GERANION , géranium, s. m. Ce genre de plantes, l'un des plus nombreux en espèces de tout le règne végétal , est beaucoup plus intéressant par le grand nombre d'individus qu'il fournit à nos parterres et à nos serres, que par les ressources qu'il offre à la thérapeutique. Quelques espèces étaient jadis employées ; mais les praticiens modernes en ont depuis long- temps abandonné l'usage. Ainsi le géranion Robertin(^e/-a«/«/n Robertianum L.) connu sous le nom vulgaire à'herbe à Robett, et qui croît en si grande abondance dans les décombres et sur les vieux murs, a une saveur légèrement astringente et répand une odeurforte et désagréable. Sa décoction était autrefois usitée sous forme de gargarisme dans les maladies des amygdales et du voile du palais. Quelques auteurs n'ont pas craint de la vanter comme très-efficace pour dissoudre les pierres de la vç^sie.
Le géranion musqué [géranium moschatum L.) qui croit dans les provinces du centre et du midi de la France , répand une forte odeur de musc. Son infusion théiforme a été employée comme antispasmodique et comme diaphorétique. Mais, nous le répétons, ces deux plantes sont à peu près inusitées aujourd'hui. (a. r.^
GERÇURE, s. f. , rima, fissura; fente ou légère crevasse, survenant à la peau de diverses parties du corps, ou aux membranes muqueuses les plus voisines de la surface.
11 est des gerçures qui sont dues à la seule impression d'un froid très-vif. Elles s'observent particulièrement aux bords des lèvres, autour des ailes du nez, et à la face dorsale des doigts, surtout chez les jeuMCS sujets affectés d'engelures. Une chaleur douce, uniforme, et des onctions avec un corps gras nonrance , tels que l'huile d'olive , la moelle de bœuf, le beurre de cacao, ou le cérat simple, sont les meilleurs moyens à employer contre ces légères affections. Les ouvriers qui travaillent le plâtre, la cliaux, les oxydes de plomb, ou toute autre substance propre à donner de la sécheresse et de la rigidité à la peau, sont aussi exposés à avoir les mains profondément gercées. Le repos et les mêmes applications de substances grasses suffisent pour y remédier. Voyez engelures.
D'autres gerçures suviennent au ventre de quelques femmes qui touchent au terme d'une grossesse dans laquelle la distension des tégumens de l'abdomen est excessive. On en voit aussi aux mêmes parties, et aux jambes, chez certains hydropiques. Dans le premier cas, les bains, les applications et lotions émollientcs très-mucilagineuses, sont les remèdes les mieux appropriés à l'état de la peau, à laquelle ils peuvent donner un peu de souplesse et d'extensibilité. Chez les hydropiques, les seules fomentations anodines peuvent convenir, quoique souvent on soit obligé de s'abstenir de toute application locale, et même de tout bandage, afin de n'apporter aucun obstacle au dégorgement du tissu cellulaire, qui tend à s'opérer par la Iranssudation de la sérosité infiltrée, à travers les gerçures. Les malades obtiennent parfois, de cette évacuation spontanée, un soulagement assez remarquable dans les premiers instans ; mais bientôt les petites solutions de continuité s'irritent, se dessèchent presque , et l'on peut dès lors regarder comme fort heureux quand la gangrène n'est pa"s la suite de ces espèces de déchirures.
Gerçures des seins. — Elles se manifestent fréquemment chez les femmes qui nourrissent pour la première fois, lorsque les mamelons, n'étant pas bien formés, se trouvent violemment irrités par les efforts réitérés que fait l'enfant pour opérer la succion. Cette excitation est souvent assez vive pour contraindre à renoncera l'allaitement , chaque application de la bouche