L.-V. LAGNEAU
GERMANDRÉE, s. f. , teucrium ; genre de plantes de la famille des Labiées et de la didynamie gymnospermie , qu'il est bien facile de reconnaître à son calice tubuleux , strié à cinq dents , à sa corolle dont la lèvre supérieure manque ou est formée simplement par deux petites dents séparées par une fente profonde , à travers laquelle les étamines sont saillantes. Le nombre* des espèces de ce genre est très -considérable; nous ne traiterons ici que de la germandrée officinale; les autres espèces que l'on emploie en médecine portant des noms propres , sous lesquels il en sera parlé dans le cours de ce Dictionnaire. Voyez
IVETTE, MARUM , SCORDIUM, CtC.
La GERMANDRÉE OFFICINALE, teucî'ium chai/iœdrys , L., est désignée sous le nom vulgaire de petit-chêne^ nom qui lui avait été imposé par les Grecs, à cause de la ressemblance qu'ils avaient cru remarquer entre son feuillage et celui de cet arbre. C'est une plante vivace dont la tige est rampante, légèrement frutescente à sa base : ses ramifications sont dressées, quadrangulaires, hautes de quatre à huit pouces, portant des feuilles opposées , petites, ovales, obtuses, profondément crénelées, se terminant insensiblement à leur base en un pétiole court. Les fleurs sont roses et groupées par quatre à cinq à l'aisselle des feuilles supérieures. Celte plante est fort commune dans les bois secs aux environs de Paris. Elle fleurit en juillet.