GER
Les auteurs anciens ont singulièrement exalté les propriétés médicales du petit-chêne. Les uns l'ont considéré comme un des remèdes les plus efficaces pour combattre la faiblesse de l'estomac dans les maladies arthritiques. Les autres, à l'exemple de Chomel, ont vanté ses bons effets dans l'asthme et la toux convulsive. Enfin , quelques - uns l'ont mis en parallèle avec le quinquina dans le traitement des fièvres intermittentes. Mais , si l'on réfléchit un instant que les sommités fleuries de cette plante sont à peine aromatiques et simplement un peu amères, on jugera de la confiance que l'on doit avoir en elles dans les différens cas que nous venons de citer. L'on ne doit recourir à l'infusion des sommités fleuries de pelit-chêne que dans le cas où l'on veut exciter modérément l'action de l'estomac. Car ce médicament ne produit jamais aucune réaction générale. Ainsi , à la suite des m.iladies qui ont duré long-temps, ou sur la fin des fièvres intermittentes simples, où l'emploi des substances amères est généralement indiqué , on peut recourir à l'usage de la germandrée infusée dans l'eau bouillante, ou macérée dans le vin, La dose est d'environ une demi -once de sommités séchées pour une livre d'eau ou de vin. (a. richard,)
GERME, s. m., germen. On désigne ainsi le rudiment d'un nouvel être , la condition première de son développement. L'idée générale qu'on doit attribuer à ce mot est assez difficile à indiquer, parce que chaque auteur, suivant sa théorie sur la génération , lui a donné des acceptions un peu différentes.
Voyez GÉNÉRATION.
En pathologie, on a donné le nom de germe de maladies à Certaines causes externes ou internes qui peuvent les produire, soit par elles-mêmes, telles que les émanations délétères, soit comme conditions favorables de leur développement, lorsqu'il existe, par exemple, certaines prédispositions morbides qui, pour se trans former en maladies, n'exigent que des circonstances très-légères. C'est de cette manière seulement qu'on peut expliquer le germe préexistant des maladies qu'on reçoit de ses parens ou qu'on apporte en naissant. Les individus qui présentent ces caractères ont seulement une organisation qui les dispose plus ou moins à certaines maladies , sans porter en eux-mêmes le germe, le rudiment d'une affection qui doit se développer irrésistiblement sans autre cause déterminante. C'est du moins i'opiniori générale adoptée aujourd'hui. ( r. n. 1
24/| GKR
GÉROFLE on girofle, s. m. On nppelle grrqfle ou plus -communément clous de girojlc lesfleurs non épanouies du gévoUierycarjophjlhis aromaticus L. ), arbre de la famille des Myrtacées et de l'Icosandrie monogynie. Comme tous les autres arbres à épices, le géroflier est originaire des Indes orientales; il croît aux Moluques et à Amboine. Il a été naturalisé dans les îles de France et de Bourbon, aux Antilles et à Cayenne, d'où l'on tire aujourd'hui une très-grande quantilé de fleurs pour le commerce. Le géroflier est un arbre de quinze à vingt pieds d'élévation, offrant une forme pyramidale et en tout temps orné de ses feuilles. Celles-ci sont opposées, ovales, entières, un peu coriaces. Les fleurs sont roses, formant de superbes corymbes au sommet des ramifications de la tige. Ce sont ces fleurs que l'on récolte avant leur épanouissement, que l'on fait sécher avec soin sur des claies en les exposant aux rayons du soleil, et que l'on apporte en Europe sous le nom de clous de gérojle.
Les clous de gérofle sont d'une couleur brunâtre; ils se composent de deux parties : l'une inférieure allongée, se terminant supérieurement par un rebord évasé et à quatre dents , c'est le calice qui adhère avec l'ovaire; l'autre est une sorîe de petit bouton globuleux , placé au sommet de la précédente et qui se compose des pétales et des étamines non épanouies. De mille parties de clous de gérofle , M. Tromsdoiff a relire : cent quatre-vingts parties d'huile volatile; cent soixante -dix parties de matière extractive et astringente ; cent trente parties de gomme; soixante parties de résine ; deux cent quatre-vingts parties de fibres végétales et cent quatre-vingts parties d'eau. L'huile volatile de gérofle est plus pesante que l'eau; lorsqu'elle est récemment préparc'-o elle est incolore , mais elle finit par prendre une teinte brunâtre. Son odeur est très -aromatique et fort agréable; sa saveur est d'une àcreté brûlante.
On doit choisir les clous de gérofle d'une couleur brune, et pesans. En effet on les mélange assez soTivent dans le commerce aux clous dont on a retiré l'huile volatile par le moyen de la distillation : ces derniers sont les moins énergiques. On les reconnaîtra facilement en ce qu'ils sont plus légers, plus fauves, et que leur saveur est moins aromatique.
Les clous de gérofle sont un .des aromates les plus recherches et l'un de ceux que l'on emploie le plus souvent en Europe. Comme médicament on en fait rarement usage; cependant ils