‹ Dictionnaire de médecine; ou, Répertoire général des sciences médicales considérées sous les rapports théorique et pratiqueChapitre 27 sur 62 · PNEUMO -GASTRIQUE. ( H. CLOQUET · texte numérisé non relu

PNEUMO -GASTRIQUE. ( H. CLOQUET

GLOSSO-STAPHYLIN , adj. , glosso-stajyhyUnus ; cpii appartient à la langue et à la luette.

Les anatomistes ont appelé muscle glosso-staphylin ou rnusculus constrictor Isihmifaucium une sorte de petite corde charnue ^ très-mince, un peu aplatie et assez irrégulière, qui est placée dans le pilier antérieur du voile du palais, entre la membrane palatine et le muscle constricteur supérieur du pharynx, au devant de l'amygdale. Son extrémité inférieure se perd dans la base de la langue ; la supérieure, qui est plus étroite, se confond , dans le voile du palais, avec les musclci pharyngo-staphylin cl péristaphylin externe. Ce muscle abaisse le voile du palais et élève J.i base de la langue. (h. cloquet.)

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GLOTTE, s. f., gtottis, de yxùa-a-u, langue; fente étroite qui se voit dans le larynx, et où se produit la voix. Voyez la-

ETNX. ( A. B. )

GLUCYNE, s. f.; nom d'une base salifiable, indécornposée jusqu'à nos jours , et que l'on croit formée d'oxygène et d'un métal particulier auquel on donnerait le nom de glucjniuin. La glucyne est solide, blanche, inodore, insipide, insoluble dans l'eau, sans action sur le sirop de violettes, soluble dans la potasse et la soude , et susceptible de s'unir aux acides pour former des sels. On la trouvé principalement dans l'émeraude , l'aiguë- marine et l'eudase. Elle est sans usages. ( orfila. )

GLUTEN s. m.; matière particulière qui entre dans la composition des graines céréales, en proportions différentes suivant l'espèce. Ce principe azoté est essentiellement nutritif, et c'est à sa quantité plus abortdante dans la farine de froment que celle-ci doit sa supériorité sur toutes les autres comme matière alimentaire. Pour obtenir le gluten, il faut faire une pâte de farine de froment et d'eau pure , rendre la pâte liante en la pétrissant long-temps, puis la laisser quelques heures en repos. Alors on la malaxe sous un filet d'eau très-mince au-dessus d'un tamis; l'eau entraîne l'amidon et dissout la matière mucoso-sucrée de la farine ; le gluten reste entre les mains de l'opérateur. Le gluten ainsi obtenu se présente sous l'aspect d'une matière d'un blanc grisâtre, molle, Irès-élastique, pouvant s'étendre par traction en membranes translucides. Cette substance est insoluble dans l'eau à toute température; l'eau bouillante paraît cependant l'altérer, et lui fait perdre sa ductilité. Exposé à une chaleur douce, le gluten perd beaucoup de son volume , et acquiert de la transparence ; à une chaleur plus élevée , il se boursoufle, et finit par se décomposer à la manière des substances végétoaiiimales. Le gluten , abandonné à lui-même dans un endroit humide, se décompose et subit la fermentation putride. Cette fermentation présente diverses périodes étudiées par M. Proust ; mais, comme il serait trop long d'entrer ici dans tous les détails, nous nous bornerons à dire que le gluten s/s comporte à peu près comme le caséum , et qu'à une certaine époque de la fermentation, on retrouve l'acide caséique et l'oxyde caséeux.

Dans ces derniers temps, M. Taddei , de Florence, à cherché à démontrer que le gluten ne pouvait être regardé comme

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un principe imniédial des végétaux, et qu'il élait composé Iiiiraème de deux matières, l'une qu'il a nommée ghadinc, «l l'autre zimorne. Il obtient ces deux matières en soumettant le gluten à l'action de l'alcohol. Par ce trailemcnl, le gluten se sépare en deux substances, l'une soluble dans ce mcnstrue est la gliadine; l'autre insoluble forme le zymome. I^a gliadine est séparée de l'alcohol par l'évaporation de celui-ci. La gliadine, dont le nom est dérivé de y><«, gluten, est d'une couleur jaune-paille; elle est fragile et transparente, lorsqu'elle est sèche; elle est insoluble dans l'eau, se dissout dans l'alcohol bouillant, et s'en sépare en partie par le refroidissement ou l'affusion d'une liqueur aqueuse. Elle est soluble dans les acides et les alcalis caustiques. La teinture de noix de galles la précipite de ses dissolutions. Abandonnée à elle-même, elle se comporte comme les matières animales.

Le zymome, de ^u^;î, ferment, est insoluble dans l'alcobol; dans l'eau, il devient visqueux sans se dissoudre; abandonné à lui-même dans un lieu humide et un peu chaud , il se putréfie; 'de plus il détermine rapidement la fermentation des substances végétales qui sont susceptibles de subir ce mode d'altération.

M. Taddei conserve le nom de gl-uten à la combinaison de gliadine et de zymome. Le gluten forme avec le sublimé corrosif une combinaison insoluble. On a, dans les derniers temps, proposé le gluten comme antidote de ce poison ; mais la difficulté de se procurer instantanément le gluten, fait dans ce cas préférer l'albumine. On a aussi administré le deuto- chlorure de mercure uni au gluten sous forme pilulaire. Dans cet état de combinaison , le sublimé a perdu en grande partie son action corrosive, et conserve encore une partie des propriétés thérapeutiques qui lui sont spéciales. ( J. pelletikr.)

GLYCÉRINE (principe doux de Scheèle), s. f. Nom donné dans ces derniers temps par M. Chevreul à une substance qui se forme lorsqu'on traite la plupart des substances grasses par les bases , et que Scheèle avait regardée à tort comme tm principe immédiat fesant partie des huiles. La glycérine obtenue en faisant bouillir l'huile d'olives avec un alcali, ou avec le proloxyde de plomb, est presque incolore , d'une saveur douce très-franche, déliquescente , et composée de 100 parties d'oxygène, de 70,70 de carbone, et de if>,y<j d'hydrogène en poids. L'acide nitrique

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la tr.insforme en acide oxalique; ruais elle ne fournit point d'alcoliol lorsqu'on la mêle avec du ferment et de l'eau , ce qui ne permet pas de la confondre avec le sucre. Elle n'a point d'usages. (ORFILA.)

GLYCYRRHÎZINE ( saccngommite de Devaux ), s. f. Substance découverte par 31. Pxobiquet, dans la i-acine de réglisse [glfcjrrhiza glabra). Elle est solide, d'un jaune sale, d'une saveur semblable à celle de la réglisse, soluble dans l'eau bouillante et dans l'alcohol. Elle ne fournit point d'alcoliol lorsqu'on la mêle avec de l'eau et du ferment. Elle est sans usages.

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