‹ Dictionnaire de médecine; ou, Répertoire général des sciences médicales considérées sous les rapports théorique et pratiqueChapitre 34 sur 62 · G OU · texte numérisé non relu

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que les médecins de Rome employaient un cataplasme de racines d'ellébore, celui de fenugrecet de vin, etc. Riolan a vanté les merveilleux effets d'un cataplasme composé avec la faj'ine de fenugrec, le vinaigre et le miel. Enfin , de nos jours, on sait combien est encore préconisé le remède de Pradier, qui n'est qu'un cataplasme de farine de lin, avec addition d'une petite quantité d'un alcoliol chargé de quelques principes des substances suivantes : sauge, quinquina rouge, salsepareille, safran et baume de la Mecque. Voici son mode d'emploi. On verse sur un cataplasme, du poids de trois livres , environ deux onces de la teinture indiquée. 11 est appliqué aussi chaud que le malade peut l'endurer, et doit couvrir les deux jambes jusqu'aux genoux. On le renouvelle une seule fois dans les vingtquatre heures. Peu de temps après son application , il y a diminution des dojjleurs, à ce point même de permettre le sommeil. Après huit à dix jours de l'emploi de ce remède, il se dégage, lors de la levée de l'appareil, une odeur fétide, nauséabonde; et qui est ordinairement du meilleur augure. Avant ce temps , le malade a commencé à souffrir d'une douleur plus ou moins intense qu'il rapporte à la plante du pied et au talon; cette douleur, avec ou sans tuméfaction, est quelquefois très -vive; dans d'autres cas , ce n'est qu'un simple picotement. Les effets du remède de Pradier sont d'appeler la fluxion goutteuse , de la localiser et de rendre sa marche régulière. Mais on voit qu'il peut être remplacé très-avantageusement par les médicamens les plus simples : par un cataplasme de farine de moutarde, par l'applicalion de compresses trempées dans un liquide à la fois alcoholique et aromatirjue, etc., etc.

On a quelquefois aussi borné le traitement de la goutte au seul usage long- temps continué de catajtlasmes émolliens simples; d'autres fois on leur a uni de légers narcotiques : telle est une décoction de têtes de pavot, etc. C'est aussi en formant une atmosphère humide autour de l'articulation malade, que sont utiles les applications d'emplâtres ou de taffetas gommés. On les fait adhérer à tous les points de la surface qu'ils recouvrent, ou seulement sur les bords, ce qui est préférable. L'humeur de la perspiration cutanée forme alors une sorte de bain de vapeur continuel.

Remèdes généraux. i° Pharmaceutiques. — Quelques méde- •cins ont proposé de promener sur tout le corps les médicamens

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reconnus avantageux pour le traitement de la goutte. C'est ainsi qu'on a fait des frictions , des embrocations avec des matières grasses ou huileuses, dans lesquelles on avait incorporé quelque principe actif, tels que l'ammoniaque, le camphre, les sels alcalins, etc. On a encore fait le même usage de plusieurs solutions alcohollques , narcotiques, balsamiques, etc.

Plusieurs substances drastiques ont fréquemment été la base de prétendus spécifiques contre la goutte; et ce qui est remarquable, ils ont souvent aussi été proscrits, non - seulement comxiie peu utiles, mais même comme pernicieux. Sydenliam est un de ceux qui se sont le plus élevés contTe les purgatifs, après les avoir essayés sur lui-même. A une époque qui n'est pas très- reculée ^ on a vu un véritable drastique être préconisé, comme sans pareil, contre les affections goutteuses ; ce ronède secret, dit spécifique, est l'eau d'Husson : onsoupçonne que ce n'est qu'un extrait alcoholique de quelques végétaux acres, du colchique ou de la gratiole. Aujourd'hui il est encore des médecins qui conseillent les purgatifs ; à la vérité ils les donnent ordinairement dans un véhicule très -étendu, et associés aux caïmans ou aux antispasmodiques. Nous ajouterons de plus qu'il faut attendre, pour leur administration, une absence complète des douleurs. Les végétaux riches en principes amers et aromatiques ont été employés contre la goutte, tantôt dans le but d'agir sur les organes digestifs, tanlôî; sur l'appareil circulatoire. Ainsi on a tour à tour, préconisé legaïac, la squine, l'arnica , la canelle, ralkékcnge, la menthe poivrée, le bois amer de Surinam, le gingembre, le pimen»t, etc. iLes amers conviendront toutes les fois qu'on remarquera de la langueur dans les fonctions digestives, et les aromatiques lorsqu'il sera utile de provoquer les sueurs ou d'éveiller l'action générale du système nerveux, double indication fré-. quente dans la goutte. La poudre amère du duc de Portland, qui a usurpé une grande renommée dans le siècle précédent, est eil. grande partie composée de végétaux amers aromatiques.

Le quinquina mérite ici une place importante; il combat la goutte dont les retours périodiques sont réguliers, comme toute autre maUidie présentant !e même caractère; et, si par son usage on ne détruit pas cette affection, du moins on peut en éviter plusieurs attaques. Quelques praticiens', et Sydenliam entre autres, ont obtenu de ce médicament des avantages remarquables» Il peut être employé à hautes doses, au début de l'attaque de X. 22

goutte atonique, et au déclin de celle dont les symptômes inflammatoires ont eu de l'intensité. Held , qui a surtout fixé l'attention sur cette médication , lui a laissé son nom ; mais bien avant lui on avait signalé ses succès.

Les évacuations sanguines générales réitérées ont paru à quelques-uns pouvoir être un palliatif ou même un préservatif de la goutte. Galien et, depuis, Boerhaave, ont vanté cette pratique, qui néanmoins s'est très -peu répandue. Les anciens avaient particulièrement recours à la saignée du bras. Sydenham et Barthez, les classiques modernes sur la goutte, repoussent entièrement ce moyen. Il est vrai qu'il a quelquefois entraîné de graves accidens; toutefois on tirerait peut-être un parti plus heureux de la saignée en régularisant son emploi et en la rendant dérivativc. Ainsi quelques sangsues à l'anus, chez les individus sujets aux fluxions passagères et dont le système circulatoire semble gorgé de sang, peuvent convenir. Il faut que l'époque mensuelle de cette saignée dérivative se rapproche , autant que possible, des retours de l'accès goutteux.

Les narcotiques sont, en général, peu utiles dans la goutte. La poudre de Dower ( opium et ipécacuanha ), est presque le seul médicament de ce genre qui soit encore employé aujourd'hui. On peut la donner durant les attaques , et aussi dans leurs intervalles. Quelques stupéfîans ont joui d'une faveur plus grande, tels sont la jusquiame et l'aconit. On les a prescrits à l'intérieur et à l'extérieur. Ces médicamens conviennent particulièrement, comme tous ceux de leur classe, dans la goutte vague ou nerveuse. - 2° Moyens hygiéniques. — Les individus affectés de la goutte éviteront l'impression de l'air froid et humide, et l'habitation d'un pays ou d'une demeure qui seraient exposés à cette constitution atmosphérique. Les transitions subites du chaud au froid'sont surtout à craindre, quoique celles opposées ne soient pas toujours sans danger. Les vêtemens seront en rapport avec la température du pays et de la saison ; mais les tissus de laine, portés à 'nù sur la peau , sont particulièrement recommandés.

C'est sur le régime alimentaire que les goutteux doivent porter la plus grande attention : la diète végétale et l'abstitience du vin ont soulagé plus de malades qu'aucun moyen pharmaceutique. On sait, et nous l'avons rappelé ailleurs, que l'usage passager des liqueurs alcoholiques, des vins généreux, etc., a suffi pour renouveler une attaque de goutte très-grave. Il est encore fort

important de faciliter, dans cette affection, les excrétions alvines ; c'est pendant les constipations opiniâtres qu'on voit les malades atteints de la goutte vague , éprouver de graves accidens dont les organes de la circulation ou de la respiration paraissent être le siège. L'action de la peau sera favorisée par des frictions sèches ou par des lotions aromatiques ; c'est dans le même but que les bains chauds ou froids , de mer ou de rivière, ont été si souvent conseillés chez les goutteux. Un riche capitaliste, homme sanguin, adonné à la bonne chère, n'éprouve à chaque printemps qu'une légère attaque de la goutte dont il est affecté depuis vingt ans, si une sueur abondante, qu'il éprouve habituellement la nuit, n'a point été suspendue.

Le dicton , goutte tourmentée est à demi guérie, présente un grand fond de vérité, mais il faut prendre garde , toutefois, que l'exercice soit proportionné à l'intensité de la maladie; trop pénible il pourrait, loin d'être utile, rendre les attaques plus fréquentes. Chez des malades déjà perclus , il faut remplacer le mouvement général par 1« mouvement partiel des bras et des jambes, ou par des frictions faites par une main étrangère. Les travaux immodérés de l'esprit et les passions vives sont souvent suivis d'accès de goutte vague : il faut les éviter autant que possible. Les plaisirs vénériens seront sévèrement interdits, et surtout aux individus déjà avancés en âge. Un examen attentif des causes de l'arthritis goutteuse doit suppléer, d'ailleurs, à ce que peuvent avoir d'incomplet ces généralités hygiéniques: on jugera par ce qui peut produire cette maladie, de ce qu'il faut fuir ou rechercher pour la prévenir et la combattre. ( g. FEbRtis. )

GOUTTE, s. f.^gutta. On nomme ainsi la plus petite quantité d'un liquide , qui se sépare lorsque la pesanteur l'emporte sur l'affinité des molécules placées au point le plus déclive avec la masse entière et le corps solide qu'elles touchent. Le poids d'une goutte a été évalué à un grain ; mais cette évaluation n'est pas tout-a-fait exacte, le poids des liquides variant d'après leur nature. On se sert de cette mesure pour administrer les liquides dont on ne doit prescrire que de très-petites doses ; mais il vaut mieux les indiquer par le poids, qui expose à moins d'erreurs.

On a désigné sous le nom spécial de gouttes, auquel on a ajouté diverses dénominaùons , des médicamens liquides que l'on administre à très-petites doses, et qui sont ordinairement doués de beaucoup d'énergie : tels sont les suivans :

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GOUTTES A5IÈRF.S : teinture dont l'ingrédient principal est la fève de Saint-Ignace. Inusitées.

GOUTTES ANODINES d' Angletep.re, DE Talbot : teinture composée qu'on fait en mettant digérer, dans une livre d'alcohol, une once d'écorce de sassafras , autant de racine d'asarum , un gros de sel volatil de corne de cerf rectifié ( sous - carbonate d'ammoniaque), demi-once de bois d'aloès et trois gros d'opium. Cette teinture est, comme l'indique sa composition , excitante, légèrement narcotique, et par conséquent sudorifique. C'est dans ces propriétés que réside sa vertu anodine ou calmante par laquelle on combat divers symptômes nerveux. On l'administre à la dose de dix grains à un demi-gros.

GOUTTES ANODINES OU MINERALES d'hoffmann : c'cst le même médicament que la liqueur minérale d'hoffmann. Voyez

ÉTHER SULFURIQUE ALCOHOLISÉ.

GOUTTES ANODINES DE sydenham : c'cst le laudanum liquide. Voyez OPIUM.

GOUTTES cÉPHALiQUES d'angleterre : c'cst UH mélange excitant d'esprit volatil de soie crue ( sous-carbonate d'ammoniaque huileux), d'huile de lavande et d'alcohol rectifié.

gouttes d'eller : mélange à parties égales d'éther sulfurique alcoholisé et d'esprit de corne de cerf succiné. C'est un médicament stimulant qu'on administre de vingt à quarante grains, et que son auteur a préconisé dans le traitement des rhumatismes, de la goutte.

GOUTTES NERVINES DE BESTUCHEFF : c'cSt UUC disSolution dc

nitrate d'or dans l'alcohol. Inusitées.

GOUTTES d'oR DU GÉNÉRAL DE LA MOTTE : disSolution dcchlo-

rure de fer sublimé dans l'éther sulfurique alcoholisé.

GOUTTES DE ROUSSEAU : c'est la préparation d'opium faite par la fermentation du miel. Voyez opium.

GOUTTES DE SÉGUIN : c'est uue préparation analogue aux gouttes de Pvousseau. Voyez opium.

GOUTTE-ROSE, s. f. , gutta rosea. Voyez couperose.

GOUTTE SEREINE, s. i., gutta serena. C'est le nom que les anciens avaient donné à l'amaurose, parce que, dans cette maladie, la vue étant perdue pendant que l'œil conserve sa transparence, ils supposaient que la cécité était occasionée par une humeur transparente ou sereine. Voyez amaurose.

GOUTTEUX, adj.; qui est atteint de la goutte, ou qui a

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du rapport avec la goutte : symptômes goutteux, affection de nature goutteuse.

GOUTTIERE, s. f., sulcus. On donne ce nom aux dépressions des organes, et particulièrement des os, qui ont la forme d'un demi-canal : telles sont celles de l'intérieur du crâne qui logent les sinus veineux contenus dans cette cavité , celle du corps caverneux de la verge qui reçoit l'urètre , celle de l'orbite que l'on appelle lacrymale et qui répond au sac de ce nom, celles du bord inférieur des côtes, etc. Ces cavités sont quelquefois formées par la réunion de plusieurs os. Souvent la réunion des gouttières qui existent sur des os séparés forme des canaux, (a.b.)

GRAIN, s. m., granum. C'est la soixante-douzième partie d'un gros : il équivaut à peu près à un demi-décigramme ( poids décimaux. )

On a désigné sous les noms très-impropres de grains de vie, de grains de santé, des pilules dont l'aloès est l'ingrédient principal , et qui sont toniques ou purgatives, suivant la dose à laquelle on les administre.

GRAISSES, s. f. On désigne ainsi des corps gras essentiellement composés de stéarine et d'oléine, que l'on regardait à tort comme des principes immédiats avant les belles expériences de M. Chevreul. [Foye-z gras.) On trouve en outre, dans certaines graisses, un principe colorant jaunâtre, et une matière odorante analogue à la butyiùne, à la pliocénine ou à l'hircine. i^Voyez ces mots). Les principes qui constituent les graisses étant tous formés d'oxygène , d'hydrogène et de carbone , il est évident que les graisses ne doivent être composées que de ces trois éléniens.

La graisse est sécrétée parle tissu adipeux; elle est très abondante sous la peau, près des reins, dans l'épiploon, à la base du cœur, à la surface des muscles, des intestins, etc. On l'obtient pure, en la faisant fondre avec une certaine quantité d'eau, après avoir séparé mécaniquement les substances qui lui sont étrangères, en la décantant et en la passant à travers une toile.

Propriétés générales des graisses. — Elles offrent une consistance molle, qui varie suivant les animaux et les parties d"où elles proviennent ; elles sont incolores ou jaunâtres , inodores ou odorantes, plus légères que l'eau, d'une saveur douce et fade , sans action sur l'infusum de tournesol, et très-fusibles. Chauffées dans des vaisseaux fermés, elles entrent en fusion, et ne tardent pas à se décomposer. Si l'on opère dans un ap-

pareil distillaloire , on obtient un peu d'eau, du gaz acide carbonique, de l'acide acétique, de l'acide sébacique ( voyez ce mot. ), beaucoup de gaz hydrogène carboné, une assez grande quantité d'une matière grasse, huileuse , différente de celle sur laquelle on opère, d'une odeur insupportable, et un atome de charbon spongieux , facile à incinérer : aucun de ces produits ne renferme de l'azote; ce qui prouve que cet élément n'entre point dans la composition des graisses, l^'air atmosphérique altère les graisses à la température ordinaire ; il les rancit, les colore et leur communique une odeur désagréable ; il se produit un acide qui a beaucoup de rapport avec l'acide sébacique, suivant quelques chimistes , et qui parait être le résultat de l'action de l'oxygène de l'air sur l'hydrogène et sur le carbone des graisses; d'après M. Chevreul , l'acide formé a une odeur analogue à celle de l'acide acétique ; il est volatil, et peut être obtenu à l'état d'un hydrate incolore, ayant l'apparence d'une huile essentielle. Si la température est élevée , les graisses qui sont exposées à l'air fondent, se décomposent , se colorent, répandent des fumées blanches, piquantes, et s'enflamment. Le soufre et le phosphore se dissolvent dans les graisses à l'aide de la chaleur; l'iode et le chlore s'emparent de leur hydrogène pour passer à l'état d'acide hydriodique ou hydrochlorique, qui restent unis avec la matière grasse résultante, et constituent des composés onctueux et pâteux. Uhjd/ogène, le bore , le carbone et l'azote ne paraissent pas avoir d'action sur les graisses. "L'eau n'en dissout pas un atome. Ualcohol agit sur elles d'une manière remarquable : lorsqu'on les fait bouillir avec ce liquide d'une densité de 0,791 à 0,798, elles se dissolvent en partie ; si l'on décante la liqueur, il se dépose, par le refroidissement, une matière composée de beaucoup de stéarine et d'un peu d'oléine ; le liquide surnageant contient, au contraire, beaucoup d'oléine et un peu de stéarine : si l'on traite la matière solide avec de l'alcohol bouillant et à plusieurs reprises , on dissout l'oléine , et on finit par avoir la stéarine pure. Le liquide avec excès d'oléine, exposé à l'action de l'air froid, laisse déposer le peu de stéarine qu'il contient, en sorte que l'alcohol finit par ne tenir en dissolution que l'oléine; si on le distille pour en retirer l'alt'ohol, il ne reste que l'oléine.

Lorsqu'on fait chauffer, même à l'abri du contact de l'air, les graisses de porc, r^e bœuf ou de mouton , avec de la po-

tasse, de la soude, de la baryte, de la strontiane, de la chaux , de l'oxyde de zinc, du protoxyde de plomb, delà magnésie, ou de l'ammoniaque et de l'eau, elles sont décomposées, et il se forme des savons , de la glycérine , et quelquefois deux autres principes , l'un colorant et l'autre odorant. Les savons sont composés de la base employée et d'acide stéarique, margarique et oléique. Il est évident que , dans cette opération , les bases , douées d'une affinité plus grande pour les acides stéarique, margarique et oléique, que pour la stéarine et l'oléine des graisses, déterminent la décomposition de celles-ci, et leur transformation en matières acides et en glycérine.

Les graisses servent à l'éclairage et à la fabrication du savon; plusieurs d'entre elles sont employées comme aliment; la graisse de porc fait partie de quelques onguens. Voyez onguensgris,

MF.RCURIEL , CITRIX, ÀXONGE , etC.

Propriétés des graisses en particulier. Graisse de bœuf. — Elle est d'un jaune pâle , et offre à peine de l'odeur ; elle entre en fusion à 38** ( therm. cent. ); traitée par les bases, elle se transforme en 96 parties d'une masse savonneuse, et en 5 parties de matière soluble ; il se dégage en outre un principe odorant semblable à celui que les bœufs exhalent dans certaines circonstances. Elle est employée sous le nom d'/iuile de pieds de bœuf, comme aliment, surtout pour les fritures; on s'en sert aussi pour le graissage des mécaniques.

Graisse d'homme. — Elle est inodore, fluide à iS*', si l'oléine y prédomine, tandis qu'elle peut exiger une température de 40° pour fondre, si elle contient beaucoup de stéarine ; lorsqu'on la saponifie par une base, le savon qui en résulte ne contient pas d'acide stéarique. Voyez , pour les détails anatomiques et physiologiques, les articles adipeux , sécrétion.

Graisse de jaguar. — Elle a une odeur très-désagréable ; sa couleur est jaune orangée; elle fond à 3o° environ : saponifiée parles bases, elle acquiert une odeur forte, semblable à celle qui se répand quelquefois dans les ménageries d'animaux féroces.

Graisse de mouton. — Voyez suif.

Graisse d'oie. — Elle est jaune, d'une odeur agréable, et fusible au-dessus de 27°.

Graisse de porc. — Voyez axonge. ( orfila. )

GRAMINÉES, s. f. pi., gramineœ. Ce nom est celui d'uue

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