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(Tçrtainement aussi ces deux substances ont moins d'aclion que la potasse et la soude.
Après quelques jours d'usage des carbonates ou des terres alcalines pures , l'urine prend les propriétés de ces substances. La présence de l'acide urique lui faisait rougir les couleurs bleues végétales ; maintenant elle les verdit. Cet excès d'alcalinitv de l'urine est, suivant M. Magendie , une condition indispensable au succès du traitement. Mais, objectent quelques chimistes, ne doit -il pas entraîner la précipitation des phosphates de chau'x et de magnésie que l'urine contient à l'état de sels acides?
En terminant ce qui est relatif au traitement de la gravelle par les alcalins, nous transcrirons cette remarque du docteur Marcet, que l'emploi des rilcalis contre les affections ca.'culeuses ne doit pas se rapporter seulement à leur action chimique, et que ces médicamens ont une autre propriété, lorsqu'ils sont prisa très-petites doses, celle de faciliter la sécrétion dos urines en diminuant l'irritation des voies urinaires.
Est-ce en agissant de la même manière que les boissons qui contiennent de l'acide carbonique provoquent une sécrétion si abondante de l'urine? On sait au moins que l'on recommande avec succès, dans le traitement de la gravelle, l'usage des eaux minérales acidulés et gazeuses : telles sont celles de Contrexeville, de Seltz, de Soda, etc. ; le vin de Champagne étendu d'où, ou mieux encore une bière légère, sont conseillés journellement avec les mêmes avantages. On les doit probablement aussi au gaz acide carbonique qu'ils contiennent.
Les moyens empruntés à la chimie sont moins heureux quand les graviers qui constituent la gravelle, sont autres que de l'acide urique. Quand ils sont de phosphate de chaux, on recommande communément l'emploi des acides; mais les phosphates ne sont décomposables que par l'acide sulfurique. Or comment employer celui-ci dans un état de concentration assez grand pour qu'il soit utile? Si on le donne affaibli, ce pourrait être,' disent quelques auteurs, pour saturer un excès d'ammoniaque, auquel est due , suivant eux , la formation de ces graviers.
La formation des graviers d'oxalate de chaux ne peut non plus être prévenue par l'usage des acides , ils y sont insolubles. Le meilleur moyen dans ces deux espèces de gravelle consiste encore à boire beaucoup; il a le double avantage d'éloigner les grains du sédiment de l'urine, en augmentant la partie aqueuse de ce li-
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quide, et de rendre moins denses les mucosités qu'il contient. Il est généralement reconnu que celles-ci contribuent beaucoup au développement des affections calculeuses en rapprochant, en agglutinant les sels de l'urine pendant son passage dans les voies exc^-étoires, et surtout durant son séjour dans la vessie. La seconde indication dans le traitement de la gravelle consiste à faciliter l'issue des graviers et à combattre les accidens que leur présence a déterminés. Les tisanes de pariétaire , d'uva ursi, de racine de fraisier, de genêt, etc., n'ont pas d'autres avantages que d'augmenter la quantité de l'urine dont le passage fréquent à travers les voies urinaires entraîne à la longue les graviers qui s'y sont formés. En agissant mécaniquement aussi , d'une manière plus éloignée, les vomitifs , par les secousses qu'ils occasionent , ont paru quelquefois déplacer un gravier arrêté dans les uretères. La marche, l'équitation ont eu encore le même résultat. On pense bien que ces moyens ne peuveat être d'aucune utilité quand les graviers sont fixés dans les reins ( voyez calculs rénaux , néphrotomif ) ; ils seraient de plus tout -à -fait nuisibles, si les symptômes inflammatoires se sont manifestement développés; alors les évacuations sanguines , les bains tièdes et toutes les médications de la néphrite aiguë doivent être promptement mis en usage. Voyez néphrite.
(g. ferrus. ) GRAVIER , s, m. On désigne ainsi le sable ou les petits grains calculeux formés dans les voies urinaires. Foyez gravelle ,