‹ Dictionnaire de médecine; ou, Répertoire général des sciences médicales considérées sous les rapports théorique et pratiqueChapitre 52 sur 62 · HAI · texte numérisé non relu

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ment. Néanmoins le ventre est quelquefois fort dur, quoique son volume soit diminué, comme dans les coliques môtaillques et dans quelques affections chroniques; il est mou et gros dans certains cas d'hydropisie , mais seulement quand il a eu précédemment un volume plus considérable encore que celui qu'il offre.

La forme du ventre varie à raison de la maladie qui en augmente le volume. Dans l'ascite, le ventre est dilaté, surtout d'avant en arrière; et l'ombilic, soulevé par la sérosité qui le distend, forme une petite tumeur pellucide surajoutée à la vaste tumeur que représente l'abdomen. Dans le gonflement œdémateux des parois du ventre, au contraire, le j)lus grand diamètre de cette partie est transversal , et les flancs acquièrent une largeur extraordinaire. Dans l'un et l'autre cas, le ventre tombe, selon l'expression vulgaire, du côté ou le malade s'indlne ; il conserve d'ailleurs une forme assez régulière. Il en est autrement dans les cas où l'augmentation de volum.e est produite par la présence d'une tumeur enkystée, ou par l'affection organique d'un des viscères. Dans tous ces cas, à moins qu'il n'y ait simultanément ascite, Je ventre offre dans sa forme une irrégularité remarquable , au moins dans la première période de la maladie.

Dans d'autres affections, le ventre offre des bosselures et des inégalités remarfjuables : cette forme est presque toujoTirs due à la distension gazeuse du conduit digestif et particulièrement des gros intestins , et quelquefois à des kystes à plusieurs loges.

Le ventre présente encore, dans plusieurs points, et notamment à l'ombilic, à l'anneau inguinal et à l'arcade crurale, des tumeurs qui se montrent et disparaissent, ou tout au moins augmentent et diminuent dans des circonstances déterminées, et qu'on nomme hernies. Des tumeurs semblables se montrent quelquefois aussi au thorax et à la tète ; mais elles sont aussi rares sur ces deux parties qu'elles sont communes à l'abdomen. Les régions inguinales sont encore le siège de plusieurs phénomènes très - imj)ortans, tels que les bubons dans la syphilis et dans la peste. C'est aussi là qu'apparaissent le plus ordinairement les abcès formés dans les régions iliaques et au-devant de la colonne vertébrale.

F. Les organes de la génération fournissent, dans les deux sexes quelques phénomènes imporlans; les maladies vénériennes

y ont presque toujours leurs symptômes primilifs; des écoulejnens, des ulcères, des végétations s'y manifestent fréquemment, ainsi qu'iiu pourtour de l'anus, qui est aussi le siège spécial des tumeurs hémorrhoïdales.

Le volume de la verge est plus considérable que dans l'état ordinaire chez les enfans calculeux, chez ceux qui s'adonnent à la masturbation, chez les adultes qui se livrent immodérément aux plaisirs de l'amour. Elle est, chez la plupart des malades, dans un état permanent de flaccidité ; elle disparaît 60US les tégumens, dans quelques affections du scrotum et de la tuni(iue vaginale. Dans d'autres maladies, telles que la blennorr'iagle et le satyriasis, elle est, au contraire, souvent ou continuellement en érection. Les testicules sont ramenés fortement contre l'anneau, dans la néphrite calculeuse, dans la névralgie ilio-scrotale et dans les coliques violentes. Dans quelques cas , celte rétraction des testicules est accompagnée d'une douleur très -vive. L'épidydime est fréquemment le siège d'une tuméfaction à laquelle le testicule ne participe pas. La tunique vaginale est souvent distendue par le liquide qu'elle exhale. Le sci'otum est considérablement tuméfié dans l'anasarque, daa« les hernies inguinales complètes, dans les abcès urineux, etc.

Les grandes lèvres, chez les femmes , présentent souvent un goiifle/nent énorme dans l'hydropisie, et quelquefois une inflammation très -vive, qui succède à celle des parotides, et alterne quelquefois avec elle, comme l'inflammation des testicules chez l'homme.

G. Les membres fournissent un assez grand nombre de phéuomènes à la symptomatologic.

Ils sont immobiles et souples dans la paralysie; leur immobilité est accompagnée de raideur dans le ramollissement du cerveau, dans les affections rhumatismales, dans les crampes et les convulsions toniques ; leurs mouvemens sont désordonnés dans quelques névroses. Leur volume augmente et diminue dans les mêmes maladies qui déterminent l'augmentation et la diminution du reste du corps.

Un des membres devient quelquefois œdémateux et engourdi, cl presque toujours parla compression qu'exerce une tumeur sur les vaisseaux et les nerfs qui s'y distribuent. Une tumeur placée dans le ventre produit ces changemcns dans la cuisse correspondante ; le bras les offre souvent dans l'anévrysme de la crosse de l'aoîtc.

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