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Les membres peuvent offrir un gonflement partiel , qui répond, soit aux articulations, soit aux intervalles qui les séparent: le premier a lieu dans la goutte, l'hydropisie articulaire, les tumeurs blanches , etc. ; le second , qui est beaucoup plus rare , a été quelquefois observé dans le scorbut , où les muscles sont le siège d'une exhalation de sang entre leurs fibres ; de3 phlegmons , des abcès, des anévrvsmes ont aussi produit ce gonflement partiel , comme Ils peuvent le produire ailleurs.
Les membres diminuent de volume dans la paralysie; lorsque cette afl'eclion a Heu chez les enfans, l'accroissement en longueur est quelquefois suspendu, et le membre paralysé est , au bout de quelques années , y)Ius court que l'autre de plusieurs pouces.
Les extrémités des membres présentent aussi, sous le rapport du volume, quelques changeniens remarquables. Celui des mains est augmenté dans des maladies dont elles ne sont pas particulièrement le siège, dans la scarlatine, par exemple, et dans la variole. On remarque aussi, dans la pléthore, que l'intumescence générale est beaucoup plus prononcée aux mains qu'aux autres parties : le gonflement des doigts est quelquefois tel alors que ces organes ne peuvent plus être fléchis. Il est un symptôme fort remarquable que présentent les doigts chez quehiues enfans atteints d'anévrysme du cœur, leurs extrémités offrent un volume plus considérable que le reste de ces organes; ce qui donne à chacun d'eux la forme d'une petite massue.
Le volume des /JiV'f/j augmente aussi dans quelques affections, et particulièrement dans l'anasarque commençante.
Leso/?^/ei-mérItent peu d'attention sous le ra[)port de la symptomatogie; ils sont paies ou livides dans le froid qui marque le premier stade d'une fièvre intermittente ; ils offrent une teinte jaunâtre dans l'ictère. Hip})ocrate avait observé qu'ils se recourbaient chez les phlhisiques; ce phénomène, c|uelle que soit la cause de cette différence, n'a point ordinairement lieu parmi
nous. ( CHOMEL. )
HA.LEINE, s. f. , halitus , anhelitus , spiritus ; on désigne ainsi l'air qui sort des poumons pendant l'expiration. L'haleine est formée par de l'air atmosphérIqTie , privé d'une certaine quantité d'oxygène et chargé d'acide carbonique et de sérosité animale. ( Voyez Respiration. ) Dans l'état de santé, elle n'a presque aucune odeur, excepté le matin cependant, lorsqu'on n'a pris encore aucun aliment; elle est alors aigre, quelquefois