‹ Dictionnaire de médecine; ou, Répertoire général des sciences médicales considérées sous les rapports théorique et pratiqueChapitre 54 sur 62 · H AL · texte numérisé non relu

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même assez désagréable. Cet effet peut-être attribué aux raucosilés qui se sont accumulées, ou qui séjournent pendant toute la nuit dans les voies digestives supérieures, dans les voies aériennes et dans la bouche. L'usage de certains alimens, celui de la viande , imprime à l'haleine une odeur particulière et même de }a fétidité. A mesure que l'homme avance en âge, elle acquiert une oilenr plus ou moins forte, soit qu'à cette époque le caractère des diverses sécrétions muqueuses ait changé, soit f|ue la digestion se fasse plus difficilement et plus lentement. L'haleine a ordinairement la température proj)re au corps animal, et produit par conséquent une légère sensation de chaleur sur les parties delà peau, des mains par exemple, avec lesquelles elle est en contact. Mais le plus souvent l'altération de l'haleine sous le rapport de sa température et de son odeur, n'a lieu que par l'effet de quelque maladie dans laquelle il y a élévation ou abaissement de la chaleur animai*, ou sécrétion morbide. Ainsi, dans les fièvres dites inflammatoires, dans les phlegmasiesavec réaction fébrile intense, l'haleine est chaude et brû'ante ; elle est quelquefois froide dans les fièvres et dans les phlegmasies dites adynamiques ; ce phénomène annonce communément du dangei'. L'haleine est fade ou bien acide dans les fièvre? dites muqueuses , et dans les affections vermineuses. Elle acquiert une fétidité bien prononcée dans les affections graves de la membrane gastro- intestinale qui donnent lieu aux fièvres putrides ou qui les compliquent. En général les causes qui déterminent le plus habituellement la fétidité de l'haleine sont les maladies des parties que l'air expiré doit traverser, i" Les ulcérations du poumon (phlhisie ulcéreuse), du pharynx, des fosses nasales ( ozène ), donnent à l'haleine une odeur putride, ammoniacale, extrêmement repoussante; l'ulcération de la membrane buccale, la salivation mercurielle, l'affection scorbutique des gencives, produisent également l'altération de l'haleine. Le plus souvent cette altération est occasionée par la carie des dents, et même par la simple malpropreté de la bouche, dans laquelle on laisse séjourner la mucosité et des débris d'alimens. Certainement, Ihaleiiie dans ces diverses circonstances n'a pas la même composition chimique que dans l'état de santé. M.ùs en supposant (jue l'on put apprécier avec exactitude les élémens qui s'y sont ajoutés, cette connaissance serait de peu d'utilité pour le diagnostic des maladies et pour les indications tla^rapcutiques.

La fétidité de l'haleine étant presque toujours liée à l'une des affections qui viennent d'être énurnérces, disparaît avec elles et n'exige pas d'autre traitement. Seulement on peut corriger l'odeur désagréable qui s'exhale de la bouche en y tenant fréquemment quelque substance aromatique , telle que la racine d'angélique, des pastilles de menthe, des écorces d'orange ou de citron, etc. Un régime doux, peu stimulant , l'extrême propreté de la bouche sont du reste les meilleurs moyens de prévenir ou de faire cesser l'odeur désagréable de l'haleine, qui ne tient pas à un état morbide. ( raige deloume. )

HALITUP:UX, adj., halituosus ; àe/ialitiis, vapeur. On désigne ainsi la chaleur qui est accompagnée de moiteur et qui est analogue à celle d'une personne en bonne santé lorsqu'elle vient de prendre un bain. Voyez (Chaleur, animale (séméiolique.)

HALLUCINATION et allucination , «//«ciV^rtao, méprise, de allucinari, se tromper. Ce mot a eu plusieurs acceptions. On s'en est quelquefois servi pour désigner les différentes illusions des sens et de l'esprit dans le délire; Sauvages ne l'a appliqué qu'à certaines erreurs des sens reconnues par l'esprit pour être des illusions, tels sont le tintoin, la berlue, etc. M. Esquirol n'a donné le nom d'hallucinations qu'aux erreurs des sens partagées par l'intelligence, qu'aux sensations provoquées par une cause intérieure et sans l'action de l'excitant extérieur. Ainsi des aliénés et des malades en délire croient voir des objets, entendre des voix, sentir des odeurs et des saveurs, avoir un entretien avec des êtres présens , lorsqu'il n'existe autour d'eux rien de ce qui frappe leur esprit. ( georget. )

HANCHE, s. f., coxa, ancha; partie latérale du bassin, qui s'unit à la cuisse, comme l'épaule s'unit au bras. La hanche peut donc être regardée comme la première partie du membre inférieur, et c'est à juste titre que les anciens comptaient l'os qui la forme parmi ceux de ce membre, en conqjrenant le sacrum et le coccyx dans la colonne vertébrale. Considérée sous ce point de vue , la hanche diffère de l'épaule , i " en ce qu'un seul os , dans la première, répond aux deux os qui constituent l.i seconde; 2" en ce que cet os s'unit, en avant, à son semblable d'une manière immobile; tandis qu'à l'épaule, dans le même sens, les clavicules, quoique très-rapprochées et même unies par un ligament, sont articulées séparément et d'une manière mobile avec le sternum ; 3" en ce que, postérieurement, les hanches se joignent égale-

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