‹ Dictionnaire de médecine; ou, Répertoire général des sciences médicales considérées sous les rapports théorique et pratiqueChapitre 55 sur 62 · II AN · texte numérisé non relu

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ment d'une manière immobile à la colonne vertébrale, et forment, par là, avec celle-ci, un cercle complet, tandis que les omoplates sont séparées des vertèbres par un assez grand intervalle. Ces caractères et plusieurs autres qui ressorliraient d'une comparaison plus détaillée, dérivent manifestement des usages différens de ces deux parties, l'une devant offrir une grande solidité pour supporter le poids du tronc dans la station, l'autre n'ayant à soutenir que le membre su[)érieur, et devant contribuer, par sa mobilité, aux fonctions de ce membre.

La partie postérieure de la hanche se confond avec la fesse ; sa partie antérieure et interne fait partie de I'abdomen , de l'excavation du kassin et de la région de I'aine. ( Voyez ces mots). Sa partie externe, qui est la hanche proprement dite, dans le sens que l'on attache vulgairement à cette expression, présente la saillie de la crête de l'ilium, et plus bas, la partie antérieure des muscles moyen et petit fessier, appliqués sur l'articulation du fémur avec l'os de la hanche et sur le col du premier de ces os ; on y rencontre quelques rameaux des vaisseaux circonflexes et fessiers.

HANcyE (os de la); on l'appelle encore os coxal , os innominé , os iliaque. C'est un os large, pair, occupant les parties latérale et antérieure du bassin, et d'une figure très -irrégulière. Il semble formé de deux lames osseuses, une antérieure et inférieure , l'autre postérieure et supérieure , aplaties en deux sens opposés, comme si l'os avait été tordu, et séparées par un rétrécissement marqué. Sa partie inférieure est recourbée en forme de cintre, de dehors en dedans; sa partie supérieure postérieure est déjetée fortement en dehors et se rapproche de la direction horizontale en formant, avec la première, un angle saillant en dedans. Son inégale épaisseur et le défaut de parallélisme qu'elle produit dans ses deux surfaces font que sa forme parait un peu différente , vue par dedans et par dehors. Sa circonférence présente un grand nombre d'angles ; mais quatre sont plus saillans que les autres, et séparent autant de bords courbes ou ondulés. Dans les jeunes sujets, cet os est composé de trois pièces unies par des cartilages ; elles ont reçu le nom particulier àiliuin , à'ischium et de pubis. L'ilium forme toute la partie supérieure, qui peut être appelée la portion iliaque , l'inférieure et antérieure étant Vischio-pubienne.

La surface externe de l'os de la hanche, i** dans la portion

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iliaque , est tournée en dehors , en arrière et en bas , et répond à la fesse et à la hanche proprement dite : concave en arrière, concave en avant dans le sens vertical, quoique convexe ici dans le sens horizontal, cette partie peut être nommée fosse iliaque externe; on y voit beaucoup d'inégalités d'insertion pour les mu-cles fessiers, et de plus deux lignes courbes qui partagent la fosse pour les trois muscles de ce nom en trois parties inégales , en se portant du bord postérieur au bord supérieur, et que l'on distingue ordinairement par les épithètes de supérieure et ^inférieure, quoiqu'elles soient plutôt l'une postérieure et l'autre antérieure, a** Au point de réunion des trois pièces de l'os, cette surface présente la cavilé cotyloïde ( acetnhuluin), qui reçoit la tête du fémur : dirigée en dehors, en avant et en bas, cette cavité n'est lisse que dans les deux tiers de son étendue, la partie interne offrant un grand enfoncement inégal et percé d« trous vasculaii-cs ; son rehovà{suf)ercilium ), plus saillant en haut que dans tout autre sens, est interrompu au niveau de cet enfoncement et légèrement échancré au-dessus de lui, ainsi qu'en arrière. Cette cavité est bornée, en arrière, par une surface fortement convexe, et en bas par une coulisse tendineuse étroite. 3° Le reste de la surface externe de l'os coxal, tourné presque directement en avant et en bas, répond à la partie supérieure et interne de la cuisse. On y voit deux branches osseuses qui nai>senl- de la cavité cotyioïde, s'écartent l'une de l'autre, puis se contournent et se réunissent, de manière à circonscrire un trou, nommé improprement obturateur, et que l'on appelle encore trou oialaire ou sous-puhien. Ce trou est à peu près ovale dans l'homme, et presque triangulaire dans la femme; sa circonférence présente en haut une gouttière oblique de telle manière que la lè\re antérieure se continue avec le côté externe du trou, et la lèvre postérieure avec son côté interne. La branche osseuse qui est au-dessus du trou ovalaire constitue le pubis ; «lie se compose d'une partie horizontale, plus étroite, qui est le corps, et d'une partie verticale plus large, qui forme la branche de cet os. 'Visrhium entoure le trou ovalaire en dessons, et présente, comme le pubis, un cor/>s et une branche i\u on appelle ascendante parce qu'elle monte en effet vers le pubis. La branche ascendante de l'ischium est plus oblique dans la femme que dans l'homme : ce qui détermine la forme différente du trou ovalaire.

La surface interne dans la portion iliaque présente, i** une large excavation, appelée yb^'i'e iliaque interne on fosse iliaque proj)renient dite, et pourvue de très-légères inégalités, pour l'insertion du muscle iliaque; 2° au-dessous et en arrière de cette fosse, une surface articulaire, inégale, d'une forme irrégidière, allongée et courbée de devant en arrière, se joignant au sacrum; 3° derrière cette surface, une large tubérosité offrant de fortes inégalités. Le point qui répond à la cavité cotyloïde est une sur^ face à peu près quadrilatère, tournée presque directement en dedans, et inclinée en deux sens opposés su[)érieurement et inférieurement. ( Fnyez bassin ). Entre cette surface et la fosse iliaque e*t un bord saillant, arrondi, concave, qui fait partie du détroit supérieur du bassin. Enfin la partie qui correspond au pubis et à l'ischium ainsi qu'au trou compris dans leur intervalle, a une forme à peu près semblable à celle de la surface externe au même niveau.

Des quatre bords de l'os, l'un, plus élevé, appartient entièrement àl'ilium; son épaisseur est considérable, surtout vers ses extrémités ; il est convexe et très- raboteux dans toute son étendue, contourné en Sa cause de la double courbure en sens inverse des deux surfaces,' et porte le nom {\e créle iliaque: il donne attache aux muscles abdominaux ; le bord le plus déclive appartient à l'isciiium et au pubis; il est plus court que le précédent, et se compose de deux parties; l'une presque droite, formée par le corps du second de ces os , s'articule par une surface ovalaire avec l'os du côté opposé; l'antre, oblique, mince, formée à In fois par l'ischium et le pubis, constitue avec l'os semblable l'arcade du pubis, et présente de nombreuses inéga- >lilés d'insertion. Un troisième bord réunit en avant les deux précédens; il est concave , presque verlital en arrière, horizontal en avant, surmonté de qiuUre éniinenccs que séjiarent trois échancrures : des éminences , la première est formée par la réunion de ce bord avec la crête iliaque; la seconde est située immédiatement au-dessus de la cavité cotyloïde. L'une et l'autre sont tubeiculeubes, et désignées d'après leur situation et l'os auquel elles appartiennent, par les noms de tubercules ou improprement d'épines iliaques, antérieure supérieure et antérieure inférieure. L'écliancrure qui les sépare est peu prononcée. La troisième , large, mais peu saillante , est située au point de réunion de l'ilium et du pubis ; ce qui l'a fait appeler éminence ilio-

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pectiriée , le pubis éi^ninommè pecten par les anciens ; elle offre souvent, du côté de la face interne, une épine plus ou moins marquée. L'échancrure qui est entre celte éniinence et le tubercule antérieur et inférieur de i'ilium , constitue une coulisse large, superficielle, continue à la fosse iliaque, et finissant audessus de la cavité cotyloïde. La quatrième saillie est une sorte d'épine située du côté delà face externe et appartenant aucoips du pubis; on l'appelle V épine du pubis. Cette épine est séparée de l'éminenceilio-pectinêe par une surface triangulaire, inclinée en avant, légèrement excavée en travers, de manière à représenter nne sorte d'échancrure très-superficielle. Celte snrface se termine en arrière par un bord saillant, faisant partie du détroit supérieur du bassin, et appelé la crête du pubis. Au delà de l'épine du pubis, le bord antérieur de l'os coxal s'unit à l'inférieur par un angle presque droit, nommé V angle du pubis , séparé de cette épine par un très- petit intervalle. Le quatrième bord de l'os est situé en arrière; généralement concave, il présente, comme le bord antérieur, quatre éminences et trois échancrures; leséminences les plus élevées répondent aux tubercules antérieurs, et portent les noms de tubercules ou d'épines iliaques postérieurs supérieurs et postérieurs inférieurs : l'un termine la tubérosité et la crête iliaque, l'autre la facette articulaire qui se joint au sacrum. Les deux autres éminenc€s appartiennent à l'ischium : l'une , presque triangulaire, est l'épine sciatique; l'autre , large et épaisse , formée par la réunion de ce bord et du bord inférieur, porte le nom de twbérosité de l'ischimn. Cette dernière est la partie la plus déclive de l'os; elle offre de nom- -breuses inégalités d'insertion. Une échancrure profonde existe en arrière de l'épine sciatique, et une autre plus petite, formant une coulisse de glissement , sépare cette épine de la tubérosité: ces échancrures sont appelées la grande et \a petite échancrures ischiatiqucs.

La structure de l'os de la hanche est, en général, celle des os plats, si ce n'est dans les parties les plus épaisses , dont la structure se rapproche de celle des os courts. Le tissu spongieux manque dans quelques endroits où l'épaisseur est médioci'e , comme au centre de la fosse iliaque , souvent dans le fond de la cavité cotyloïde, etc. De grands conduits nourriciers s'ouïrent dans les deux fosses iliaques, mais principalement dans l'interne.

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Le développement de cet os se fait par trois points principaux qui répondent à l'ilium, à l'iscliium et au pubis. La partie de l'ilium qui répond à la cavité colyloïde se forme la première; vient ensuite le corps de Tischium, puis le pubis, dont l'ossification commence vers l'angle et a lieu plutôt dans la partie horizontale que dans la descendante. A la naissance, les trois pièces sont presque entièrement ossifiées, mais séparées encore par des cartilages. Dans les années suivantes, il se forme des épiphyses pour la crête iliaque, la tubérosité et la brandie de l'iscliium , et, suivant quelques-uns, pour la surface aiticalaire du pubis. L'épine de cet os forme aussi assez souvent un point séparé, qui, lorsqu'il est très-développé , offre (juelque analogie avec l'os marsupial des animaux à bourse. Ces différens points d'ossification se soudent successivement. Dans le vieillard, l'os de la hanche participe à l'atrophie générale du squelette; la fosse iliaque, par exemple, se perce souvent alors à son centre. Dans la femme, l'os coxal a moins de hauteur et plus de largeur que dans l'iiomme ; l'ilium est plus incliné , la portion horizontale du pubis plus longue; d'autres différences ont été indiquées à l'art, bassin.

L'os coxal forme la partie solide de la hanche ; il protège les viscères contenus dans le petit bassin, soutient ceux de l'abdomen par la portion iliaque , sert de point d'attaché à un grand nombre de parties fibreuses et musculaires, et en particulier aux muscles de la paroi molle de l'abdomen , et à un grand nombre de ceux qui meuvent la cuisse.

HANCHE (articulation de la). On donne ce nom et celui d'articulation coxo-fémorale on ilio -fémorale a l'énarthrose qui résulte du contact de la lète du fémur avec la cavité cotyloïde de l'os innominé. La îête du fémur appuie perpendiculairement sur l'os delà hanche; ce qui dépend de l'obliquité du col qui la supporte, et n'est pas un des moindres avantages de la conformation de ce dernier. L'os commun des deux surfaces est oblique de haut en bas et de dedans en dehors ; mais l'axe de la cavité cotyloïde est en outre dirigé en avant , tandis que celui de la tête du fémur est plutôt incliné en bas et en arrière , la convexité de cette tête étant très-prolongée en avant; il résulte de cette disposition que celle-ci dépasse dans ce sens l'os innominé, du moins dans la position ordinaire du membre.

Les cartilages qui revêtent les surfaces articulaires ont une

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grande épaisseur , principalement vers le centre de la tôte da fémur, et à la circonférence de la cavité cotyloïde; les enfoncemcns raboteux qui occupent le milieu de la première et une grande partie de la seconde en sont dépourvus.

tin ligament circulaire, une sorte de bourrelet , appelé cotj^ loïdien , augmente la profondeur de la cavité cotyloïde, et embrasse la circonférence de la tète du fémur. Sa forme e~t semblable à celle du ligament glenoïdien que l'on remarque dans l'articulation de l'épaule; il s'attache par des fibres contournées au bord de la cavité , et remplit deux des écliancrures qu'il présente, mais ne fait que passer sur la plus grande, qu'il convertit en trou. Des fibres j)articulières , obliques en deux sens opposés , et fixées aux deux côtés de cette dernière écliancture, au-dessous du bourrelet cotyloïdien, avec lequel elles se confondent en partie, concourent avec celui-ci à la changer en une ouverture par laquelle pénètrent les vaisseaux de l'articulation. Le ligament cotyloïdien a une densité très-grande , comme en général toutes les parties fibreuses qui éprouvent une pression habituelle de la part des os , mais il n'a rien de cartilagineux. Une partie de ses fibres provient du tendon courbe du muscle droit antérieur de la cuisse.

Deux ligamens , l'un capsulaire, l'autre interne, assurent le rapport des surfaces.

Le liijament capsulaire est le plus fort des ligamens de ce genre. Sa disposition est celle des capsules fibreuses en général. Il s'attache supérieurement autour de la cavité cotyloïde, au delà du ligament cotyloï lien, et à ce ligament lui-même, au niveau de la grande échancruie qui interrompt le bord de cette cavité. II tient aussi , par un faisceau particulier, au tubercule antérieur etinféiieurde l'ilium, et par quelques fibresau bord du trou ovalaire; en arrière, ses fibres se prolongent sur la convexité qui surmonte dans ce sens la cavité (Otyloï;le. L'attache inférieure de ce ligament se fait à la base même du col du fémur, du côté supérieur et antérieur; mais en arrière et en bas elle a lieu plus haut vers le milieu de la longueur du col , où il existe souvent une série d'inégalités destinées à cette insertion, et rejoignant en devant lu ligne qui descend du grand Irochantrr dans ce sens. L'épaisseur de cette capsule est plus grande en avant et moindre en dedans que dans tout autre point. Ses fibres sont t rès -serrées , et en général longitudinales, excepté celles qui

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proviennent du tubercule de l'ilium, lesquelles descendent obliquement en dedans ; elles sont traversées , du côté du fémur, par des vaisseaux nombreux. Le tendon courbe du muscle droit antérieur de la cuisse fortifie ce ligament, qu'il traverse en partie. Le ligament interne, appelé à tort Ligament rond ^ et plus justement ligament triangulaire , est un faisceau fibreux aplati, fixé par son sommet dans l'enfoncement inégal que présente la tète du fémur, et par sa base aux deux côtés de la grande écliancrure de la cavité cotyloïde , ainsi qu'au ligament qui la ferme. Ses fibres, serrées du côté du fi-niur, forment du côté opposé deux faisceaux divergens d'inégale longueur, unis par une partie membraneuse mince. Quand les os sont en contact, la direction de ce ligament est oblique de bas en liaut et de dedans en dehors ; une de ses faces, tournée en liaut et en dedans , touche le fond de la cavité cotyloïde , l'autre , dirigée en sens opposé , est appliquée sur la tête du fémur. 11 ré^^ulte de cette disposition que ce faisceau empcclie particulièrement le fémur d'abandonner l'os de la hanche du côté externe. Ce ligament, que Vésale paraît avoir décrit le premier, manque quelquefois.

La membrane synoviale de l'arllculatinn de la hanche revêt d'un côté le cartilage de la tête du fémur , et le périoste fibreux qui recouvre la partie du col de cet os contenue dans la capsule , et tapisse de l'autre le cartilage de la cavité cotyb.-ïde, l'enfoncement inégal de cette dernière, ainsi que les deux fares et le bord libre du bourrelet cotyloïdien. Elle se continue d'un os à l'autre , par deux cylindres; l'un extérieur , qui doidjle intéiieurement le ligiment capsulaire ; l'autre intérieur , qui entoure le ligament interne. Elle forme à l'endroit où elle passe de ce dernier sur la cavité cotyloïde, un repli qui tient au fond de celle-ci , et qui a fait dire pendant long - temps tpie le ligament interne y était implanté; des replis analogues existent sur le col du fémur, et dans quelques autres points. Un assez grand nombre de paquets synoviaux soulèvent cette membrane : le plus considérable remplit l'enfoncement inégal de la cavité cotyloïde ; beaucoup de vais>eaux s'y distribuent, et des franges très développées le surmontent. D'auties paquets plus petits existent sur le col et autour de la tête du fémur , vers l'attache du ligament interne à cet os, etc. La synovie que renferme celte membrane est eu général abondante.

La profondeur de la cavité cotyloïde , le nombre et la forcé des ligaraens qui viennent d'être décrits assurent une grande solidité à l'articulation de la hanche. Cette solidité est égale dans tous les sens, lorsque les axes des deux surfaces se confondent entièrement, ce qui n'a lieu que dans une légère flexion de la cuisse. Il est à remarquer que , malgré la direction oblique des surfaces articulaires, le poids du corps, dans la station, ne tend point à faire glisser l'os de la hanche en dedans du fémur , et ne fait au contraire qu'appliquer plus fortement ces os l'un contre l'autre. Cela tient à ce que la partie supérieure de la cavité CQlyloïde forme une espèce de voûte soutenue par le haut de la lête du fémur , qui offre dans ce sens une très-grande surface : c'est à cause de la forte pression que les surfaces éprouvent dans cet endroit, que le principal paquet synovial qui devait en être garanti est situé tout -à -fait intérieurement.

Tous les genres de mouvemens articulaires sont réunis dans l'articulation qui nous occupe ; ce qu'elle doit à la tête osseuse qu'elle présente, ainsi qu'à la forme de son principal ligament. Les mouvemens d'opposition vague portent ici ks noms d'extension , de flexion , d'abduction et d'adduction ; les mouvemens de rotation, que tout le membre inférieur partage, sont distingués en rotation en dedans et en dehors , d'après le sens vers lequel sont entraînées quelques parties du membre. Le mécanisme de ces mouvemens offre deux modes différens , le plus souvent réunis , mais prédominans l'un ou l'autre. Tantôt en effet, la tête du fémur tourne simplement sur son axe dans la cavité cotyloïde , sans abandonner celle-ci dans aucun point ; tantôt , au contraire , le fémur glisse sur l'os coxal , de manière à ce qu'une partie delà tête s'enfonce dans la cavité cotyloïde, tandis qu'une autre en sort et vient toucher immédiatement la capsule. Le sens le plus souvent direct des mouvemens et l'obliquité des surfaces expliquent pourquoi ceux-là se font presque toujours à la fois par l'un et l'autre mode. Cependant le premier existe principalement dans les mouvemens de flexion et d'extension , le second dans ceux d'abduction, d'adduction et de rotation.

D'après cela , il est aisé de concevoir ce qui se passe dans chacun des mouvemens dont l'articulation de la hanche est suscep- . tible. 1** Dans la flexion, la tête du fémur tourne sur son axe d'avant en arrière, et de plus sa partie antérieure s'enfonce dans la cavité cotyloïde, que la postérieure abandonne ; la capsule

est relâchée en avant , et tendue en arrière , le ligament interne éprouve pea de changeraens. Ce mouvement peut être porté trèsloin , et n'est borné que par la résistance de la capsule et la rencontre de la cuisse avec la partie antérieure du tronc. 2° Dans l'extension, les choses se passent de la même manière , en sens inverse : ce mouvement est beaucoup moins étendu que le précédent, à cause de la grande résistance de la partie antérieure de la capsule et de l'iiiclinaison naturelle de la tête du fémur en devant; 3" Dans l'abduction, la tête du fémur roule de haut en bas sur la cavité cotyloïde, dans laquelle elle s'enfonce supérieurement , et dont elle sort inféi'ieurement ; Je ligament interne est relâché ; la capsule est tendue en dedans , et borne le mouvement, qui ne va jamais, dans l'état naturel, jusqu'à la rencontre du col du fémur avec la partie supérieure du rebord de la cavité cotyloïde. 4** L'adduction offre des phénomènes opposés ; elle est bientôt bornée par la rencontre des deux cuisses , et le serait, sans cette circonstance, par la tension du ligament interne et de la partie supérieure de la capsule. 5° Dans la rotation , la tète du fémur roule sur elle-même d'avant en arrière, ou d'arrière en avant , et distend la capsule par ses parties postérieure ou antérieure , suivant que la pointe du pied est tournée en dedans ou en dehors : ce mouvement est plus étendu qu'à l'humérus, la longueur du col du fémur favorisant l'action des muscles qui le produisent ; il est borné par la tension de la capsule , dont le faisceau accessoire antérieur arrête particulièrement la rotation en dehors. 6" Il y a des mouvemens mixtes ou intermédiaires à ceux-ci, et dont le mécanisme est facile à déduire du leur; quelques-uns offrent des exemples d'une séparation presque complète de deux modes de mouvemens indiqués plus haut : ainsi, c'est presque uniquement par la rotation de la tête du fémur que s'opère le double mouvement de flexion et d'abduction, tandis que la réunion de l'adduction et de la flexion a lieu par le seul roulement de cette tête; de là la fréquence de la luxation dans ce dernier mouvement, et son impossibilité dans le premier. 7*^ La circumduction se fait par une succession des diverses sortes de mouvemens, que la tête du fémur peut exécuter ; le cône qu'elle fait décrire au membre a plus d'étendue en avant et en dehors que dans les autres sens. Dans la plupart de ces mouvemens, le gtand trochanter se meut avec la tète du fémur , et le plus souvent en sens inverse.

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