‹ Dictionnaire de médecine; ou, Répertoire général des sciences médicales considérées sous les rapports théorique et pratiqueChapitre 8 sur 62 · GAN 7S · texte numérisé non relu

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que localement : aussi les effets généraux du gargarisme sont-ils à peu près nuls.

Toutes les substances médicamenteuses solubles ou simplement suspendues dans i'eau ou dans d'autres liquides peuvent être administrées sous la forme de gargarisme. Ainsi un grand nombre de substances émollientes, acidulés, astringentes ou narcotiques, sont souvent employées de cette manière.

Les gargarismes éinolliens sont ordinairement préparés avec les décoctions mucilagineuses , de racines de guimauve, de graines de lin, d'orge perlé, de figues, de dattes , ou avec les infusions de feuilles ou de fleurs des malvacées, ou enfin avec du lait : ces gargarismes sont surtout recommandables dans la première période des stomatites et des angines pharyngiennes aiguës, simples ou couenneuses , et dans les abcès des amygdales. Toutes les fois que les angines pharyngiennes sont accompagnées de beaucoup de chaleur et de douleur dans la bouche et le pharynx, les gargarismes émolliens concourent puissamment avec les autres antiphlogistiques , si ceux-ci sont indiqués.

Dans les angines peu inflammatoires , qui sont presque sans doideur et sans fièvre, les gargarismes légèrement acidulés avec l'acide acétique ou avec les sucs de citron , d'orange , de groseille , de framboise , de mûres , seuls ou édulcorés avec du sirop, sont très utiles , et apaisent promptement l'inflammation. On préfère en général alors le sirop de mûres , parce que l'acide est uni ici avec une sorte de mucilage.

Les gargarismes toniques et astringens, avec l'aigremoine, les feuilles de ronces , les décoctions de quinquina , de tan , les fortes infusions de roses de Provins , ne réussissent bien que dans les inflammations réellement gangreneuses , ou vers la fin de certaines angines chroniques avec atonie des tissus.

Plusieurs gax'garismes excitans sont employés dans les mêmes circonstances. Ainsi, dans les gangrènes du voile du palais et dos amygdales , on ajoute souvent de l'alcohol camphré ou des acides minéraux aux décoctions de quinquina. Les chlorures des odium et de calcium avec excès de chlore , mélangés avec deux ou trois parties d'eau , neutralisent très-bien l'odeur fétide qui s'exhale dans la stomatite couenneuse, et dans les différentes gangrènes de l'intérieur du pharynx et de la bouche. Mais les gargarismes préparés avec ces liqueurs n'ont pas une sorte d'action spécifique ])our modifier les inflannna-

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