‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 100 sur 316 · K>2 ART · texte numérisé non relu

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survenir. Quelquefois aussi l’inflammation a une marche lente et chronique dont il faut se défier.

La maladie peut se terminer par la résolution. Dans ce cas la rougeur, le gonflement et la douleur disparaissent peu à peu; ou par la suppuration, la capsule articulaire se remplit alors de pus, celui- ! ci, quand il n’existe pas de plaie qui permette son écoulement, se fait jour directement en dehors, en formant d’abord un abcès sous la peau, ou bien il fuse entre les muscles et 1 inflammation se propage; rarement ce pus est absorbé. Un des caractères de l’inflammation des jointures est l’atrocité de la douleur, lorsque la cavité articulaire est ouverte, ou qu’elle est distendue par le pus. Quelquefois la maladie, sans se résoudre, ni se terminer par la suppuration, passe à l’état chronique; le gonflement persiste, il augmente même , et peu à peu l’affection prend les caractères d’une tumeur blanche (voyez ce mot); mais presque toujours alors il existait une prédisposition scrofuleuse, et l’inflammation articulaire n’a fait que la réveiller et en localiser l’effet. Le traitement de l’inflammation des jointures est entièrement antiphlogistique; on appliquera un bon nombre de sangsues à la fois ou successivement sur l’articulation malade, qu’on enveloppera ensuite d’un large cataplasme émollient; une saignée serait pratiquée s’il survenait quelques symptômes fébriles; mais par-dessus tout, ce qui est essentiel et ce que pourtant on n’obtient pas toujours facilement du malade, c’est le repos absolu et longtemps prolongé delà partie malade.

3° Corps étrangers dans les articulations. Ils peuvent être venus du dehors; tels seraient une balle, la pointe d’un instrument tranchant, etc. Comme ils ajoutent à l’irritation, on doit se hâter de les extraire; d’autres fois ces corps se forment d’eux mêmes dans l’intérieur de l’articulation; ils se présentent alors sous forme de petits corps durs, arrondis ou aplatis, le plus souvent de nature cartilagineuse; leur nombre et leur volume varient beaucoup. Ils sont en général libres d’adhérences. La cause de ces concrétions n’est pas bien connue; le chirurgien Monro les regardait comme des fragments de cartilage détachés; selon d’autres, ces petits corps, produits hors delà cavité articulaire, y auraient été engagés peu à peu, et auraient fini par perdre leur adhérence primitive ; quoi qu’il en soit, la présence de ces concrétions occasionne quelquefois d’assez vives douleurs ou gêne les mouvements; il est en général facile de les sentir avec le doigt; rarement en effet ils sont accompagnés d’engorgement ou d’une plus grande sécrétion de synovie. Ils surviennent tantôt sans causes connues, tantôt à la suite de chute, ou de coups sur une articulation. Deux moyens de traitement ont été proposés pour remédier à l’incommodité qu’ils occasionnent; dans le premier, on tâche d’amener le corps étranger dans un petit coin de l’articulation , où par sa présence il ne puisse gêner aucun mouvement, et on le maintient dans cette place au moyen d’une compression plus ou moins longtemps prolongée ; on se sert dans ce but de bandages particuliers; au bout d’un certain temps le petit corps disparait ou cesse d’être mo-

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bile; cette opération échoue néanmoins souvent. Dans le second moyen de traitement, on extrait le corps étranger par une incision faite à l’articulation. Il faut, en faisant cette incision, éviter que la plaie faite à la peau soit en rapport directe avec celle faite à la capsule articulaire, afin d’éviter l’entrée de l’air dans l’articulation. Cette opération n’est pas sans danger, et dans quelques circonstances elle a été suivie de la mort. Nous devons ajouter cependant qu’entre les mains de quelques praticiens cette opération a été presque sans danger; la guérison meme de la petite plaie a été très-prompte; en résumé, voilà, selon M. Velpeau, la règle que la prudence doit prescrire en pareil cas : tant que le corps cartilagineux ne cause qu’une gêne légère, il faut engager la personne à le supporter ; s’il trouble réellement les fonctions de la jointure, la compression est indiquée; lorsqu’il résiste aux bandages, on doit songer à l’extraire par une incision, à moins que, par la position de ce corps ou par d’autres circonstances, l’opération ne soit contre-indiquée.

4° Hijdropisie de V articulation ou hijdrarthrose (du grec udôr, eau, et arlhron , articulation). Cette affection n’est pas rare, elle est caractérisée essentiellement par une accumulation de liquide dans l’intérieur de la cavité articulaire. Ce liquide est sécrété par les membranes synoviales. Parmi les articulations, le genou en est surtout fréquemment atteint ; viennent ensuite le coude et le coude- pied. Les caractères de cette maladie sont les suivants : l’articulation affectée se gonfle, sans pourtant être bien douloureuse; si on appuie légèrement les doigts sur les points où la saillie est plus prononcée, on éprouve la sensation d’un liquide situé au dessous ; en un mot, on sent la fluctuation ; au genou et par suite de la disposition anatomique, on aperçoit, sur les côtés de la rotule, j deux de ces saillies formées par l’accumulation du liquide. L’hydrarthrose abandonnée à elle-même peut se guérir peu à peu, ou bien passer à l étal chronique, et occasionner plus lard de graves désordres; on a vu des tumeurs blanches, des ulcérations et des abcès en être la suite. De nombreu- ' ses causes peuvent la produire; tantôt elle survient après de longues marches, c’est alors le ge- ; nou ou le coude-pied qui en est le siège; tantôt elle est due à des coups, des chutes et d’autres violences extérieures; elle succède parfois au rhumastisme articulaire aigu; les autres causes sont: le vice goutteux rhumatismal, la syphilis, quelquefois même l’usage du baume de Copahu; dans quelques circonstances, chez les sujets lymphatiques, surtout ceux qui habitent des lieux humides, on voit la maladie survenir peu à peu et s’emparer d’une jointure, presque à l’insu de l’individu affecté. Le mal est alors plus difficile à guérir ; pour le traitement on suit la règle suivante : lorsque l’affection est à son début, et qu’elle se présente avec des caractères inflammatoires, on a recours aux antiphlogistiques, aux sangsues, aux cataplasmes et au repos; plus tard, lorsqu’elle tend à passer à l’état chronique , on emploie les diurétiques, les vésicatoires, les frictions sèches ou avec l’onguent napolitain, les fumigations aromatiques et surtout la compression au moyen de bandes roulées. Ce dernier moyen, joint à l’im-

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mobilité absolue de la jointure,a amené de nombreuses guérisons. La ponction de la tumeur pour en évacuer le liquide est une opération dangereuse,qui doit être en général rejetée.

J.-P. Beaude.

abtjm (bot.), s. m. Genre de la famille des aroïdées , dont la plupart des espèces sont exotiques. Parmi celles-ci, deux ont des racines composées presque uniquement de fécule, et qui servent d’aliment dans les pays chauds. L’une d’elles, l 'Arum, esculentum, prospère dans toutes les régions tropicales, et s’avance au nord jusqu’aux îles Canaries; ses racines sont devenues énormes par la culture, les feuilles se mangent aussi cuites comme nos épinards. L’autre, Y arum sagittœfolium, est appelé chou caraïbe ; il est cultivé dans toutes les Antilles et dans l’Amérique septentrionale , et on mange ses racines comme celles du précédent. Il est fort remarquable que la plupart des autres espèces, telles que Y arum seguinum, et notre arum vulgare, sont vénéneuses; mais ce principe vénéneux est tellement volatil, que la chaleur la plus faible suffit pour le faire disparaître. Cependant , Bulliard rapporte l’exemple d’enfants morts pour avoir mangé des feuilles de pied-de-veau ( arum vulgare), qu’ils avaient prises pour des feuilles d’oseille. Leur âcreté est telle , qu’appliquées sur la peau, elles font lever rapidement des ampoules. La racine contient beaucoup de fécule ; le principe âcre serait détruit en faisant bouillir ou chauffer cette racine, et il est des pays où le piedde-veau est si commun , qu’on pourrait y recourir dans des temps de disette. Ms.

aryténoïde ( anat .) adj. pris subst. Nom que l’on a donné à deux petits cartilages du larynx. Ces deux cartilages , qui sont situés' à la partie postérieure et supérieure du larynx , concourent à former la glotte. (V. Larynx, Voix.) J. B.

ascaride (; zool .) s. m. Nom d’un genre de vers qui se développent dans les intestins. Ce genre a été divisé en plusieurs espèces. (V. Vers.)

ascite (path.) s.f. C’est l’hydropisie abdominale, ou un épanchement de sérosité qui a lieu dans la cavité du péritoine. Pour les causes et le traitement de cette maladie, voy. Hydropisie. J. B.

asparagine ( chim. |) s. f. C’est un principe que l’on retire de l’asperge , l’on a cru qu’il était la partie active du végétal : des expériences ont prouvé son peu d’action comme médicament. Il n’est pas employé en médecine. J. B.

asperge (bot.) s. f. ( Asparagus ) (du grec asparagos; les Grecs appelaient ainsi toutes les jeunes pousses des plantes). Genre de la famille des asparaginées. Deux espèces sont employées en médecine.

L’asperge officinale ( asparagus officinalis). Elle est sauvage dans plusieurs contrées sablonneuses de la France ; sa racine était autrefois comptée au nombre des substances diurétiques, on la donnait en infusion à la dose d’une once par pinte d’eau ; abandonnée maintenant en médecine , quoique ses propriétés soient incontestables , l’as-

perge est devenue une plante alimentaire avant tout, ce sont les jeunes pousses ou turions que l’on récolte au moment où ils sortent de terre ; ils sont d’un tissu tendre, abreuvé de sucs aqueux; la partie inférieure de la plante , qui est blanche , a un goût amer qui la fait négliger; l’on se contente de manger la partie terminale qui est verte. Les asperges, ainsi mangées, sont non-seulement un aliment sain et de facile digestion, mais elles exercent encore une influence bien marquée sur les urines dont la quantité est accrue, et dont l’odeur, devenue très-fétide, annonce un changement dans leurs principes constituants. Les asperges conviennent au plus haut degré aux personnes menacées ou affectées de goutte , d’hydropisie , d’asthme, de palpitations , d’étouffement, de gonflement des jambes, de maladies du cœur et d’anévrismes.

L’asperge amère ( asparagus amarus) vient dans les contrées méridionales ; c’est elle qui sert à la fabrication du sirop de pointes d’asperges , dont M. Broussais a enrichi la thérapeutique : suivant ce célèbre professeur, ce sirop aurait tous les avan tages de la digitale, sans avoir aucun de ses inconvénients; il le prescrivait comme calmant, dans toutes les maladies du cœur, soit qu’elles dépendent d’un changement de volume de cet organe , ou de l’accélération de ses mouvements sous l’influence du système nerveux. Son action , quoique peu prononcée , est cependant incontestable , et c’est un de ces médicaments dont on peut augmenter les doses sans avoir à craindre le moindre danger. Ce sirop convient aussi dans le cas de toux, de catarrhes, d’excitation du système nerveux, et de chlorose. Martins

asphalte (mat. méd.) s. m. (du grec asphalizein, fortifier).C’esl le nom que l’on a donné au bitume de Judée , que l’on recueille à la surface de la mer Asphaltique ou mer Morte; ce bitume est inflammable , solide , noir , vitreux , se casse facilement. On l’emploie dans la préparation de quelques onguents et emplâtres; on en retire par la distillation une huiïe volatile qui est employée par les médecins allemands comme antispasmodique. J. B.

asphyxie (path.), s. f. (du grec a privatif et sphuxis, pouls; sans pouls). Etat de mort apparente , produit par la suspension primitive de la respiration. Une des conditions les plus indispensables à l’entretien de la vie chez l’homme est l’introduction dans l’intérieur de la poitrine d’une certaine quantité d’air , destiné à régénérer et à revivifier le sang ; c’est ce qui constitue l’acte de la respiration (V.. ce mot) ; si par une cause quelconque un autre gaz est substitué à l’air atmosphérique , ou bien si ce dernier ne peut pénétrer dans la poitrine jusqu’aux poumons , l’asphyxie survient et la mort est imminente. On conçoit que cette suspension de la respiration peut arriver de plusieurs manières différentes , et qu’il existe divers genres d’asphyxie ; comme tous néanmoins présentent quelques symptômes communs , nous allons en donner une description empruntée surtout à un physiologiste moderne. La première sensatio qu’éprouve le malheureux privé d’air est un sen-

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tirnent d’angoisse très-prononcé; bientôt ce sentiment est porté à l’extrême, et pendant tout le temps qu’il est éprouvé l’individu fait des soupirs, des bâillements, et cherche à dilater sa poitrine. Ensuite, surtout si la respiration a continué de se faire un peu etque l’asphyxie soit graduelle , à ce sentiment d’angoisse s’ajoutent des vertiges , des lourdeurs de tête ; la face devient violette, bleue, ainsi que les lèvres et souvent toute la surface de la peau. En troisième lieu , après une ou deux minutes , même plus si l’individu a pu respirer incomplètement , il y a perte de connaissance , les mouvements cessent, c’est alors qu’il y a mort apparente; il ne reste plus en effet de vie sensible que la circulation du sang; celle-ci s’arrête bientôt ; la chaleur du corps pourtant persiste assez longtemps chez l’asphyxié; mais ce n’est plus qu’un cadavre ; à l’ouverture du corps on trouve en général les poumons , les veines et les cavités droites du cœur gorgés d’un sang noir, qui a perdu la propriété de se coaguler; nous remarquerons néanmoins que ces derniers phénomènes ne sont pas toujours constants. On a beaucoup exagéré le temps qu’un homme pouvait rester sans respirer , et on a même parlé de plongeurs qui avaient pu demeurer sous l’eau pendant plus d’un quart d’heure ; ces faits ne sont pas d’accord avec les observations et les expériences modernes, et il paraît prouvé que trois minutes de suspension complète de la respiration suffisent pour donner la mort ; il est vrai que beaucoup de noyés ont pu être rappelés à la vie après un séjour bien plus prolongé sous l’eau ; mais on ne doit pas oublier que la plupart d’entre eux , par suite de leurs efforts, viennent de temps en temps à la surface du liquide , où ils peuvent faire quelques inspirations ; l’asphyxie se fait alors d’une manière lente et incomplète.

Les divisions purement classiques des espèces d’asphyxie devant être rejetées d’un ouvrage de cette nature , nous les distinguerons d’après leurs causes et leur fréquence en :

1° Asphyxie par la vapeur du charbon, des fours à chaux , des cuves contenant des matières végétales en fermentation, etc. ;

2° Asphyxie par air ou ga?, méphitique des fosses d’aisances, des égouts, etc.;

3° Asphyxie par submersion, ou des noyés;

4» Asphyxie par strangulation, ou des pendus;

5° Asphyxie par la foudre;

6° Asphyxie par le froid ;

7° Asphyxie des nouveau-nés.

Nous traiterons à part et aux articles congélation, froid, foudre , de l’asphyxie par le froid et par la foudre.

\o Asphyxie par la vapeur du charbon, des fours à chaux, des cuves contenant des matières végétales en fermentation, etc. Ce genre d’asphyxie est le plus fréquent après celui par submersion; il est dû surtout à l’action délétère de l’acide carbonique , résultat de la combustion du charbon , de la décomposition des calcaires dans la fabrication de la chaux , et de la fermentation alcoolique du vin, du cidre, etc.; il peut avoir été choisi comme moyen de suicide , ou être le résul-

tat de l’ignorance ou de l’imprudence; beaucoup de personnes, en effet, croient à tort que le charbon une fois allumé ou bien la braise ne présentent aucun danger; c’est une erreur que beaucoup d’individus ont payée de leur vie ; les symptômes particuliers de l’asphyxie par l’acide carbonique ne sont pas toujours constants; ceux qu’on ob^ serve le plus souvent sont d’abord un sentiment de pesanteur à la tête ; le malade ne peut la soutenir , il éprouve bientôt une violente céphalalgie avec un sentiment de faiblesse et d’angoisse; il lui semble qu’on presse avec force sur ses tempes ; à ces premiers symptômes succèdent des tintements d’oreilles , le trouble de la vue , des tournoiements de tête; les forces diminuent rapidement, en même temps qu’une propension invincible porte l’asphyxié à se livrer à un sommeil précurseur delà mort. Pendant tout ce temps le cœur bat avec rapidité et violence , la peau est souvent couverte de sueur; mais bientôt tout mouvement cesse, l’intelligence s’éteint, la respiration devient de plus en plus gênée et s’arrête ainsi quela circulation du sang; l’asphxyié paraît mort.

En cet état , la chaleur du corps persiste longtemps , la face est rouge , quelquefois pâle ; les membres conservent leur mollesse et leur flexibilité; rarement ils sontroides et contour- , nés; dans quelques cas enfin les urines et les excréments sont rendus involontairement.

Pourprévenir l’asphyxie par l’acide carbonique, il faut éviter de s’exposer aux vapeurs du charbon, des liquides en fermentation et des substances capables de laisser dégager de l’acide carbonique en grande quantité ; n'allumer de la braise dans un appartement qu’en la plaçant sous une cheminée à bon tirage; et si l’on éprouvait le mal de tête et le malaise précurseur de l’asphyxie, se hâter d’ouvrir les portes et fenêtres pour respirer un air frais; on ne doit descendre dans les caves et entrer dans les lieux où existent des liquides en fermentation , qu’après s’être assuré qu’une chandelle ne s’y éteint pas après avoir brûlé dix à quinze minutes ; on sait néanmoins qu’un homme peut encore vivre quelque temps dans un air qui ne permet pas aux chandelles de brûler.

Traitement et secours. Après avoir retiré l’individu asphyxié du lieu dont l’air est vicié, on doit le placer dans un endroit frais et aéré, à l’air libre, même sans craindre le froid ; on le déshabillera; et après l’avoir assis sur une chaise ou un fauteuil, on tâchera de rétablir la respiration en comprimant légèrement et d’une manière alternative la poitrine et le ventre afin d’imiter le jeu de la respiration ; après trois ou quatre tentatives de ce genre, on au- j ra recours aux affusions d’eau froide. Celles-ci se | pratiquent en emplissant un verre d’eau la plus froide possible, et la projetant brusquement sur le visage de l’asphyxié ; on recommence cette ma- » nœuvre plusieurs fois, et toutes les huit ou dix ' miuutes on renouvelle la compression alternative de la poitrine et du ventre; lorsque la respiration se rétablit, et que le malade éprouve des frissons et du tremblement, on cesse les affusions d’eau froide, et on réchauffe le malade en le plaçant dans un lit bassiné , et en l’entourant de linge

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chaud ; on peut aussi se servir , dans le même but, de vessies ou de bouteilles pleines d’eau très-ehaude. On lui fera prendre pour boisson de la limonade ou de l’eau vinaigrée (une cuillerée à bouche par verre d’eau) , ou selon les circonstances et l’état de faiblesse, on administrera quelques cuillerées d’un vin généreux ; il sera important d’appeler le plus tôt possible un homme de l’art, auquel le traitement devra être confié. Les secours indiqués ci-dessus doivent être administrés avec promptitude et continués longtemps; on les a vus, en effet, n’être efficaces qu’ après cinq ou six heures de tentatives.

2° Asphyxie par air ou gaz méphitique des fosses d’aisances, des égouts, etc. Ces gaz sont composés principalement d’acide hydro- sulfurique ( hydrogène sulfuré ) , d’azote et d’ammoniaque ; vulgairement ils portent le nom de plomb. Les symptômes auxquels ce genre d’asphyxie donne lieu varient d’intensité suivant la quantité de gaz hydrogène sulfuré existant dans l’air vicié, la durée de l’empoisonnement, le tempérament, etc.; tantôt on n’observe que du malaise, une respiration gênée et irrégulière, des envies de vomir , et quelquefois de légères convulsions; tantôt l’individu a la sensation d’un poids qui lui comprimerait fortement la tête et la poitrine; et il tombe rapidement sans - .naissance; le corps est alors souvent froid; les yeux sont ternes, les contractions du cœur tumultueuses et fréquentes, la respiration courte, irrégulière, et très-gênée. D’autres fois il existe de l’agitation , de violents mouvements convulsifs ; le malade pousse des cris , des gémissements. Ce genre d’asphyxie est très-souvent mortel, et la convalescence est en général fort longue.

Pour prévenir tous ces accidents, il faut prendre un certain nombre de précautions indiquées avec détail dans un ouvrage que je viens de publier, intitulé Nouvelles recherches sur les secours à donner aux noyés et aux asphyxiés, Paris 1835. Ces précautions consistent , toutes les fois que l’on veut procéder au curage d’une fosse d’aisance, ou d'un égout, ou même réparer ceux-ci lorsqu’ils sont vides :

1° A introduire une chandelle allumée dans le lieu suspect , et à s’assurer si elle continue à brûler pendant 10 à 15 minutes. Il faut remarquer, à ce sujet , qu’il y a quelquefois une explosion produite par la combustion du gaz hydrogène sulfuré , et que , lors même que la chandelle continue à brûler sans s’éteindre , on ne doit pas conclure qu’il soit toujours possible de descendre impunément.

2» A percer avec une perche la croûte qui se forme au-dessus des matières fécales, et à brasser celles-ci à fond après qu’on aura procédé pendant une demi-heure à la ventilation, dont il sera parlé plus bas.

3» A ne permettre à aucun ouvrier de descendre sans être muni d’un bridage, afin qu’on puisse le retirer facilement, s’ü venait àêtre incommodé.

4° A procéder à la ventilation. Pour cela le meilleur moyen consiste à suspendre un réchaud allumé à l’ouverture du lieu infecté; on surmonte ce réchaud d’un long tuyau en tôle , afin de favo-

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riser le tirage; l’appareil de Wuettig voyez l’ouvrage cité) serait encore préférable , si l’on pouvait se le procurer.

Les autres moyens de désinfection proposés sont l’emploi du chlorure de chaux pour neutraliser les gaz délétères , l’introduction d’un réchaud dans l’intérieur de la fosse ou de l’égout, afin de détruire par la combustion ces mêmes gaz.

Traitement et secours. On devra, comme dans les cas de l’asphyxie précédente , se hâter de retirer l’individu du lieu infecté , l’exposer au grand air ; il est prudent , avant de s’occuper des secours, d’asperger son corps et ses vêtements avec de l’eau chlorurée , afin de se garantir des émanations dangereuses ; on pratiquera ensuite les affusions d’eau froide dont nous avons parlé plus haut , et l’on fera respirer avec prudence un mélange dégageant du chlore; si le malade avait avalé du liquide contenu dans la fosse, on devrait se hâter de provoquer le vomissement avec une plume ou aii moyen de l’émétique , dès que le malade pourra avaler; on se conduira ensuite comme dans les cas d’asphyxie par la vapeur du charbon (v. plus haut). Lorsqu’il y a à la fois asphyxie et submersion dans le liquide des fosses d’aisances , le cas est des plus graves; on aura alors recours seulement aux frictions , à l’application de la chaleur ; on pourra tenter encore quelques affusions d’eau froide , mais sur la face seulement.

3° Asphyxie par submersion, ou des noyés. C’est le genre d’asphyxie le plus fréquent. Lorsqu’un individu se noie, il s’agite en général violemment et parvient ainsi à gagner de temps en temps la surface où il respire; il retombe ensuite, saisit tous les corps qui se présentent à sa main, gratte même le fond de l’eau; mais peu à peu ses forces s’affaiblissent , et il éprouve les symptômes généraux de l’asphyxie; celle-ci a lieu, en général, d’une manière lente , et l’angoisse du noyé peut se prolonger assez longtemps ; d'autres fois l’individu perd connaissance en tombant dans l’eau, soit par suite de la frayeur , soit par l’impression de l’eau froide , soit frappé d’une attaque d’apoplexie ; la mort est alors plus prompte et exemple de douleur. L’aspect du cadavre n’est pas le même dans tous ces cas. Les signes particuliers les plus constants de la mort par submersion sont une face en général pâle, quelquefois violacée; une bave écumeuse à la bouche , dans le fond de la gorge et dans les bronches ; enfin la présence d’une quantité d’eau variable, souvent considérable, dans l’estomac. Les bronches en contiennent même le plus souvent une quantité plus ou moins appréciable.

Les moyens de prévenir l’asphyxie des noyés consistent surtout en des mesures de police bien ordonnées; la sollicitude de l’administration doit veiller à ce que les secours à donner soient complets, prompts et sûrs; il existe pour cela, dans la capitale, des boîtes et armoires de secours ; le zèle des personnes qui retirent les noyés est en outre stimulé par des récompenses. L’instinct admirable des chiens de Terre-Neuve, qui consiste à sauver les personnes en danger de se noyer, m’avait fait penser, il y a quelques années, à les utiliser pour le service des secours de la ville de Paris: les

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premiers essais n’ont pas été satisfaisants; je crois toutefois qu’il n’eût peut-être pas été impossible, avec le temps et de la persévérance , d’arriver à un résultat plus heureux , si des circonstances, qu’il me serait pénible de détailler n’eussent fait échouer complètement mes efforts.

Traitement et Secours. Après qu’un noyé a été retiré de l'eau, une des premières choses qui frappe est l’abaissement considérable de la température du corps; ce froid est dû surtout à l’eau répandue sur le corps et sur les vêtements, laquelle se volatilise en enlevant une grande quantité de calorique. IJne indication urgente est donc de réchauffer le noyé; mais avant, et sur le lieu même, on devra tenter quelques essais pour rétablir la respiration. « Pour cela on comprimera doucement et par intervalles le bas-ventre de bas en haut, et l’on en fera , en même temps , autant pour chaque côté de la poitrine , afin de faire exercer à ces parties les mouvements qu’elles exécutent lorsqu’on respire. « (Instruction du Conseil de salubrité, 30 avril 1835.) Pendant ces essais, qui ne devront pas durer plus d’une minute, on tiendra la tête un peu plus bas que le corps , durant l’espace de quelques secondes , et cela dans le but de mieux faire sortir l’eau; mais, dans aucun cas, on ne devra suspendre le noyé par les pieds , ni le rouler dans un tonneau , comme une affligeante routine le faisait pratiquer autrefois.

cc Si le noyé est trop éloigné du lieu où les secours devront lui être administrés, pour que le transport puisse être effectué en moins de cinq à six minutes , et si la température est au-dessous de zéro , s’il gèle , il convient d’ôter les vêtements du noyé en s’aidant de ciseaux, afin de procéder plus vite; d’essuyer le corps , de l’envelopper dans une ou plusieurs couvertures de laine , ou encore de l’entourer de foin , en laissant toujours la tête libre, et de le porter ainsi au lieu où l’on devra continuer les secours. » (Instruction citée.) Arrivé à ce lieu, le noyé sera déshabillé, si déjà il ne l’a pas été; on le réchauffera par les moyens indiqués, la bassinoire, les fers à repasser, etc.; on l’enveloppera d’une couverture en laine, et, en même temps , on recommencera les essais de pression alternative de la poitrine et du ventre pour rétablir la respiration; la tête et la poitrine seront maintenues un peu élevées. « Tout en employant les moyens nécessaires pour réchauffer le noyé, et pour rétablir la respiration, on le frictionnera avec des frottoirs de laine sur les cuisses, les bras, et, de temps à autre, de chaque côté de l’épine du dos; on brossera doucement, mais longtemps, la plante des pieds, ainsi que le creux des mains. On pourra aussi flotter, avec les frottoirs en laine, le creux de l’estomac, les 'flancs, le ventre et les reins, dans les intervalles de temps où l’on n’y promènera pas (à travers des linges) la bassinoire ou les fers à repasser. Si le malade donne quelques signes de vie , il faut continuer les frictions ainsi que l’emploi de la chaleur, mais bien se garder d’entreprendre quelque chose qui puisse gêner même légèrement la respiration; si le noyé fait quelques efforts pour respirer , il faut discontinuer pendant quelque temps toute ma-

nœuvre qui pourrait comprimer la poitrine ou le bas-ventre. Si pendant les efforts , plus ou moins pénibles , que fait le noyé pour respirer l’air ou pour le faire sortir, on s’aperçoit qu’il a des envies de vomir, il faut introduire au fond de la bouche la barbe d’une plume et la chatouiller, à peu près comme on le pratique, lorsque , pour se faire vomir, on introduit un doigt, le plus avant possible, au fond du palais. Dans aucun cas, il ne faut introduire le moindre liquide dans la bouche d’un noyé , à moins qu’il n’ait repris ses sens, et qu’il puisse facilement avaler. Si alors le médecin n’est pas encore arrivé, on peut faire prendre au malade une cuillerée d’eau-de-vie, d’eau de mélisse ou d’une liqueur spiritueuse étendue de moitié d’eau, etc. » (Instruction citée.) Les émissions sanguines ne devront être pratiquées que d'après l’avis exprès du médecin. Nous n’avons pas parié de deux autres moyens de secours, parce qu’ils exigent des instruments particuliers qui ne sont pas entre les mains de tout le monde ; le premier de ces moyens doit être employé immédiatement après l’accident; il consiste à aspirer avec une seringue à air l’eau, l’écume et les mucosités qui peuvent se trouver dans les voies aériennes ; dans le second moyen , qu’on ne doit mettre en usage qu’après une demi-heure de tentatives inutiles, la fumée d’un mélange d’espèces aromatiques sèches est introduite dans le fondement du noyé , au moyen de l’appareil dit machine furnigatoire. Je renvoie, pour plus de détails, à mon ouvrage déjà cité.

4° Asphyxie par strangulation, ou des pendus. L’asphyxie par strangulation comprend, non-seulement la simple constriction du cou par un lien circulaire, comme dans le supplice du garrot usité en Espagne , mais encore la suspension ou pendaison. Il n’est pas nécessaire, pour que l’asphyxie par suspension ait lieu , que la totalité du corps soit élevée au-dessus du sol; j’ai prouvé, à l’occasion d’un suicide célèbre, que la pendaison pouvait s’accomplirlors même que lespieds touchaient terre; bien plus, il n’est pas très-rare de voir dans les hôpitaux et prisons de Paris des individus couchés se suicider par strangulation sans que le tronc ait quitté le sol.

La mort dans la strangulation n’est pas toujours le résultat de la suffocation; elle est souvent due àune attaqued’ apoplexie, par suite de la compression des veines du cou; et, même dans quelques cas de pendaison , surtout avec traction sur le corps ou sur le lien, elle peut être le résultat d’une lésion de la moelle épinière.

Symptômes. La perte de connaissance survient en général assez promptement; la vue se trouble et des flammes bleuâtres apparaissent devant les yeux; la mort survient ensuite dans un espace de temps variable. Lorsqu’elle est le résultat de l’apoplexie , la face est rouge , tirant sur le bleu , les veines du cou et de la face sont gonflées , la langue est tuméfiée et livide, les yeux sont rouges et proéminents. Dans le cas d’asphyxie simple, la face est plus généralement pâle ; il existe de l’écume, souvent sanguinolente , au gosier et dans la bouche. Quand il y a asphyxie et apoplexie, les signes

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indiqués ci-dessus sont plus variables ; on observe en outre que les doigts sont fortement contractés, comme pour serrer un objet renfermé dans la main.

Traitement et secours. On ne doit s’occuper des moyens de rappeler la chaleur que dans le cas seulement où le corps du pendu serait resté assez longtemps exposé au froid. Il faut de suite songer à rétablir la respiration. Au reste , nous ne pouvons mieux faire que de donner ici un extrait de l’instruction adoptée par le Conseil de salubrité de la ville de Paris , sur les secours à donner aux noyés et asphyxiés.

« 1« La première opération à pratiquer, c’est de détacher, ou, pour aller plus vite, de couper le lien qui entoure le cou, et s’il y a suspension (pendaison), de descendre le corps en le soutenant, de manière qu’il n’éprouve aucune secousse; tout cela sans délai et sans attendre l’arrivée de V officier public. Défaire les jarretières, la cravate, les cordons de jupes, le corset, la ceinture de culotte, en un mot toute pièce de vêtement qui pourrait gêner la circulation.

» 2° On placera le corps , toujours sans lui faire éprouver de secousses, selon que les circonstances le permettront , sur un lit , sur un matelas, sur de la paille, etc., de manière cependant qu’il y soit commodément, et que la tête, ainsi que la poitrine, soient plus élevées que le reste du corps.

» 3° Si le corps est dans une chambre , on doit veiller à ce qu’elle ne soit ni trop chaude ni trop froide et à ce qu’elle soit aérée.

» 4° 11 est instant d’appeler le plus tôt possible un homme de l’art , parce que la question de savoir’ s’il faut ou s’il ne faut pas taire une saignée, reposant en grande partie sur des connaissances anatomiques , relatives à la direction de la corde ou du lien , il n’y a que le médecin qui puisse bien apprécier les circonstances que présente cette direction.

b 5» Dans aucun cas la saignée ne doit être pratiquée si la face est pâle.

b 6° Dans le cas où, après l’enlèvement du lien, les veines du cou sont gonflées , la face est d’un rouge tirant sur le violet, si l’empreinte produite par le lien est noirâtre, et si l’homme de l’art tarde d’arriver , on peut mettre derrière les oreilles , ainsi qu’à chaque tempe , six à huit sangsues.

b 7° La quantité de sang à tirer devra être proportionnée au degré de bouffissure de la face , à l’âge, à la constitution de l’asphyxié. Il est rare qu’on soit obligé d’extraire plus de deux palettes de sang.

» 8» Sila suspension ou la strangulation a eu lieu depuis peu de minutes, il suffit quelquefois , pour rappeler la vie, de faire des affusions d’eau froide sur la face , d’appliquer sur le front et sur la tête des linges trempés dans de l’eau froide , de faire en même temps des frictions aux extrémités inférieures.

b 9» Dans tous les cas, il faut, dès le commencement , exercer sur la poitrine et le bas- ventre des compressions intermittentes, comme pour les noyés , afin de provoquer la respiration.

b 10» On ne négligera pas non plus de friction-

ner l’asphyxié avec des flanelles , des brosses , surtout à la plante des pieds et dans le creux des mains.

b 11» Les lavements ne peuvent être utiles que lorsque le malade a commencé à donner des signes non équivoques de vie.

» 12° Dès qu’il peut avaler on lui fait prendre , par petites quantités , du thé ou de l’eau tiède mêlée à un peu de vinaigre ou de vin.

b 13° Si, après avoir été complètement rappelé à la vie , il éprouve des étourdissements , de la stupeur, les applications d’eau froide sur la tête deviennent utiles.

» 14° En général , il doit être traité , après le rétablissement de la vie , avec la même précaution que les autres asphyxiés, b

5° Asphyxiedesnouveau-nés. Cegeme d’asphyxie et l’apoplexie contribuent surtout à l’étrange mortalité des enfants qui naissent, mortalité qui est près d’un quart des naissances dans la première année. Ces deux états morbides s’observent donc assez fréquemment à la naissance, et il importe de ne pas les confondre , les premiers secours à administrer différant essentiellement pour chacun d’eux. L’apoplexie du nouveau-né est due , tantôt à la constriction qu’exerce le cordon ombilical entortillé autour du cou de l’enfant, tantôt à un accouchement laborieux, pendant lequel la tête a été fortement comprimée; l’enfant ne donne alors aucun signe de vie, il ne pousse aucun cri; sa face est gonflée, violette, quelquefois noirâtre; dans quelques circonstances sa tête présente une tumeur molle et fluctuante. Dans l’asphyxie , au contraire, l’enfant est exsangue, pâle ou légèrement violet; il parait aussi dans un état de mort apparente , ne poussant aucun cri et ne cherchant pas à happer l’air, comme le font les enfants qui naissent; les chairs sont flasques et on ne sent pas, ou presque pas, les battements du cœur et ceux du cordon ombilical. Cet état peut dépendre de la faiblesse de l’enfant, d’hémorrhagies abondantes qu’a éprouvées la mère avant l’accouchement, de la compression du cordon; aussi l’observe-t-on assez souvent lorsque l’enfant sort par les pieds.

Traitement. Il faut se garder de couper le cordon ombilical, à moins qu’il n’y ait absence complète de pulsations, et que le délivre ou placenta n’ait commencé à se détacher , ou bien encore qu’il n’y ait une hémorrhagie inquiétante; s’il y avait apoplexie, il conviendrait, au contraire, de couper promptement le cordon, et de le laisser saigner quelque temps. Ceci fait, soit qu’il s’agisse d'une apoplexie ou d’une asphyxie, après avoir entouré l’enfant de linges chauds, on s’assurera si la bouche et les narines ne contiennent pas des mucosités , qui empêchent le passage de l’air; si elles existaient, on introduirait dans la bouche, ainsi que le prescrit M. Or fia, le doigt, les barbes d’une plume , ou un pinceau trempé dans de l’eau salée , qu’on appliquerait légèrement, en le tournant dans le même sens, pour détacher tout ce qui s’oppose à l’entrée de l’air dans les poumons. On devrait en même temps frotter la région du cœur avec des linges imbibés de vin

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