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chaud, frictionner la plante des pieds avec une brosse douce , presser doucement le cordon ; mais le moyen le plus efficace , suivant les auteurs, est l’insufflation de l’air par la bouche; pour l’exécuter, on peut se servir d’un soufflet ordinaire communiquant avec une des narines, ou bien d’un tuyau de plume qu’on introduit dans la bouche de l’enfant, en ayant soin de la fermer exactement, ainsi que les narines ; on souffle ensuite doucement, par saccades, et de manière à imiter la respiration, soit avec la bouche, soit au moyen d’une vessie pleine d’air ; l’air qu’on insuffle doit avoir été aspiré par la bouche sans avoir passé par les poumons. On peut appliquer aussi la bouche contre celle de l’enfant ; mais il n’appartient qu’à un homme de l’art de se servir du tube laryngien de Chaussier. Dans toutes ces tentatives, il est un précepte important, c’est celui de les interrompre aussitôt que l’enfant commence à happer l’air.
Nous croyons devoir encore rappeler ici que dans tous les cas de mort apparente , quelle qu’en soit la cause , il est urgent de réclamer, le plus tôt possible, les secours d’un homme de l’art; lui seul, en s’aidant des connaissances anatomiques et physiologiques , peut bien apprécier l’état du malade, et connaître le point où, d’utiles qu'ils étaient, les moyens de secours deviennent nuisibles.
Makc,
aspec (zool.). Y. Serpents.
ASFIC (bot.). V. Lavande.
assa-fœtida ou asa fœtida (mat. mêd.), s. f. Gomme-résine obtenue par l’évaporation spontanée du suc laiteux qui découle d’incisions transversales faites au collet de la racine d’une plante de la famille des ombellifères, qui croit en Perse, et dont le nom botanique est ferula assa-fœtida
L’assa-fœtida se trouve dans le commerce sous la forme de masses brunes , anguleuses , formées par la réunion de masses plus petites ou larmes, qui présentent dans leur cassure une forme amygdaloïde , une couleur d’un blanc sale et une apparence translucide; cette couleur, après quelques heures d’exposition à l’air, passe au rose violacé, puis au brun.
Cette substance a une saveur âcre, une odeur alliacée extrêmement forte et désagréable , qui lui a valu le nom latin de stercus diaboli.' Il paraît cependant qu’elle a été employée comme condiment chez quelques nations , ce qui peut se concevoir lorsqu’on remarque que l’ail est employé chez nous au même usage, quoiqu’il n’affecte guère moins péniblement l’odorat de quelques personnes.
L’assa-fœtida est formée de résine dans la proportion de quarante-sept pour cent, de dix-neuf de gomme , et ensuite d’huile volatile , de sel , d’extractif et de quelques autres substances. Elle est cassante, et se réduit assez facilement en poudre à une basse température; la chaleur la ramollit, et elle peut être alors malaxée entre les doigts.
Elle est incomplètement soluble dans l’eau, mais en la triturant avec précaution dans ce liquide , elle s’y divise aisément; l’huile et la résine qu’elle
contient forment alors une émulsion permanente par l’intermède des parties gommeuses qu’elle contient ; il est donc à peu près inutile d’y ajouter un jaune d’œuf, comme on en a l’habitude, pour la retenir en suspension.
L’assa-fœtida est fréquemment employée parles médecins, qui la considèrent comme un puissant moyen antispasmodique , surtout pour combattre, chez les femmes, les accidents connus sous le nom d’hystérie. Son odeur et sa saveur sont si repoussantes , qu’on la prescrit rarement à l’intérieur dans des potions ; mais on la donne seule ou unie à d’autres substances sous forme de piiules qu’on argente ordinairement; son usage, longtemps continué de cette manière , communique à l’haleine des malades une fétidité remarquable. Le mode le plus ordinaire de l’administrer consiste à la suspendre dans des lavements.
Introduite dans l’estomac, on en donne quelques grains seulement. Dans les lavements, la dose est quelquefois portée jusqu’à un et deux gros.
Elle s’emploie aussi en applications extérieures étendue sous forme d'écusson, soit seule, ramollie et malaxée; soit incorporée dans un emplâtre approprié.
On prépare avec l’assa-fœtida des teintures alcooliques et éthérées ; elle entre dans les mixtures dites fétides, antispasmodiques et antihyslériques des pharmacopées étrangères, et dans un très-grand nombre de formules de pilules composées, dans lesquelles elle est ordinairement associée aux autres gommes-résines, à la valériane, au castoréum et au camphre. Yée ,
Membre de la société de pharmacie.
ASSÂiSGKJBïEBïsïiST (hyg.). V. Condiment.
ASSIMI2.ATIOBÎ (phtjsiol.) s. f. Fonction qui existe chez tous les animaux et les végétaux, et qui a pour résultat de transformer en leur propre substance les matières alimentaires. (V. Nutrition, Digestion.) J. B.
assoupissement (méd.), s. m.(sopor.)Etat intermédiaire entre la veille et le sommeil, pendant lequel l’action des sens est suspendue ou ne s’exerce que d’une manière incomplète. L’assoupissement, dans l’état de santé, est le premier degré du sommeil, il le précède, mais ne peut le remplacer, car il n’est pas, ou n’est que très-peu réparateur. L’assoupissement est souvent l’indice de la part que prend le cerveau au travail de la digestion , comme on l’observe chez beaucoup de personnes après le repas. Dans l’état de maladie , c’est un symptôme généralement grave et propre aux affections cérébrales; dans ce dernier cas on le désigne par le nom de côma, et lorsqu’il est très-profond par le mot de carus.
L’assoupissement qui survient après le repas, principalement chez les personnes replètes, exige un léger sacrifice dans la quantité et la qualité des aliments, ceux- ci doivent alors être choisis dans la classe des végétaux non féculents, ou parmiles substances animales de facile digestion , telles que le poulet, le veau rôti , les poissons de rivière , etc., en ayant le soin de consulter la convenance de l’estomac. Il est toujours mieux de diminuer la quantité des aliments, que de chercher à en ren-
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dre la digestion plus facile au moyen d’assaisonnements que l'art culinaire ne sait que trop bien varier. Ces assaisonnements ont le grand inconvé nient de surexciter l’estomac , et à la longue d’affaiblir la puissance digestive. Rien ne s’opposera avec autant d’avantage à l’assoupissement dont il est ici question, qu’un verre d’eaufroide aprèsle repas, le passage à un air frais, une petite promenade, un exercice modéré, et surtout la précaution de bien mâcher; chez quelques personnes le café à l’eau, même en petite quantité, produit le même résultat.
L’assoupissement, ou pour mieux dire l’accablement avec besoin de sommeil qui se fait sentir au milieu du jour, dans les contrées méridionales, et qui résultedel’action d’une température très-élevée, est un avis que nous donne la nature pour rafraîchir nos sens; le sommeil devient alors un auxiliaire puissant; il nous met à même de lutter contre la chaleur accablante du jour. Ce besoin de repos doit donc être écouté. C’est une règle d’hygiène de faire la sieste sous un ciel brûlant; c’est aussi un moyen de s’y acclimater plus facilement.
Quant à l’assoupissement, considéré comme signe de maladie du cerveau, nous renvoyons aux mots Apoplexie, Fièvre cérébrale. L. Martinet.
asthénie f path .), s. m. Manque de force, débilité, faiblesse.
asthme ( tnèd.), s. m,(en latin et en grec asthma, vient de aô, je respire). Quelle que soitla cause qui le prépare, le détermine ou l’entretient, l’asthme est essentiellement caractérisé par des phénomènes spasmodiques , ou convulsifs, qui indiquent sa place la mieux marquée dans la classe des affections nerveuses. Sa spécialité, dans cet ordre d’affections , est d’occuper cette partie du système nerveux qui vivifie les organes respiratoires; c’est, comme on a dit, une névrose de la respiration; non pas qu’on n’observe fréquemment chez les asthmatiques des lésions autres que celles de l’appareil des nerfs; mais, parle seul fait qu’on les remarque souvent sans qu’il y ait asthme , il n’est plus permis de les présenter pour caractère essentiel d’une maladie qui ne coïncide que par accident, et n’a pas besoin d’elles pour exister.
L’asthme est une affection presque toujours chronique, reconnaissable à une gêne habituelle dans la respiration, avec redoublements violents, convulsifs, qui semblent menacer de suffocation; et tout cela communément sans fièvre. La marche de cette maladie est rémittente, et offre parfois de véritables intermissions. Dans l’intervalle des exacerbations ou des paroxysmes , les asthmatiques vaquent à leurs affaires ou se livrent au plai sir, à peu près comme les autres hommes non malades; ils paraissent tout au plus affectés d’un rhume habituel, plus incommode que dangereux. Dans les accès , au contraire , leur situation est extrêmement pénible, et serait fort alarmante si l’on n’était rassuré par l’expérience des antécédents, auxquels il ne faut pourtant pas toujours s’en remettre pour le pronostic. C’est ordinairement dans la nuit que se déclarent les paroxysmes. La respiration , habituellement malaisée, devient plus difficile, la poitrine semble chargée d’un poids ou t. r.