‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 122 sur 316 · BOI · texte numérisé non relu

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diatement renvoyé dans son département, où bientôt il devait paraître sur les bancs de la cour d’assises. J. P. Beaude.

blésité ( path .), s. f. Vice de prononciation qui consiste à substituer une consonne douce à une plus dure, comme le Z à l’S, le D au T , l’S au G , et qui font dire un zenou pour un genou, un sien pour un chien, etc. J. B.

blépharite (path.) s. f. C’est l’inflammation des paupières. (Y. ce mot.)

BLEU DE PRUSSE. (Y. au supplément.)

bleue (Maladie.) (V. Cijanose.)

boisson ( hyg .), s. f. Le mot boisson comprend tout liquide qu’on introduit dans les voies digestives, soit pour calmer la sensation de la soif, et réparer les parties fluides de notre corps, soit pour favoriser la dissolution des aliments solides et leur absorption.

On pourrait distinguer cinq grandes divisions dans les boissons proprement dites; 1° l’eau; 2° les boissons aqueuses qui contiennent des sels ou des acides en dissolution , telles que les eaux minérales naturelles et factices; 3° les infusions, les mélanges et les décoctions dans l’eau; 4° les boissons dont le principe actif est l’alcool ; 5» les boissons alimentaires. Comme chaque boisson aura dans ce dictionnaire un article spécial, nous ne les considérons ici que d’une manière générale,sur quelques points de vue hygiéniques et thérapeutiques.

Classe. — Eau , ou boissons aqueuses simples. Les hommes dans leur état naturel ne connaissaient d’autre boisson que l’eau; le vin et les autres liqueurs ne sont que des produits industriels créés par la civilisation. L’eau est la plus simple et la plus essentielle de toutes les boissons. Il faut, pour que l’eau potable ne soit pas nuisible à notre économie, qu’elle réunisse les trois conditions suivantes :1° elle doit contenir de l’air atmosphérique en dissolution; 2° elle ne doit contenir que la moindre proportion possible de sels de chaux et de magnésie, le carbonate de chaux en petites proportions est plus utile que nuisible ; 3° l’eau potable ne doit pas contenir de matières végétales ou animales putrides ; ces substances en dissolution dans l’eau la rendent délétère, et son usage produit les fièvres intermittentes, les engorgements des viscères abdominaux, la décoloration de la peau, etc.

Les eaux pluviales qu’on est obligé en certains pays de conserver, pour les besoins, dans des citernes, s’y altèrent assez promptement et occasionnent souvent des maladies contagieuses, et il est bien important pour ces contrées d’avoir recours à des moyens capables de rendre ces eaux salubres ou de les empêcher de se détériorer.

L’eau de rivière dont le cours est rapide et qui coule sur un lit de sable ou de roc, réunit les conditions qui signalent l’eau potable de bonne qualité ; elle est plus pure et contient beaucoup plus d’air que celle qui coule lentement et sur des substances organiques, parce que ces substances absorbent l’air et altèrent les qualités de l’eau en se corrompant, et s’y dissolvant en partie.

La boisson aqueuse simple, quand elle est pure, et qu’elle réunit toutes les conditions que nous venons d’indiquer, a la propriété d’étancher la soif en humectant les organes salivaires et ceux de la déglutition, de délayer les aliments, de réparer les pertes de la transpiration et les liquides épuisés par toutes les voies d’évacuation.

Les effets des boissons aqueuses sur notre économie varient selon leur degré de température et les conditions dans lesquelles se trouvent ceux qui en font usage. L’eau fraîche calme la soif et fait éprouver une sensation agréable ; mais si elle est trop glacée, une sensation de froid insupportable se fait sentir dans l’arrière-bouche, et son introduction dans l’estomac produit un sentiment excessif de froid ; si la boisson a été abondante elle détermine des coliques et des tremblements.

Si le sujet est sain et vigoureux, ces sensations pénibles se dissipent promptement; mais si le sujet est faible, la réaction est incomplète. Si ces boissons glacées sont ingérées au moment où le corps se trouve en transpiration, les résultats peuvent être très-funestes. Dans les pays méridionaux on voit souvent des individus frappés d’apoplexie après avoir pris des glaces pendant qu’ils étaient échauffés et couverts de sueur.

Les boissons aqueuses chaudes, quoique privées d’air, fades et très-désagréables à prendre, sont néanmoins appelées à remplir des indications thérapeutiques. L’eau chauffée à une température élevée sert pour certaines personnes comme digestif, et pour d’autres elle est un des . meilleurs sudorifiques que l’on connaisse.

2e Classe. — Boissons simples qui contiennent des sels ou des acides en dissolution. Les eaux minérales, naturelles et artificielles sont comprises dans cette classe. Dans tous les pays d’Europe, et surtout en France, en Allemagne et en Italie, beaucoup de personnes en bonne santé, ou pour la plus minime indisposition, au lieu de boire le vin avec de l’eau simple, le mêlent avec des eaux minérales naturelles, et le plus souvent factices.

Les boissons d’eaux minérales sont très-salutaires, et les médecins peuvent en tirer un grand i parti surtout pour la guérison des maladies chroniques. L’action de ces boissons sur notre économie varie selon la nature des eaux et leur température, et selon l’âge et la constitution de ceux qui en font usage. Les eaux minérales les plus employées comme boisson sont les hydro-sulfu- I reuses thermales et froides, les ferrugineuses- acidulés, les minér ales-salines, et les acidulés simples. Ces dernières sont employées plutôt comme une boisson de luxe; elles contiennent peu de sels en dissolution. (V. Eaux minérales).

3e Classe. — Infusions, décoctions et mélanges dans l’eau. Cette classe est la plus nombreuse; les grains, les fruits, les racines, la sève des diverses plantes, toutes ces substances, traitées par l’eau J isolément , ou mélangées entre elles en nombre et proportions diverses, produisent une quantité ' innombrable de boissons différentes : les principales sont les eaux aromatiques, les eaux distillées, l’eau sucrée, les sirops étendus d’eau, tels que les sirops de vinaigre , d’orgeat et de gro-

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