‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 133 sur 316 · CAD CAF · texte numérisé non relu

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replacer tous les éléments qui forment un corps organisé dans la condition où ils doivent se trouver sous l’action des lois physiques.

Comme nous l’avons dit, le premier effet de cette décomposition est le ramollissement de tous les tissus, excepté des os. Les liquides s’infiltrent et transsudent à travers les organes qui les contenaient si rigoureusement pendant la vie, des gaz se développent dans l’intérieur des cavités et surtout dans celle de l’abdomen ; des taches violacées se manifestent dans de nouvelles parties, elles sont analogues aux vergetures violettes que l’on observe sur les cadavres environ vingt-quatre heures après la mort et qui sont déterminées ordinairement par la position qu’avait le corps au moment du dernier soupir. Bientôt la peau de l’abdomen gonflée prend une couleur verdâtre qui se communique aux autres parties. Les gaz qui finissent par se développer dans toute l’épaisseur des tissus distendent la peau, tout le corps paraît ballonné et acquiert un volume considérable qui ne diminue que lorsque les téguments ramollis et déchirés donnent passage aux gaz, qui, après s’être dégagés, laissent les parties s’affaisser et se décomposer lentement jusqu’à ce qu’il ne reste plus que le squelette réuni par les ligaments; car de tous les tissus mous, ce sont ceux qui résistent le plus longtemps.

A ce tableau de la décomposition des corps vivants, nous joindrons quelques considérations médico-légales qui se trouvent naturellement rattachées à la question.

Il est important, lorsqu’on s’est assuré que le corps d’une personne que l’on suppose victime d’un homicide est privé de vie, de ne point le déplacer ni de déranger aucun des objets qui l’entourent ou qui sont dans le lieu où se trouve le cadavre, ces objets pouvant jeter d’importantes lumières pour éclairer sur la nature du fait et souvent faire distinguer un assassinat d’un suicide. Mais dans les cas de suspension et de submersion, il est important de chercher à rappeler la vie, lorsque peu de temps s’est écoulé depuis l’accident; dans tous les cas, le magistrat devra être immédiatement mandé et son devoir l’obligera à se faire accompagner d’un docteur en médecine. Si l’on suppose que l’individu a été victime d’un empoisonnement, il sera important de recueillir les matières vomies, d’examiner les vases qui sont dans le lieu où a été trouvé le corps, de mettre dans des bouteilles scellées du cachet du magistrat les liquides que l’on peut supposer contenir le poison, d’enfermer également dans des flacons les matières provenant des vomissements et les autres subsistances que l’on pourrait croire empoisonnées. Si l’on est obligé de transporter le corps pour procéder à l’ouverture, il sera important de le porter avec précaution, de boucher les ouvertures de la bouche, du nez et de l’anus, afin d’empêcher que les matières contenues dans le canal intestinal ne puissent se perdre au dehors et avec elles la preuve du crime, puisque c’est par la présence des substances contenues dans ces matières que l’on peut constater l’empoisonnement.

S’il s’agit d’un assassinat, il faudra s’assurer de la nature des blessures, examiner quels sont autour du corps de la victime les instruments qui ont pu servir au crime, constater le désordre des

vêtements et celui qui peut exister parmi'les meubles et les objets qui sont dans le lieu où est trouvé le corps; il faut dépouiller ce dernier complètement, afin de reconnaître toutes les blessures et les traces de violence, car il ne suffit pas seulement de constater l’état des blessures qui ont pu donner la mort, les moindres lésions souvent mettent sur la trace d’importantes vérités; les taches de sang, leur forme, la quantité de sang répandu sont également des choses qu’il est important de noter. Enfin, il est important, dans ces cas comme dans ceux d’empoisonnement, de procéder à l’ouverture du corps, et s’il ne peut être fait dans le lieu même, il sera également indispensable que le transport ait lieu sans secousse et avec toutes les précautions possibles, afin d’éviter que les lésions produites par le crime soient dénaturées.

Le magistrat et le médecin ne doivent pas s’arrêter dans leurs investigations à la cause la plus apparente de la mort; car souvent elle' n’a lieu que pour masquer la cause réelle, ainsi le corps d’un individu empoisonné peut avoir été suspendu par le cou après sa mort, afin de laisser croire à un suicide par suspension, ce que l’absence de violences extérieures permettrait de supposer ; mais dans ces cas, le médecin saura distinguer la suspension qui a eu lieu après la mort, de celle qui aurait eu lieu pendant la vie : d’autres fois, l’assassinat vient hâter la fin d’une victime que le poison tue[trop lentement ; constater la première intention du coupable est souvent d’une très-grande utilité. On se souvient que le malheureux Ramus , dont les membres furent trouvés épars dans divers endroits, avait été empoisonné avant d’avoir été dépecé, et cependant cette première circonstance avait échappé aux magistrats et aux experts, elle ne fut révélée que par l’assassin.

Lorsque par l’état de décomposition très-avancée du cadavre, l’odeur ne permettra pas aux magistrats et aux experts de se livrer aux recherches qu’ils doivent faire, alors on pourra employer avec avantage les chlorures désinfectants, tels que les chlorures de soude ou de chaux; par ce moyen, dont on doit l’application dans ces cas à M. Orfila, on peut en toute sécurité procéder aux ouvertures des corps, quel que soit l’état de putréfaction ; et Ton peut constater des crimes plus d’une année après la mort des victimes. V. Exhumation et Autopsie. J. P. Beaude.

case (huile de), {mat. méd .) On donnait autrefois le nom de cade au genevrier , et le nom d’huile de cade à la portion huileuse et empyreuraatique que l’on obtenait par la combustion à vase clos; depuis, ce nom a été donné à l’huile du goudron des pins et de la poix noire. L’huile de cade estemployée depuis quelque temps en onctions dans les dartres squammeuses.

caduc (mal). ( path .), s. m. V . Epilepsie.

café {bot.), s. m. Fruit du cafeyer ou cafier d’Arabie, coffœa arabica , famille des rubiacées.

L’arbre qui produit le café est originaire de la Haute-Éthiopie; on ignore à quelle époque les Arabes l’importèrent dans leur pays et notamment dans cette partie qui forme la province d’Hyémen, et qui a reçu, en raison de sa prodigieuse fécondité, le nom d’Arabie Heureuse. C’est principalement sur les bords de la mer Rouge et aux envi-

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rons de la ville de Moka que le cafier a le mieux prospéré ; aussi cette contrée est-elle encore en possession de fournir au commerce le café le plus estimé.

L’usage du café existait chez les Orientaux depuis plus d’un siècle, lorsqu’en 1669, Soliman Aga, qui résidait en France en qualité d’agent diplomatique , fit connaître cette délicieuse boisson ; son usage devint bientôt général, et on s’empressa de propager sa culture. Les Hollandais, qui exerçaient alors le monopole du commerce, s’empressèrent de transporter cette plante à Batavia, et de Batavia à Amsterdam où elle réussit parfaitement; l’un de ces pieds, envoyé à Louis XIV par les magistrats de cette ville, fut placé au Jardin-des-Plantes de Paris et servit de souche à plusieurs autres individus. Cette facilité de culture fit concevoir l’espoir de multiplier le cafier aux colonies, et par cela même d’affranchir la France du monopole exercé sur cette substance. Plusieurs plants furent à cet effet confiés à M. Declieux pour les transporter à la Martinique, mais le passage fut long et pénible, et la sécheresse eût fait échouer ce projet, si ce citoyen généreux et éclairé n’eût, pour conserver le précieux dépôt dont il était chargé, poussé le zèle au point de se priver d’une partie de la portion d’eau à laquelle il avait droit, pour arroser le seul plant qui fût resté.

Le cafier s’offre sous la forme d’un petit arbre branchu ou arbrisseau toujours vert , de l’aspect ie plus gracieux. Son volume varie cependant suivant le climat qui le produit : c’est ainsi qu’en Arabie il s’élève souvent jusqu’à quarante pieds, tandis que dans nos colonies il en atteint tout au plus dix-huit ou vingt. Les fleurs, généralement au nombre de quatre ou cinq, et réunies en groupe, s’échappent de l’aisselle des feuilles, elles sont blanches et rappellent celles dujasmin; les feuilles sont entières, oblongues-aiguës, et assez semblables à celles du laurier; la racine est pivotante, fibreuse et de couleur rougeâtre. Le fruit est une baie cératiforme, pulpeuse, de couleur d’abord verte , puis rouge , puis enfin brun foncé ; il renferme deux semences étroitement unies, planes, sillonnées du côté où elles se touchent et convexes de l’autre : ces semences ou graines sont lisses, de nature cornée, très-résistantes , vertes lorsqu’elles sont récentes et d’un gris nacré ou jaunâtre lorsqu’elles sont sèches.

On nomme café en coque ou cerise de cafier, le fruit entier, et café mondé ou gragé, celui qui est dépouillé de la coque et de la pellicule mince qui enveloppe la pulpe. La matière charnue , bien qu’elle offre beaucoup d’analogie avec celle de la cerise, est cependant moins innocente; son usage immodéré donne souvent lieu à des accidents graves et notamment àla dyssenterie. Celte pulpe, généralement rejetée comme inutile, contient cependant une quantité assez notable de principe j sucré pour qu’on ait proposé d’en extraire par | la fermentation et la distillation une liqueur al- J coolique qui pourrait trouver d’utiles applications dans les usages économique, médical et industriel. | Celte observation, que l’on doit à M. de Tussac, 1 mise à profit dans les pays favorisés de la culture

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du cafier, y créerait une industrie assez importante pour mériter de fixer l’attention des propriétaires des cafeteries ou mieux caféyeries.

La fécondité du cafier est telle, qu’il fleurit et fructifie trois fois dans l’année; chaque pied peut, suivant la nature plus ou moins favorablo du sol et du climat, fournir de une à quatre livres de graines ou café. La première récolte qui est aussi la plus abondante s’effectue en mai : on place à cet effet sous chaque arbre des nattes ou des draps, et on secoue les branches de manière à provoquer la chute des fruits mûrs. En Arabie, où la culture est généralemen t plus soignée, la cueillette s’effectue à la main ; les fruits sont portés ensuite sur une aire unie , et là étendus pour opérer un commencement de dessiccation qui s’achève dans des espèces d’étuves; on passe ensuite au cylindre pour séparer la pulpe desséchée des graines , on vanne et on pile pour détacher la membrane parcheminée qui enveloppe la semence. On emploie toutefois dans certaines contrées un moyen plus expéditif pour opérer la séparation des graines de la pulpe; il consiste à passer à un moulin nommé grage, et formé de deux cylindres horizontaux, le fruit mûr et frais; on plonge ensuite dans l’eau le mélange de pulpe et de semence, on brasse pour séparer complètement la matière mucilagineuse qui adhère à la graine, on sépare cette dernière au moyen d’un crible et on procède immédiatement àla dessiccation. Pendant cette dernière opération, la pellicule parcheminée qui enveloppe la semence s’étant en partie détachée, on facilite la séparation complète au moyen du pilage et du vannage, et on l’enferme immédiatement dans des sacs ou barriques que l’on conserve, jusqu’à l’exportation, dans des magasins secs et aérés.

Le café est devenu un objet de commerce de la plus haute importance. La consommation annuelle pour l’Europe seulement était naguère encore d’environ cinquante millions de livres pesant. Il est à remarquer que bien que les succédanés de cette fève exotique soient loin d’offrir la même suavité, cependant la fabrication des cafés indigènes et notamment du café chicorée a opéré sur son importation une diminution assez sensible pour que la consommation ne soit plus que de trente-cinq à quarante millions.

On distingue dans le commerce cinq variétés principales de café , qui sont :

1° Le café moka. Son grain d’une odeur suave et d’une couleur jaune doré, rappelle et simule un léger commencement de torréfaction; il est petit, arrondi, et doit ce dernier caractère à ce que l’une des graines jumelles avortant généralement, rien ne s’oppose au développement de l’autre, qui s’étend alors dans la partie qui devait être comprimée. Cette variété la plus estimée à juste titre est cependant rarement employée seule; elle est livrée au commerce en balles de jonc, recouvertes d’un tissu d’écorce d’arbre et liées de cordes de jonc;

2» Le café de Cayenne. Son grain, est vert obscur nacré, sa forme est large, aplatie; son odeur est peu agréable , mais elle devient plus suave par la torréfaction. Celle variété est encore assez peu

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répandue dans le commerce, quoique estimée; on la propage maintenant avec succès dans l’Amérique du sud;

3° Café Bourbon. Son grain de couleur jaune verdâtre est de grosseur médiocre , peu allongé et bien nourri; il est plus spécialement cultivé dans les îles de France et de la Réunion, il a, comme on l’a vu plus haut , la même origine que le café Moka, et a malgré le changement de climat conservé une grande partie de ses qualités ; il est livré au commerce dans des balles doubles formées de feuilles nattées d’une espèce de palmier;

4° Le café Martinique. Son grain est de moyenne grosseur, de couleur verdâtre, comme tous les cafés des Antilles; sa saveur est amère et astringente; associé aux cafés Bourbon ou Moka, qui ont généralement plus d’arôme et moins de saveur, il forme une boisson suave et savoureuse , très-appréciée des gourmets.

La 5e variété est le café d'Haïti ou Saint-Domingue; son grain est long, plat et bien nourri, de couleur vert clair ; sa saveur et son odeur sont peu agréables ; aussi est-il rangé parmi les cafés les plus ordinaires; il est livré au commerce dans des futailles ou des sacs de toile de chanvre. On distingue encore les cafés Java, Sumatra, Guadeloupe, Havane, Demerari, Jamaïque, du Brésil, Dominique, des Barbades, Marie -Galande, Caraque, Surinam, Porto-Rico et enfin le café Manille; mais ils n’offrent pas de différences bien tranchées et peuvent être regardés comme des sous-variétés de celles qui précèdent.

La connaissance des propriétés du café ayant été fournie par le hasard, ou du moins cette assertion ayant acquis quelque crédit , nous rapporterons , sans y ajouter une foi bien vive , l’anecdote suivante, qui a servi, dit-on, à la constater : des Arabes remarquèrent que les chèvres qui broutaient ces fruits étaient plus vives et plus entreprenantes que celles qui étaient privées de ce genre de nourriture. Le mollah Chadely, l’un d’eux , fut le premier qui fit l’application de cette observation sur lui-même; il s’aperçut en effet que l’usage de ce fruit et notamment des graines lui permettait de se tenir éveillé pendant ses prières nocturnes ; ses derviches voulurent imiter son exemple , et ils propagèrent ainsi l’usage du café. Ce qu’il y a de certain et ce qui tendrait à donner une sorte de crédit à cette anecdote, c’est que les Arabes qui , comme on sait , portent jusqu’à la passion l’attachement pour leurs chevaux, emploient le café pour stimuler leur ardeur et pour ranimer leurs forces épuisées.

L’action stimulante du café, surtout sur les personnes qui n’en font pas un usage habituel, est incontestable : l’espèce d’excitation qu’il produit avait , même dès son importation en Europe , fixé l’attention des législateurs; ils ne virent pas sans crainte la délirante ivresse produite sur les politiques par l’usage de cette boisson qualifiée, avec plus d’esprit que de raison , de liqueur intellectuelle. Berchoux, dans son poëme de la Gastronomie, a très-plaisamment rappelé cette circonstance.

Nous laissons aux économistes politiques à apprécier cette question d'hygiène morale; il ne serait

certainement pas sans intérêt de savoir s’il y a quelque rapport entre la multiplication presque prodigieuse des cafés dans les grandes villes, et la tendance, devenue presque générale, chez les citadins, à s’occuper des affaires publiques ; toujours est-il qu’on ne peut nier l’influence des boissons et des aliments sur les habitudes.

L’usage du café est trop généralement répandu pour que nous croyions devoir entrer dans de longs détails sur les moyens de le préparer, soit à l’eau, soit au lait; nous ferons seulement remarquer que la torréfaction , de quelque manière qu elle soit effectuée , ne doit pas dépasser certaines limites. Lorsque le café a acquis extérieurement une teinte blonde ou marron et qu’une sorte d’exsudation huileuse se manifeste à sa surface,il convient de l’éloigner du feu ; par un trop long contact on s’exposerait à opérer la décomposition de la substance grasse à laquelle il doit son arôme , et surtout du mucilage albumineux qui, comme l’a savamment démontré M. Robiquet dans une analyse récente qu’il a faite de cette substance , joue un si grand rôle dans sa composition. Lorsque le grillage a été bien conduit, la réduction ne doit pas dépasser deux onces et demie par livre , ou vingt pour cent; dans le cas contraire, la perte de poids est plus considérable, et résulte de la carbonisation d’une partie de la substance, il y a en outre développement de principe amer et manifestation d’odeur empyreumatique.

Pour obtenir une boissôn qui possède toute la suavité du café , il convient surtout d’éviter la déperdition de son arôme; on doit , en conséquence, autant que possible, effectuer la torréfaction ou grillage , la mouture ou mieux le pilage , l’infusion ou la macération , successivement et presque instantanément. On doit éviter, pour la dernière opération, l’usage des vases en ferblanc , attendu que le café grillé (et non pas brûlé, comme on le dit et comme on le fait trop souvent), contenant une proportion assez notable de tannin, celui-ci s’unit au fer et communique A la liqueur une odeur et une saveur d’encre qui échappe au vulgaire et que les amateurs savent très bien distinguer.

Les Turcs n’emploient pas comme nous le moulin pour réduire le café en poudre , ils le pilent dans des mortiers de bois et avec des pilons de même nature ; lorsque ces instruments ont longtemps servi à cet usage et qu’ils sont imprégnés des principes huileux odorants , on en fait beaucoup de cas et ils sont vendus fort cher. L’usage de réduire ainsi le café en poudre ayant été mis en pratique par quelques notabilités gastronomes , et la question de supériorité étant contestée, voici ce que dit le grave et spirituel auteur de la Physiologie du Goût : « Il m’appartenait de vérifier si en résultat il y avait quelque différence, et laquelle des deux méthodes était préférable ; en conséquence, j’ai torréfié avec soin une livre de moka , je l’ai séparée en deux portions égales, dont l'une a été moulue et l’autre pilée ; j’ai fait du café avec l’une et avec l’autre des poudres , j’en ai pris de chacune pareil poids et j’y ai versé

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