‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 139 sur 316 · AS · texte numérisé non relu

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dissoudre dans l’eau et constitue un médicant légèrement purgatif, d’un goût assez agréa- . Après avoir été autrefois bien vantée , cette ; stance est pourtant peu employée de nos jours, qui tient surtout à l’incertitude qu’offre son acn; très-souvent en effet elle est digérée, et elle ( se alors d’agir comme laxatif. On peut d’ailleurs remplacer par d’autres médicaments moins ;rs et plus certains. Lorsqu’on l’administre , st ordinairement à la dose de deux onces de ! pes qu’on fait dissoudre dans un demi-litre au ou de petit-lait; le malade doit prendre te boisson dans l’espace d'une à deux heures.

< emploie encore à la dose de deux à trois onces,

i ! sorte de confiture ou conserve faite avec la 1 pe et du sucre ; cette préparation porte dans 1 officines le nom de casse cuite. J. B.

astera verdüzan (Eaux minérales de). C’est i petit village du département du Gers , situé ( re Aucb et Condom , à égale distance de ces

< ix villes , au fond d’un vallon sur le bord de 1 loue; il y a deux sources d’eaux minérales, i î sulfureuse et l’autre ferrugineuse; ces sources ( ient perdues dans un terrain marécageux; il 3 près de soixante ans que l’on fit des construci îs pour les enclore et le village ne paraît être f re plus ancien. La source sulfureuse qui jaillit i ingt-deux pieds de profondeur est limpide ,

< laie une odeur d’hydrogène sulfuré , et est c ne odeur nauseuse; sa température est de dixi if degrés et demi R. L’analyse qui en a été faite

ne manière assez incomplète, a donné pour i ultats de l’hydrogène sulfuré, du gaz acide car- 1 lique, des muriates de chaux et de soude , des s fates de chaux et de soude , des carbonates de ( ux et des traces de sous- carbonate de soude, I s, de la matière animale.

,a source ferrugineuse est moins abondante; son i est limpide, sans couleur et sans odeur, d’une s eurstyptique et fraîche; immédiatement après s sortie, elle laisse dégager des bulles d’acide bonique qui sont en petite quantité ; sa tempér ure eét de dix-neuf degrés R. L’analyse a déntré qu’elle contenait de l’acide carbonique , ( i muriates de chaux et de soude , des sulfates

< chaux et de soude , du carbonate de chaux et

< l’oxyde de fer. Ces résultats ont été obtenus i si que les précédents sur un résidu obtenu par i faporation de vingt litres d’eau; l’eau suîfui isa a donné pour résidu cinq grammes, six c ûgrarames, et l’eau ferrugineuse vingt-sept g rames. M. Manas qui s’était livré à ce travail,

lit constaté la présence de la magnésie ; les i idus obtenus par l’évaporation des eaux avaient

< iminés par Vauquelin.

ües eaux sont administrées en bains, en douches

< en boisson ; comme leur température est peu i vée, on est obligé de les faire chauffer, et cette

< ération peut nuire à leur action. Vingt-huit bai- { Dires sont disposées dans l’établissement : six s vent pour l’eau ferrugineuse, et vingt-deux pour 1 au sulfureuse; l’eau ferrugineuse est plus soui it administrée en boisson qu’en bains, le cont ire a lieu pour l’eau sulfureuse. On prescrit

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ces eaux dans les rhumatismes chroniques , dans les engorgements lymphatiques, dans les maladies de la peau, les gastralgies , la gravelle, etc. La source ferrugineuse est spécialement employée dans les dérangements menstruels , les tremblements nerveux, les pâles couleurs, etc. Le nombre des personnes qui fréquentent cet établissement est d’environ 1200 par année ; elles sont surtout fournies par les départements voisins.

J. P. Beaude.

castoréum {mat. méd.), s. m., (du grec kaslor).

Le castoréum provient du castor ( castor fiber) ; il se trouve chez les mâles et les femelles dans deux bourses accolées à la manière des deux poches d’une besace ; dans les mâles elles sont situées derrière le prépuce, dans les femelles au bord supérieur de l’orifice du vagin. Le castoréum est onc tueux, presque fluide dans l’animal vivant; mais dans le commerce, on ne le trouve le plus souvent qu’en petite masse desséchée , d’un brun noirâtre à l’extérieur, d’un brun jaunâtre à 1 intérieur, et à cassure résineuse. Sa saveur est âcre et amère; son odeur très-forte et même fétide, surtout quand il conserve une certaine mollesse.

Le castoréum, selon l’analyse faite par Brandes, est formé de castorine , d’albumine, d’huile volatile, de mucus d’osmazome, de carbonate d’ammoniaque , d’acide benzoïque , et de divers sels , de soude , de potasse et de chaux. La castorine que l’on extrait du castoréum est solide, cristallisant en aiguilles fines, quadrilatères, incolores; elle conserve une faible odeur du casioréum, elle possède une saveur particulière ayant quelque chose de métallique; elle fond dans l’eau bouillante et distille avec elle ; exposée en vase clos à l’action du feu, elle se volatilise ; elle est plus so- ^ lubie dans l’éther que dans l’alcool. On obtient la castorine en traitant le castoréum par l’alcool bouillant; après que la castorine s’est déposée , on la purifie par des lavages à l’alcool froid.

Le castoréum est antispasmodique, il excite le système vasculaire à sang rouge ; les aùciens en faisaient un grand usage, mais aujourd’hui les praticiens l’ordonnent rarement. Les médecins italiens et anglais l’emploient avec beaucoup de succès dans l’hystérie et dans les convulsions ; on peut aussi en faire usage dans les hypochondries et dans les névroses. On s’en sert en poudre, ou en pilules, mais généralement on en fait une teinture alcoolique , pour la faire entrer dans les potions ântispasmodiques. Le castoréum fait partie d’un grand nombre de préparations pharmaceutiques, telles que les pilules de Fuller, les pilules de cynoglosse et la thériaque. J. B.

castration (physiol. et méd. lég.) L’on entend sous ce nom une opération qui consiste dans l’a blation des deux testicules ; cependant par extension, on a aussi donné ce nom à l’ablation d’un seul de ces organes, et même, en médecine légale, ce mot peut s’entendre de l’ablation d’une des parties de la génération essentielles à l’accomplissement de cet acte. En chirurgie, la castration est rarement complète : ce n’est ordinairement qu’â

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