‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 164 sur 316 · CLA · texte numérisé non relu

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quatre semences froides. Le fruit est un aliment.

CIVETTE (bot.), S. f. (V. Ail.)

civette (zool.), s. f. La civette, ou chat musqué, viverra civetta, est élevée en état de domesticité en Egypte, et elle produit une substance aromatique , huileuse , qui se retire d’une poche située entre la vulve et l’anus; cette substance, dont on faisait autrefois un grand usage en médecine, et qui avait aussi reçu le nom de civette, était considérée comme un antispasmodique puissant ; on la remplace aujourd’hui avec avantage parle musc et le castoréum. J. B.

claudication ( path s. f. (de claudicare boiter), action de boiter. La claudication reconnaît pour cause : 1° l’allongement ou le raccourcissement d’un des membres inférieurs , ce qui a lieu dans les luxations spontanées du fémur, après certaines fractures compliquées, après les luxations non réduites, etc.; 2° l’ankylose et la demi-flexion habituelle d’une des articulations du même membre inférieur ; 3° une faiblesse dans les muscles extenseurs ; 4° une douleur, quelle qu’en soit la cause, ayant son siège au pied ou au genou; le malade exagère alors les mouvements de flexion du membre douloureux , pour diminuer la pression que ce membre supporte. La claudication se combat suivant les causes qui l’ont produite, souvent elle est incurable; lorsqu’elle est due à un raccourcissement d’un membre , on peut y remédier jusqu’à un certain point au moyen de souliers ou de bottines à talon élevé. Les diverses causes de claudication seront examinées à chaque article particulier. (V. Ankylosé, Coxalgie , Pied- Bot, etc.) J. B.

clavicule ( anat .), s. f. Os long, situé de chaque côté et presque transversalement au-dessus de la poitrine; il est superficiellement placé, et on peut le sentir facilement avec le doigt. Sa forme est contournée et ressemble à celle d’un S italique : une de ses extrémités s’articule avec l’os sternum, et l’autre s’unit à l’apophyse acromion de l’omoplate en reposant sur l’apophyse coracoïde. Cet os est plus long et moins courbé dans la femme que chez l’homme. Son usage est de servir d’arcboutant à tous les mouvements de l’épaule, et de maintenir le bras écarté de la poitrine.

Clavicule (Maladies de la). Fractures. Par sa fragilité et sa situation superficielle , la clavicule est assez souvent le siège de fractures; tantôt cet accident est produit directement par un coup dirigé sur un des points de cet os, tantôt il a lieu par contre-coup , dans une chute, par exemple, sur le moignon de l’épaule ; la clavicule, pressée alors entre ses deux extrémités, ayant sa courbure naturelle exagérée, se casse ordinairement à sa partie moyenne. A moins que la fracture n’ait lieu vers l’extrémité externe de la clavicule, cas rare où le déplacement est presque nul , il est en général assez facile de reconnaître l’accident; en promenant le doigt sur la clavicule, on sent en un point une dépression brusque , et il est facile de s’apercevoir que des deux fragments de l’os, le frag-

ment externe est descendu au-dessous du niveau de l’interne, entraîné par le poids de l’épaule; les muscles de la poitrine et du dos, attirant l’épaule , sont aussi cause que ces fragments chevauchent l’un sur l’autre; dans cet état il est impossible au malade de porter la main au front; sa tête est inclinée du côté blessé ; son épaule est tombante et portée en avant. Cette fracture peut se compliquer de plaie et de quelques autres accidents dus à la compression ou à la blessure des nerfs du plexus brachial ; cette dernière circonstance , lorsqu’elle existe , donne de la gravité à la fracture, qui , par elle-même, n’est pas dangereuse.

L’extrême mobilité de l’épaule en rend néanmoins le traitement difficile; on peut dire même qu’il est presque impossible d’obtenir une réunion parfaite sans quelques difformités; les gens du monde doivent être prévenus de cette circonstance , afin de ne pas accuser à tort un chirurgien de manque de soin ou d’habileté. Après la guérison, qui se fait ordinairement attendre vingtcinq à trente jours , la clavicule, comme je viens de le dire , reste un peu déformée ; mais cela n’empêche pas le blessé de se servir de son bras avec autant de facilité qu’avant l’accident. L’appareil employé pour réduire et maintenir la fracture est celui de Desault; il consiste essentiellement en un coussin conique placé sous l’aisselle du côté malade et fixé au moyen de cordons ou d’une bande; le bras étant alors rapproché du tronc, l’avant-bras étant fléchi à angle droit sur le bras , on maintient tout le membre supérieur dans cette position aumoyen de huit tour de bande dirigés convenablement. Dans quelques circonstances on s’est borné , en plaçant toujours le coussin sous l’aisselle , à un simple bandage de corps pour maintenir le bras et l’avant-bras rapproché de la poitrine; ce bandage, qui est moins gênant que celui que nous venons d’indiquer, donne des résultats tout aussi satisfaisants. Nous ne parlerons pas des autres bandages qui ont été proposés par divers auteurs, qui, sans être plus parfaits que ceux-ci, sont beaucoup plus incommodes.

Luxations. Les luxations de la clavicule sont plus rares que les fractures de cet os ; la plus fréquente de toutes parmi ces luxations est celle qui a lieu en avant et à l’extrémité interne de la clavicule; la saillie osseuse et évidente rend alors le diagnostic assez facile : le malade incline sa tête du côté lésé, et n’exécute qu’avec douleur et difficulté les mouvements du bras en devant et en haut Cette luxation reconnaît le plus souvent pour cause une chute sur le moignon de l’épaule, qui porte celle-ci en arrière et en dedans; elle se réduit assez facilement , et exige pour cela , afin de la maintenir, le même appareil que celui usité pour la fracture de la clavicule ; le temps que l’on doit garder le bandage varie suivant que le déplacement est plus ou moins complet , et les ligaments plus ou moins déchirés. Les luxations de l’extrémité externe de la clavicule sont très-rares ; on a observé pourtant quelquefois celle qui a lieu en haut ; et Galien raconte qu’il en fut affecté en

s’exerçant au gymnase. C’est encore au bandage de Desault, légèrement modifié , qu’on a recours pour maintenir cette luxation. J. P. Beaude.

claviculaire ( anat .). Y. au Supplément.

clef (chir.), s. f. Plusieurs instruments en chirurgie ont reçu le nom de clef, et ils servent le plus souvent pour monter d’autres instruments plus compliqués : c’est ainsi qu’on a une clef du trépan, une clef de forceps. La clef de Garengeot est un instrument qui sert à l’extraction des dents; il est même un de ceux qui présentent le plus d’avantage ; cette clef, qui a aussi reçu le nom de clef anglaise, a subi diverses modifications suivant les auteurs, et nous nous abstiendrons d’en parler ici. (Y. Dents.)

clématite ( clematis ) (bot.) , s. f. Ce mot dérive du grec fclêma , qui veut dire pampre , parce que plusieurs des espèces de ce genre sont des plantes grimpantes ; elles appartiennent à la famille des Renonculacées et participent aux propriétés âcres de toutes les plantes qui forment ce groupe naturel. Nous avons sept espèces de clématites en France , cinq d’entre elles sont des végétaux grimpants à feuilles opposées, à fleurs munies d’une seule enveloppe, et dont le fruit est couronné d’aigrettes plumeuses. La plus commune de toutes est l’herbe aux gueux, ou vigne blanche ( clematis vitaiba), qui vient dans les haies de toute la France ; l’âcreté de ses feuilles est telle que, si on les met sur la peau, après les avoir pilées; elles déterminent la formation d’une cloche, et si on continue l’application, il en résulte un ulcère. Les mendiants usaient autrefois de ces moyens pour se faire des plaies artificielles avec lesquelles ils apitoyaient les passants crédules. Stoerck, qui a expérimenté toutes les Renonculacées, a employé la clematis recta dans la syphilis, contre les rhumatismes , etc. On peut guérir la gale en frottant les malades avec de l’huile dans laquelle on a fait tremper un nouet contenant la clématite ordinaire en pâte ; mais c’est un moyen dangereux. Eu Toscane et en Ligurie , on mange les jeunes pousses de cette plante, le principe âcre disparaissant tout à fait par la cuisson. La dessiccation produitlemêmeeffet, carM. Bouvier a vu cultiver auprès d’ Aigues-Mortes la clematis tlammula, qui est la plus aigre de toutes. On la donnait aux bestiaux après l’avoir fait sécher. Ms.

client, clientèle. Il faut remonter jusqu’au fondateur de Rome pourvoir la signification de ce mot. La dénomination de client, cliens, est celle qu’on donnait à tout citoyen romain qui se mettait sous la protection d’un grand personnage , qui dès lors devenait son patron , patronus. Cette coutume fut instituée par Romulus, dans le but de réunir les riches et les pauvres ; de telle feçon que les premiers ne pussent porter envie , et que les seconds fussent à l’abri du mépris et de tout abandon.

Le patron et le client avaient des devoirs réciproques à remplir ; car si celui-ci devait ses suffrages à son protecteur quand il briguait quelque magistrature, soit pour lui-même, soit pour sa famille ou ses amis ; celui-là , à son tour, assistait

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