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différences , il faut déterminer les sources de la chaleur , en observant quels sont les degrés de la température dans chaque région , soit au-dessus du sol , soit au-dessous , à diverses hauteurs ou profondeurs , soit enfin dans les grandes masses d eaux, considérées dans leurs rapports avec l’air atmosphérique. Cette étude est l’objet des travaux du physicien. Il nous suffit, à nous, d’en recueillir les conclusions les plus générales, de manière à distinguer avec quelque certitude les caractères propres aux divers climats.
On a dit, avec raison, que tous les climats de la terre sont stables , et que leurs vicissitudes n’étant jamais que des périodes ou des oscillations plus ou moins étendues , il existe par conséquent une température moyenne propre à chaque lieu. Deux grandes causes déterminent la température moyenne d’un point quelconque de la terre , sa latitude et sa hauteur au-dessus du niveau de la mer; mais une foule d’influences accidentelles ou locales viennent compliquer leur action et la modifier : tels sont , par exemple , la pente du terrain et ses expositions , la situation de ses montagnes relativement aux points cardinaux, le voisinage des mers, la nature géologique du sol, la direction des vents , etc. On est arrivé, tout en tenant compte de ces éléments si variés et si nombreux, à comparer cependant tous les pays de la terre entre eux , au moyen des lignes dites isothermes, lesquelles sont supposées passer par tous les points de la surface terrestre dont la température moyenne est la même, sans distinction aucune des parallèles et des latitudes. Toutefois, on remarque encore des différences entre plusieurs climats situés dans la même bande isotherme et jusque sur la même ligne, en raison des variations plus ou moins grandes qu’on y observe dans le cours de l’année entre les extrêmes de la chaleur et du froid ; de là la division des climats en constants, variables et excessifs. D’où il suit que si l’on veut déterminer exactement les caractères d’un climat relativement h. la température, il faut calculer non-seulement . ta moyenne de l’année, mais aussi les variations des jours, des mois et des saisons.
La chaleur du globe terrestre lui-même influe aussi remarquablement sur la température des climats. On sait, d’après les beaux travaux de M. Fourier et les nombreuses observations d’un grand nombre de savants modernes, que la masse de la terre possède une chaleur qui lui est propre, et que l’on considère généralement comme un résultat de sa formation primitive. On sait aussi que cette chaleur , accumulée au centre en immense quantité, diminue graduellement, et suivant des lois régulières, jusqu’aux couches supérieures ; enfin , l’on a constaté qu’il existe, à une profondeur de quarante, soixante ou quatre-vingts1 pieds au-dessous du sol, une certaine couche dont chaque point conserve perpétuellement la même température, égale, à peu près, à la température moyenne du point de la surface auquel il correspond verticalement. L’écoulement de calorique, qui se fait continuellement des couches profondes à la surface de la terre, ne peut, quelque consi-