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blements, des paralysies, etc..., et la seconde (le mercure) des salivations abondantes, quelquefois même dangereuses, la perte des dents et pour le moins le gonflement des gencives et une baleine fétide. Nous avons expliqué plus haut le rôle que la craie, que le talc, et les autres substances qui servent d’excipients aux précédentes , jouaient dans ces fâcheuses préparations; nous n’y reviendrons pas. Qu’il nous soit seulement permis d’ajouter que notre savant collaborateur M. le professeur Alibert dit avoir connu une dame morte d'hydropisie et d’engorgement de presque tous les viscères abdominaux, pour s’être appliqué fréquemment sur le visage une épaisse couche de rouge, et s’être fait peindre le cou et la gorge en blanc avec de la céruse ou carbonate de plomb; ap/ ès quoi, avec un autre fard de couleur bleue également métallique, elle se faisait tracer avec art sur ces parties des apparences de veines et de veinules, le tout, comme on le pense bien , dans le but insensé de relever l’éclat de charmes à tout jamais flétris.
Le rouge dit végétal n’est pas davantage une composition identique: on en peut faire , et ils’en fait effectivement de beaucoup d’espèces différentes. Le plus ordinairement les marchands le retirent de la garance ( rubia tinctorum. L.) , de l’orcanetie (anchusa tinctoria. L.), du carthame (. carthamus tinctorius. L.). Ces divers rouges ne sont pas non plus exempts de périls, car on emploie à leur préparation des bases alcalines fort actives et dont ils retiennent toujours une certaine quantité.
Quant au vinaigre de rouge, c’est un fard dont la matière colorante est d’origine animale. On l’extrait d’un insecte (coccus cacti. L.) du genre cochenille, au moyen du vinaigre, qui lui donne un éclat chèrement payé, dans la suite , par les personnes qui en font usage. Nous en dirons tout autant du crépon, étamine très-fine, teinte, dit-on, sans mordant, et assez chargée de principe de couleur rouge pour en abandonner à la peau quand on la frictionne doucement avec celte étoffe un peu humide. Toutes ces préparations ont de funestes résultats, etquelles que soient les dénominations fastueuses à l’aide desquelles le charlatanisme tente de tromper la confiante crédulité des esprit^ faibles et remplis d’eux-mêmes, nous leur conseillons, s’ils veulent conserver leur sauté et avec elle quelques agréments extérieuis, de se mettre en garde contre les impudentes forfanteries de ces pi étendus restaurateurs de la beauté.
Nous ne nions pas toutefois qu'il y ait quelques altérations légères de la peau auxquelles on puisse sans doute remédier, moins avec des fards, des pommades, des essences pourtant, qu’en évilanl de s’exposer le visage découvert aux rayons d’un soleil brûlant ou aux injures d’un froid rigoureux , et en observai t d’ailleurs toutes les règles d’une saine hygiène. Mais si , en soignant sa santé, on peut ainsi jouir le plus long temps possible de tous ses avantages physiques, quel ridicule, quelle folie même que de vouloir les éterniser, que de prétendre s’en créer d’insolites , que de croire pouvoir effacer
les rides de l’êge et les autres empreintes disgracieuses que le temps a faites à une jolie figure ! La femme de bon sens , ia femme véritablement sage, se résigne , ou plutôt n’y songe pas; la vaniteuse, la coquette, celle qui ne comprend pas sa dignité d’épouse et de mère, se désole, et plus souvent s’abuse en se rendant aussi méprisable que ridicule.
L’inutilité bien constatée de ces sortes d’avertissements, tant de fois donnés sans profit, et l’obligation dans laquelle nous sommes de nous renfermer dans un cadre étroit, ne nous permettent pas d’étendre aux autres cosmétiques la revue critique qu’on en pourrait sans doute faire. Et d’ailleurs leur nombre est si prodigieux, leurs formes si variées, leurs propriétés si multipliées, que, pour enregistrer seulement la simple énutuération de leurs titres si pompeux et en même temps si absurdes, il ne faudrait pas moins d’un gros volume , et peut-être qu’encore ce fastidieux catalogue resterait incomplet. Nous les pouvons d’autant mieux passer sous silence qu’il n’en est presque aucun qui ne mérite les mêmes reproches ou des reproches analogues; ce qui nous conduirait né eessaïre.ment à reproduire jusqu’à satiété à leur sujet toutes les remarques que nous avons déjà signalées , et par conséquent qu'à proscrire l’une après l’autre toutes ces déplorables cornpo. sitions. Aussi devrons- nous borner ici ces considérations, en rappelant encore une fois aux infortunées qui n'auraient point assez d’intelligence pourle sentir d’elles-mêmes, qu’une parfaite propreté dans toute leur personne, que les grâces naturelles du jeune âge , que les qualités du cœur, qu’une mise décente, et, si l’on veut même, quelques soins de toilette, mais sans recherche ni afféterie , et mieux encore une noble simplicité dans ses ajustements et dans son langage , ont été de tout temps et seront toujours les premiers , les plus sûrs et les plus efficaces de tous les cosmétiques. Quoi de plus fâcheux, en effet, que ces misérables supercheries , que ces enluminures factices à l’aide desquelles une sotte vanité essaie de faire illusion? Sous les couches de fard, les traits se déforment, le teint jaunit, la peau se fane; aussi n’est-il pas rare de voir de jeunes femmes qui, pour avoir trop cherché à plaire par ces mensonges du visage , ont perdu en peu d’années, à force d’art , jusqu’à l’avantage de ne paraître avoir que leur âge. Le rouge de la pudeur, des grâces simples et naïves, un aimable caractère, de la douceur et de l’enjouement, voilà, a dit quelque part , avec autant d’esprit que de vérité , le chevalier de Jaucourt, voilà les fards les plus séduisants de la jeunesse ; quant à la vieillesse, il n’est aucun fard qui puisse l’embellir que l’esprit et les connaissances. F.-E. Plisson.
c -3 s t Al (anal.) V. au Supplément.
cote ( anat.J , s. f. (costa). Les côtes sont des arcs osseux situés sur les côtés de la poitrine ; elles sont au nombre de douze de chaque côtés, qui sont distinguées par les noms de première , seconde, etc., en allant de haut en bas). Les côtes sont toutes fixées à la colonne vertébrale en ar-