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partie intérieure du genou (tubérosité du tibia), il sert à fléchir la jambe et à la porter en dedans, il doit son nom à la faculté qu’il donne aux cuisse? de se croiser l’une sur l’autre pour s’asseoir ainsi que font les tailleurs, J. B.
couvre-chef (chir.) C’est le nom donné à un bandage qui s’applique sur la tête. (V. Bandage.)
cowpoux ( path .), s. m. On donne ce nom à une éruption qui a lieu sur le pis des vaches, et dont le pus inoculé constitue la vaccine (V. ce moi).
coxalgie (path.), s. f. (du latin coxa, banebe, et du grec algos, douleur);cette dénomination hybride et par conséquent défectueuse, désigne à proprement parler une douleur de la hanche; mais le plu3 souvent on s’en sert pour indiquer une maladie particulière dans laquelle la tête du fémur se gonfle et finit par abandonner la cavité cotyloïde de l’os iliaque; il se produit alors ce qu’on appelle une luxation spontanée de la cuisse. Les enfants sont plus fréquemment atteints de cette affection que les adultes ; elle reconnaît surtout pour cause le vice scrofuleux, rhumatismal, ou quelquefois un état d’épuisement, suite des excès de l’onanisme; dans ces cas, le mal survient le plus souvent après un coup, une chute, ou la répercussion d’un exanthème.
Son début est caractérisé par un sentiment de faiblesse dans la cuisse, accompagné de tension à l’aine et d’un peu de claudication. Constamment aussi et par intervalles il se manifeste des douleurs; et, chose remarquable , c’est au genou qu’on ressent pendant longtemps les premières et les plus fortes de ces douleurs. Cette circonstance a donné lieu à plus d’une méprise. Elles peuvent persister des mois et même des années ; pendant ce temps, la tête du fémur, s’étant gonflé par l’inflammation et l’altération du tissu osseux, cesse de pouvoir être contenue dans la cavité cotyloïde; elle en sort en partie, le membre se t rouve ainsi allongé, la fesse est aplatie, et le malade marche comme on le dit en fauchant, c’est-à-dire qu’au lieu do porter directement en avant tout le membre, il lui fait décrire un arc de cercle par côté et en écartant les cuisses. Enfin il arrive une époque où la tête du fémur tout-à-fait chassé hors de sa cavité articulaire, se déplace brusquement ou lentement et remonte presque toujours en haut et en dehors; la luxation spontanée s’est alors produite, les douleurs cessent, et le membre qui était allongé se raccourcit; mais fréquemment la maladie de l’os fait encore des progrès , les douleurs reparaissent , il se forme des abcès auxquels succèdent des trajets fistuleux. La suppuration et la douleur finissent alors par épuiser lo malade et lo faire succomber.il guérit pourtant quelquefois ; et dans ce cas il se forme une fausse articulation, ou bien il Rétablit une ankylosé.
Le traitement est le même que celui des tumeurs blanches (V. ces mots); on aura d’abord recours aux applications de sangsues, aux cataplasmes et aux émollients en général; plus tard on devra employer les révulsifs énergiques comme les vésicatoires, les moxas, sans pourtant négliger
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le traitement général dans lequel on s’efforcera de combattre l’influence scrofuleuse, rhumatismale, de la constitution, et les autres causes générales de la maladie. J.-P. Beaude.
coxo-fémorale ( anat .), s. f. C’est le nom de l'articulatiou de la cuisse avec la hanche. Cette articulation a lieu par une extrémité d’os arrondie et demi- sphérique ; c’est la tête du fémur ou de l’os de la cuisse; cette tête est reçue dans une cavité correspondante qui existe à l’os de la hanche* (os des iles) ; ces os sont unis par un ligament capsulaire et un ligament qui est au centre de l’articulation; des muscles puissants contribuent encore à l’assujettir. Cette articulation peut se mouvoir dans tous les sens et est de la nature de celle que l’on nomme orbiculaire.
Il est traité des maladies de cette articulation aux mots Cuisse et Coxalgie. J. B.
crachats ( path.),s.m.(sputum ) matière évacuée par la bouche et provenant d’une sécrétion surabondante des glandes salivaires, des cryptes muqueuses et des follicules sébacés , ou bien d’une exhalation morbide particulière. Les crachats peuvent se former dans la bouche ; le mécanisme de leur expulsion est alors très-simple, et constitue la simple sputation ou crachement; d’autres fois ils proviennent du gosier, de l’arrière-bouche ou des fosses nasales qui communiquent comme en le sait avec le fondde la bouche; ils sont chassés alors par une expiration rapide en même temps que i’isthme du gosier sa resserre; c’est Vexpuition ; lorsqu’ils viennent des fosses nasales , ou exécute préalablement une sorte de reniflement ; enfin les matières peuvent venir de la trachée-artère et des conduits bronchiques de la poitrine; leur expulsion est alors précédée d’une expiration brusque, d’une toux; c’est ce qu’on nomme l’expectoration. Dans quelques circonstances il s’échappe à flot par la bouche du pus ou du sang venant de la poitrine; mais il y a alors plutôt une sorte de vomissement qu’une expectoration.
Les crachats de la bouche sont en général clairs et séreux; ils sont formés en partie par la salive; pendant la grossesse, et par l’usage du mercure ils sont quelquefois très-fréquents ; le dernier état constitue une maladie particulière qu’on a appelée salivation ou ptyalisme. On observe aussi des crachotements continuels chez les malheureux atteints de la rage. Les crachats provenant du gosier sont quelquefois visqueux et se détachent avec peine; ils sont fréquemment mêlés de petits grumeaux blancs qui s’écrasent facilement entre les doigts en donnant une mauvaise odeur ; cette matière provient des amygdales et s’observe aussi dans l’état de santé. Les crachats du. gosier indiquent en général un état inflammatoire de cette partie. Chez quelques personnes le mucus des fosses nasales s’écoule pendant la nuit dans le larynx et le matin il est rejeté avec peine et en donnant lieu parfois à des nausées.
Les crachats provenant de la poitrine sont ceux qui intéressent le plus le médecin ; afin donc qu’il puisse les examiner, il faut les conserver chez les
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individus atteints de maladies de poitrine; leur forme, leur consistance etleur composition varient en effet suivant la nature de l’affection. Ils sont séreux, c’est-à-dire clairs et transparents au début de la bronchite aiguë et de la pleurésie; plus opaques dans le catarrhe chronique ; visqueux , adhérents aux vases dans lesquels ils sont rendus, mêlés à des petites bulles d’air dans la pneumonie ou fluxion de poitrine. Ils sont verdâtres dans la pneumonie bilieuse ; chez les phthisiques ils sont d’abord clairs et transparents ; plus tard ils deviennent opaques , épais , exactement arrondis et nummulaires comme on le dit, en sorte qu’il est très-facile de les distinguer les uns les autres dans le vase où ils sont contenus; fréquemment alors ils contiennent du pus en plus ou moins grande quantité. Ce pus dans les crachats peut provenir aussi des bronches dilatées ou des cavités de la plèvre. Un des caractère les plusimportants de la pneumonie est la présence du sang dans les crachats ; ceux-ci sont dits alors rouilles à cause de leur aspect ; il ne faut pas confondre pourtant le sang intimement mélangé aux crachats avec celui qui proviendrait du gosier ou des fosses nasales , et qui se présente sous forme de stries. Dans cette même maladie, la présence de crachats rouges brunâtres nommés couleur jus de pruneaux par les médecins, est un signe presque constamment mortel. Dans l’hémoptysie le sang expectoré est vermeil et écumeux.
On a vu des personnes s’effrayer de cracher des matières grises ou noirâtres; mais ces matières proviennent seulement de poussières respirées avec l’air et surtout de la fumée des lampes et des bougies dans les lieux de réunion, et n’annoneent aucunes maladies.
Les crachats ont une odeur fétide dans les affections syphilitiques et scorbutiques et dans la gangrène du poumon. Leur abondance est très-variib*le suivant les maladies ; la quantité rendue s’élève parfois à plusieurs litres dans certains cas de salivation mercurielle et de catarrhes.
J. P. Beaude.
crachement de sang [méd.]. (V. Hémoptysie , Crachats.)
crampe ( path .), s. f. ( crampus , basse lat.), contraction spasmodique, très-douloureuse et passagère d’un ou de plusieurs muscles, particulièrement de ceux des membres inférieurs. Les crampes peuvent se manifester néanmoins partout où il existe des libres musculaires , comme on le verra tout à l’heure. Les causes les plus ordinaires de cette af- I fection sont : les fausses positions, les compressions, les vicissitudes atmosphériques, le choléra, l’hystérie, l’hypochondrie, et la plupart des maladies nerveuses. Les femmes y sont plus sujettes que les hommes, et c’est à leur susceptibilité excessive lorsqu’elles sont enceintes , qu’elles doivent d’en ressentir quelquefois de fort incommodes. Celles qui accompagnent si fréquemment le travail de l’accouchement sont occasionnées par la compression des nerfs sacrés , sur lesquels glisse la tête de l’enfant , engagée dans le petit bassin. Les causes des crampes d’estomac et celles
de l’angine de poitrine sont trop multipliées pour pouvoir être analysées avec fruit dans un ouvrage de cette nature.
Quand une crampe prend au lit, ce qu’il y a de mieux à faire est d’en sortir aussitôt et de poser le pied à terre , en étendant fortement la jambe. On fait aussi cesser ces contractions douloureuses en serrant le mollet avec une jarretière, ou en frictionnant le membre avec la main , et mieux encore avec un morceau d’étoffe à la surface duquel on a versé une cuillerée à café d’éther acétique , d’eau de Cologne, de vulnéraire, etc. Dans les crampes d’estomac et dans celles connues sous la dénomination d’angine de poitrine, on administre des potions aromatiques, spiritueuses , antispasmodiques. On prescrit l’oxyde blanc de bismuth, et l’on promène des topiques irritants sur les parties voisines, tandis qu’on recouvre le siège de la douleur d’un emplâtre de thériaque.
crâne ( anat .), s. m. (de crâne, casque). C’est en effet le casque, l’enveloppe osseuse du cerveau , du cervelet et de sa protubérance. Dans l’homme adulte et bien portant , le crâne renferme une capacité dont la partie supérieure représente une voûte, et le plan inférieur une surface découpée en compartiments ou fosses. Sa forme générale est celle d’un ovoïde dont la grosse extrémité est en arrière ; mesurée d’avant en arrière , l’homme étant supposé debout et les yeux à l’horizon, la capacité du crâne est dans notre pays et dans les cas les plus ordinaires, de cinq pouces; à l’union des deux tiers antérieurs de cette première ligne avec son tiers postérieur, cette cavité a quatre pouces et demi. Le diamètre vertical , mesuré au même point , est de cinq pouces.
La voûte du crâne est moulée sur la convexité du cerveau , dont elle n’est séparée que par les membranes de cet organe, appliquées elles-mêmes immédiatement à sa surface. Les circonvolutions de la couche corticale du cerveau sont logées dans des impressions semblables à celles que ferait l’application des doigts sur une substance molle et pâteuse, et que pour cela on a nommées impressions digitales. Celles-ci sont séparées les unes des autres par des crêtes peu élevées qui font saillie dans les sillons des anfractuosités.
Les fosses de la base du crâne sont au nombre de neuf et mieux de huit, car la neuvième est un large trou. Elles sont disposées par trois d’avant en arrière; dans les six des deux rangées anté rieures, s’enfoncent ou reposent les éminences ou les surfaces de la base du cerveau. C’est le cervelet qui remplit les deux latérales de la dernière rangée en arrière ; la protubérance annulaire et la queue de la moelle allongée sont couchées sur un plan incliné , nommé gouttière basilaire , qui aboutit inférieurement et en arrière à un grand trou qui donne passage au prolongement rachidien de l’encéphale. La cavité crânienne est divisée en deux moitiés par un prolongement membraneux nommé faux de la dure-mère, qui descend d’un pouce à deux de la voûte du crâne , le long de la ligne longitudinale , et sépare l’un de l’autre
les hémisphères cérébraux. Tranversalement, un autre repli membraneux couvre les fosses postérieures et sépare la face inférieure des lobules postérieures du cerveau d’avec la face supérieure du cervelet. La cavité du cerveau communique avec les régions situées en dehors d’elle par des trous nombreux : 1» En avant dans la fosse moyenne de la rangée la plus extérieure, le crible de la lame ethmoïdale qui livre passage aux nerfs de l’olfaction et à un filet de la cinquième paire ; 2° les trous optiques destinés surtout aux nerfs de ce nom et à une artère; 3° la fente sphénoïdale par laquelle les nerfs moteurs de l’œil et des branches des nerfs trijumeaux communiquent dans l’orbite ; 4° les trous ronds; 5» le trou ovale donnant passage aux branches de la cinquième paire; 6» le trou sphéno-épineux destiné à une artère; 7» l’hiatus Fallopii pour un nerf et un vaisseau ; 8» le conduit auditif interne pour deux nerfs, l’auditif et le facial; 9° le canal carotidien pour une artère et des filets nerveux ; 10° l’aqueduc du vestibule communiquant au-dedans de l’oreille; 11° le trou déchiré postérieur pour des nerfs (pneumo-gastrique, gloss o-pharyngien, nerf accessoire), et pour des vaisseaux (veine jugulaire ) ; 12<> le trou condylien pour le nerf hypoglosse.
Des demi-gouttières correspondant aux sinus de la dure-mère parcourent la surface interne du crâne dans divers sens pour aboutir au trou déchiré postérieur.
On voit aussi se ramifier sur cette surface interne des gouttières, indices de la présence d’artères et spécialement de l’artère sphéno-épineuse. Tous les trous indiqués sont pairs; la fosse moyenne postérieure se termine au grand trou occipital, qui est unique et sur le milieu. Cette surface interne présente en outre la trace de lignes inégales, dentelées , diversement dirigées, qui indiquent les points de contact des pièces diverses dont la réunion constitue le crâne.
Les parois du crâne sont osseuses, d’inégales épaiseurs, présentant à leur surface extérieure une configuration très- compliquée, appropriée aux divers usages auxquels elles servent.
Sur la voûte la surface en est lisse ; dans toute l’étendue antéro-postérieure une membrane fibreuse tenant par chacun de ses bouts à un muscle, la recouvre immédiatement; ce sont l’aponévrose épicrânienne et les muscles occipital et frontal Au-dessus sont les téguments. Sur les côtés deux lignes courbes circonscrivent les surfaces temporales destinées aux muscles de ce nom. En arrière et en bas, des lignes et des surfaces inégales donnent insertion aux muscles qui meuvent la tête sur le tronc, ou la mâchoire inférieure et l’appareil hyoïdien sur la tête. En bas sur le milieu le pharynx s’y applique. En bas et en avant la surface extérieure du crâne est confondue avec les os de la face qui s’y articulent et avec la voûte des fosses nasales.
Huit os servent à constituer le crâne; cinq lui appartiennent en propre; ce sont les deux pariétaux , les deux temporaux et l’occipital. Trois lui sont communs avec la face : ce sont le frontal ,
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Tethmoïde et le sphénoïde. Ce dernier s’articule avec tous les autres; il est placé à la base du crâne; ses ailes remontent jusqu’aux bas-côtés de la voûte. Ces os s’engrènent ou s’appliquent; des lacunes peuvent rester entre la jonction de quelques-uns, et elles sont remplies par des ligaments membraneux, tel est le trou déchiré antérieur. Ils ne jouissent d’aucune mobilité les uns sur les autres.
Un choc réparti sur une large surface de la voûte agit sur la base, et s’il est assez violent, c’est là qu’a lieu la fracture. Le crâne protège donc les organes qu’il renferme en résistant à la manière d’une voûte ; sur la région inférieure , l’épaisseur des parties placées à l’extérieur du crâne amortit le choc.
Un coup qui ne fracture pas produit néanmoins fréquemment une secousse intérieure que l’on appelle commotion. Les fractures du crâne n’ont de gravité que lorsqu’elles compriment la substance encéphalique ou la disposent à l’inflammation.
L’épaisseur inégale des parois du crâne dépend non-seulement de l’épaisseur diverse de la substance osseuse, mais aussi de l’écartement des lames de cette substance.
Les os de la voûte sont les plus minces et traduisent le mieux la forme du cerveau. Entre les lames du froulal les sinus qui communiquent avec le nez se prolongent, chez un certain nombre de vieillards, et figurent au-dehors des saillies qui ne sont pas soutenues par des éminences correspondantes du cerveau. L’action de chaque circonvolution cérébrale fût-elle déterminée dans les actes moraux et intellectuels, il n’en résulterait pas encore que l’inspection extérieure du crâne permît dans tous les cas de résoudre le problème qui consiste à reconnaître les qualités d’après les formes de cette partie. La crânioscopie est loin encore de la certitude de la phrénologie, dont les données sont elles-mêmes l’objet de tant de contestations.
Tous les crânes sont cependant loin de se ressembler; les uns sont déprimés et larges à la base, d’autres sont remarquables par les dimensions opposées. Il en est qui sont évidemment éminents en avant, d’autres qui fuient en arrière; certains sont, comme on le dit, en forme de pain de sucre. Le diamètre de la largeur égale et dépasse chez quelques-uns le diamètre antéro-postérieur. Des éminences plus ou moins saillantes et étendues rendent des crânes particulièrement distincts.
Sous ces rapports les diverses races humaines diffèrent. La race caucasique est pourvue des crânes les plus vastes et remarquables par le front le plus élevé. La race mongole a le crâne le plus large. La race nègre présente le plus d’étrécissement et d’allongement en arrière.
Un rapport inverse a été remarqué entre la face et le crâne. Campera proposé de mesurer ce rapport en tirant une ligne qui, des dents incisives de la mâchoire supérieure , vienne passer au-devant de la partie moyenne du front, et en coupant celle-ci par une autre qui de ces mêmes dents incisives aboutisse au conduit auditif. Chez l’Européen cet angle tombe entre 80» et 85», c’est 75»
chez les Mongols, et 70° chez les nègres; le Jupiter des anciens est représenté avec un angle de 9(K (Y. Angle facial .) Cuvier a comparé l’aire de divers crânes , rapportée à celle de la face ; l’aire du crâne de l’Européen est quatre fois aussi considérable que celle de la face. La face abgmente d’un cinquième chez le nègre.
Les oiseaux ont le crâne mince et composé d’une seule pièce, et moulé assez exactement sur l’encéphale.
Dans les mammifères, les muscles et les éminences qui leur donnent insertion, enfin les développements des sinus masquent la forme que le cerveau imprime à la face interne du crâne. Les reptiles et les poissons permettent encore moins de conclure la forme du cerveau de celle du crâne.
Dans l’enfance , les tissus du crâne jouissent d’une certaine mobilité ; leur ossification n’en a pas encore approché les extrémités au contact. Ces espaces bouchés par des membranes sont les fontanelles. Au moment de la naissance, cette mobilité permet à la tête de l’enfant de se mouler sur le passage étroit qui doit le transmettre au jour. L’ossification du crâne commence dès les premiers temps de la vie embryonaire. Les maladies des os affectent aussi ceux du crâne ; enfin, lo crâne, au bout d’un certain temps, s’affaisse, se déforme dans quelques maladies de l’encéphale , si les parties correspondantes de la substance nerveuse se sont déprimées.
Sanson- Alphonse,
Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris,
craniologze (physiol.), s. f. (du grec kranion , crâne, et logos, discours) .C’est une science créée par Gall et qui a pour but de localiser toutes les fonctions de l’intelligence et de leur assigner une place et un organe particulier dans le cerveau. (V. Phrénologie.)
crans ac (Eaux minérales de). Cransac est un un village du département de l’Aveyron, situé à six Itieues de Villefranche , et de Rodez et à une demi -lieue de Saint- Aubin, petite ville où se logent les étrangers qui viennent prendre les eaux. Il existe à Cransac deux espèces de sources : les anciennes , désignées sous le nom de sources de Richard, et les nouvelles, ou de Béselgues. Les premières sont connues, dit M. Alibert, depuis plus de neuf cents ans, et les nouvelles n’ont été découvertes qu’en 181 1. Ces sources qui sont gazeuses et ferrugineuses salines ont été divisées en douces et en fortes, suivant la quantité de principe ferrugineux qui entre dans leur composition. Elles contiennent de l’acide carbonique, du sulfate de magnésie, d’alumine et de chaux, du sulfate de fer et du carbonate de chaux. Dans le s eaux douces , la proportion du sulfate de fer est de quatre grains par pinte, tandis qu’elle est de seize grains dans les eaux fortes. Yauquelin, qui avait analysé ces eaux , dit avoir trouvé du sulfate d8 manganèse dans la nouvelle source douce. Ces eaux , qui sont froides , ne se prennent qu’en boisson à une dose qui varie depuis deux verres jusqu’à six; on en fait usage dans les affections scrofuleuses,
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scorbutiques, dans l'aménorrhée , la chlorose, la leucorrhée , l’anémie ; dans les engorgements abdominaux, les catarrhes chroniques, les fièvres intermittentes rebelles , les affections rhumatismales, les paralysies, la goutte, etc. Elles sont contre-indiquées toutes les fois qu’il existe de la pléthore, ou que la maladie a le caractère inflammatoire.
Il existe aussi à Cransac des étuves qui sont creusées dans le flanc de la montagne ; elles sont formées par des cavernes ayant 15 à 16 mètres en tout sens et qui sont remplies d’un air chaud qui doit cette qualité à l’action des houillères qui sont en combustion depuis des siècles, il paraît même qu’à une époque déjà fort reculée, la combustion de ces houillères avait suffi pour échauffer l’eau des sources et les rendre thermales : on a pratiqué au fond des cavernes dont nous venons de parler , de petites niches dans lesquelles la température s’élève de trente-cinq à quarante degrés Réaumur. Ces bains d’étuves sont employés avec avantage dans les rhumatismes chroniques, dans les douleurs de goutte , dans la paralysie, les névralgies , dans les engorgements des glandes et des articulations. M. Alibert,dans son précis des eaux minérales, dit que cinq à six de ces bains d’étuves ont souvent suffi pour faire disparaître comme par enchantement les douleurs les plus opiniâtres.
Les eaux et les étuves de Cransac sont trèsfréquentées par les habitants des départements voisins ; on dit que leur nombre s’élève à près de trois mille pendant la saison des eaux. Les étrangers trouvent dans la petite ville de Saint-Aubin des habitations commodes et agréables.
Médecin-inspecteur des établissements d'eaux minérales.
caAPAUD (zool.) Bufo. C’est un reptile de la famille des batraciens, qui vit sous terre une partie de l’année; l’été il n’en sort même le plus ordinairement que la nuit ou pendant la pluie ; pendant longtemps on a cru que cet animal était vénéneux, mais c’est une erreur; lorsqu’il est irrité il se gonfle et projette son urine, c’est ce que l’on prenait autrefois pour son venin : cette urine est tout au plus susceptible d’irriter légèrement la peau. Le crapaud est mangé comme aliment et sans inconvénients par quelques peuples ; on dit même que souvent ses cuisses sont vendues sur nos marchés pour des cuisses de grenouilles. Le crapaud était autrefois employé en médecine; mais il est abandonné aujourd’hui que l’on a reconnu que les propriétés qu’on lui attribuait étaient complètement imaginaires. J. B.
créance (pol. méd .), s. f. (V. Honoraires.)
crémaster ( anat .) (du grec hremaster, qui suspend) .C’est un muscle qui est destiné à suspendre et à imprimer des mouvements aux testicules ; il est formé par une expansion des fibres du muscle petit oblique, qui accompagne le cordon lorsque chez le fœtus le testicule sort de l’abdomen par l’anneau inguinal pour descendre dans les bourses. Ce muscle qui s’insère sur le cordon sperma-