CUR
tandrie digynie L., originaire d’Égypte et d’Ethiopie; elle est assez semblable au fenouil ; ses graines, qui sont les seules parties employées, sont petites, allongées, striées, d’un gris jaunâtre; elles ont une odeur forte, aromatique, une saveur âcre et un peu amère. Ces graines, qui nous viennent d'Égypte, de la Sicile et de Malte, sont plus grosses et plus allongées que l’anis, plus grosses que le carvi. On prépare une eau distillée et une huile essentielle avec le cumin; il entre aussi dans la composition d’un emplâtre qui a reçu sou nom. Ce médicament est résolutif, carminatif et fortifiant, il constitue une des quatre semences chaudes majeures. En Allemagne, en Pologne, en Russie et dans les états barbaresques du nord de l’Afrique, on le mélange au pain pour lui donner une saveur plus agréable, mais qui déplaît beaucoup aux individus qui n’y sont pas habitués. Les vétérinaires le mêlent quelquefois à l’avoine des chevaux pour exciter leur appétit. J. B.
cunéiformes (os) ( anat .), adj. On donne ce nom à trois os qui font partie de la deuxième rangée des os du tarse et qui sont situés à la partie externe du pied ; ces os sont au nombre de trois, et se distinguent par leur ordre numérique de 1er, 2e et 3e; on les désigne encore en raison de leur volume, sous le nom de grand, moyen et petit cunéiforme. (V. Pied.) J. B.
Cüratif (thérap.),\ adj., se dit des moyens employés pour obtenir la guérison (Y. Cure). Le traitement peut être curatif, et seulement palliatif, lorsqu’on ne veut pas guérir la maladie, ou bien lorsqu’elle est au-dessus des ressources de l’art. J. B.
curore, s. m. C’est le poison avec lequel les sauvages de l’Amérique du Sud empoisonnent leurs flèches.
curcuma [bot. et mat. méd.). V. au Supplém.
cure ( path .) , s. f. On ne peut méconnaître que les mots cure, curation, curatif, curable, incurable, dérivent du latin cura , soin. D’après cette étymologie , le mot cure ne saurait être synonyme de guérison. Il n’aurait d’analogue que dans l’ex pression de traitement, qui signifie l’ensemble des soins donnés à un malade , quel qu’en soit le résultat. Mais ce n’est point ainsi qu’on entend le mot cure; l’usage y attache l’idée de soins suivis de succès plus ou moins heureux. C’est ainsi qu’on dit: cure palliative, cure radicale.
La cure palliative ou mitigative consiste à calmer les symptômes d’une maladie et particulièrement les douleurs qu’elle occasionne, à diminuer et atténuer ses accidents , enfin à en ralentir et arrêter les progrès, si faire se peut.
Le médecin y a recours en plusieurs circonstances : par exemple, dans le cas où une maladie est évidemment au-dessus des ressources de l’art, comme le cancer avancé et devenu constitutionnel, la phthisie au dernier degré, les hypertrophies considérables du cœur, etc. La guérison ne saurait non plus être tentée, s’il y avait lieu de craindre qu’il surgît, après la curation de la première , une autre maladie plus grave , ainsi que cela pourrait arriver après la disparition de certaines dartres, la dessiccation d’un ancien ulcère, on la suppression d’un exutoire quelconque, dont la suppuration serait révulsive à l’égard d’un organe intérieur. Il est aussi des maladies qu’on