‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 190 sur 316 · DÉM · texte numérisé non relu

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dehors. La main droite saisit alors l’arrière-faix et le roule sur lui-même : ce dernier moyen entraîne ensemble toutes les membranes.

Aussitôt la délivrance opérée , il faut examiner s’il n’est resté aucunejpartie de l’arrière-faix ou de ses membranes, ce qui exigerait une surveillance plus attentive encore de l’état de l’accouchée.

Ces préceptes m’ont presque toujours guidé dans des cas de délivrance réputés difficiles. J’ai vu , en présence de plusieurs médecins , de prétendus cas d’adhérence du placenta, qui avait ré sisté à des tractions nombreuses et répétées , céder et venir, pour ainsi dire, de lui-même , dès que l’on exécutait sur le cordon cette traction jusqu’à un certain point mathématiquement calculée, en ayant toujours la précaution de modérer les efforts sur la force du cordon.

Il est des circonstances où l’on est obligé de délivrer la femme de force avant que le placenta soit détaché , avant que les contractions de la matrice sollicitent son expulsion : telles seraient , entre autres, une hémorrhagie utérine , des convulsions, l’épuisement complet de la femme , l’inertie de l’utérus , etc. Tous ces cas appartiennent à la délivrance artificielle, et demandent impérieusement l’assistance d’un médecin instruit , seul juge compétent.

Des pratiques plus ou moins absurdes ont été conseillées pour déterminer l’expulsion du placenta. On a proposé les sternutatoires , le tiraillement des poils du mont de Vénus , etc. On a dit à l’accouchée de souffler dans une de ses mains et de se boucher les narines avec l’autre ; on l’a excitée pour faire des efforts pour se moucher, éternuer, etc. Tous ces moyens sollicitent en effet la contraction des muscles abdominaux , mais ne servent en rien pourdécoller le placenta s’il conserve des adhérences : ces manœuvres seraient moins dangereuses , si le resserrement de l’orifice utérin tenait à un spasme. Caffe,

Docteur en médecine , chef de clinique des hôpitaux.

délivre ( accouch .), s. m. C’est le placenta.

(V. Délivrance.)

deltoïde ( anal .), s. m. (de delta (a) lettre majuscule des Grecs, et de eïdos forme). C’est le nom donné à un muscletriangulairequi se rapproche de la forme de la lettre que nous venons d’indiquer; il est situé à la partie supérieure et extérieure de l’épaule, sa base est en haut et se fixe à la clavicule et à l’omoplate, et sa pointe vient s’attacher à la partie moyenne et externe de l’humérus, qui est l’os unique qui forme le bras. Le deltoïde est épais, formé de fibres nombreuses, il recouvre le moignon de l’épaule et contribue à lui donner sa forme, car lorsqu’il est peu épais, l’épaule paraît pointue et aplatie ; il forme aussi cette forte saillie qui s’aperçoit à la partie externe et supérieure du bras : ce muscle, qui est trèspuissant, élève le bras et le porte en avant et en arrière ; lorsqu’il est fixé, il déprime l’épaule. J. B.

DELTOiDiEtf, ienne ( anat .), adj. qui a rapport au deltoïde, empreinte deltoïdienne. C’est le point d’insection du deltoïde à l’humérus.

démangeaison (path.) , s. {., prurit, pruritui. Sensation désagréable qui nous porte à gratter la partie qui en est le siège. La démangeaison accompagne un grand nombre des maladies de la

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