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donc essentiel de se passer de l’eau dans la bouche après les repas, et de, faire quelquefois usage de la brosse ou même d’un cure-dent.
Se garder de faire abus des poudres dentifrices, surtout de celles qui sont rudes et acides; elles ont la funeste propriété d’user et de détruire l’émail.
Enfin , se faire visiter de temps en temps la bouche par un dentiste instruit, expérimenté.
Les personnes dont, l’haleine est désagréable doivent plus que toutes les autres se donner les soins que nous avons indiqués; elles doivent se passer souvent de l’eau dans la bouche, elles peuvent y ajouter quelques gouttes de vinaigre ou de chlorure d’oxyde de calcium.
Cette infirmité repoussante est quelquefois attribuée à des émanations de l’estomac , et on la croit alors incurable; ces deux opinions sont heureusement erronées. Ainsi que la mauvaise odeur que donnent une bouche mal soignée et des dents gâtées, elle peut toujours se combattre avec efficacité.
Les diverses poudres, opiats et élixirs dont on peut se servir comme dentifrices doivent être prescrits à chacun selon l’état où se trouvent ses dents et ses gencives, l’espèce de carie et de maladie qui les affectent. C’est pour cette raison que nous nous abstiendrons de donner ici, comme nous en avions l’intention, quelques formules. Il en est de même des liqueurs odontalgiques, qui calment les douleurs des uns et exaltent celles des autres.
Que dire également de ces amulettes que les bonnes femmes portent sur elles pour se préserver du mal de dents? leurs bouches dégarnies annoncent assez l’efficacité du moyen de ces colliers , de ces sachets , de différentes substances inertes que l’on met autour du cou des enfants pour éviter les accidents de la dentition. Que l’ignorance crédule accueille ces prétendus préservatifs, on le conçoit aisément; mais on a le droit de s’étonner de rencontrer encore dans le monde des personnes instruites , des mères de famille bien élevées, qui se reposent sur des choses semblables : sécurité vraiment dangereuse , qui peut porter à négliger des moyens salutaires. Le médecin doit donc chercher à combattre les préjugés en faveur de ces espèces de préservatifs , à moins que, dans certains cas particuliers, il ne trouve convenable de faire quelque concession à la faiblesse du malade, et de lui laisser sou erreur pour ménager sa raison.
A. Toiràc,
Docteur en médecine , médecin dentiste.
!>EKrT-BE-t,iOMr (bot.), s. m. Y. Pissenlit.
dentaire ( anat .) , adj. Se dit des organes qui ont rapport, aux dents : ainsi on nomme arcades dentaires la réunion des dents sur le bord libre des mâchoires; elles sont désignées sous le nom de supérieures et d’inférieures. Il existe aussi des artères , des veines et des nerfs dentaires, des conduits osseux qui ont égalera ut reçu le nom de conduits dentaires. ( Pour plus de développement, voyez Dents.) J. B.
dentelé (anat.), adj. et s. m. Ce nom a été donné à plusieurs muscles qui concourent à recouvrir postérieurement les parois de la poitrine; ils sont au nombre de trois : 1° le muscle grand dentelé, qui est large, aplati, quadrilatère, et qui se fixe par tant de digitation aux huit ou neuf premières côtes , et supérieurement à l’épine de l’omoplate ; ce muscle a pour fonction de servir à l’inspiration , en élevant les côtes et augmentant ainsi la capacité de la poitrine ; lorsqu’il agit en bas, il abaisse l’épaule. 2° Le muscle petit dentelé , postérieur et supérieur, est situé à la partie postérieure du cou et supérieure du dos; il s’attache au ligament cervical et aux premières vertèbres du dos. Il contribue à l’inspiration, en élevant les côtes. 3° Le muscle petit dentelé postérieur et inférieur est situé à la partie inférieure du dos ; il se fixe aux trois dernières côtes , aux dernières vertèbres du dos et aux premières des lombes ; il contribue à abaisser les côtes, et sert à l’expiration. (Pour comprendre le mécanisme et le jeu de ces divers muscles, voyez Respiration.) J. B.
dentifrice ( hyg .), adj. On donne le nom de poudre ou d'opiat dentifrice à des mélanges qui sont destinés à nettoyer les dents, en enlevant le tartre qui recouvre 1 émail. Les substances que l’on emploie le plus ordinairement sont des terres, ou des sels acidulés mêlés à .des poudres végétales, les substances qui agissent chimiquement, finissent à la longue par altérer l’émail des dents; la poudre de corail et la pierre-pouce ont aussi le même résultat, en agissant mécaniquement. Nous allons donner ici la formule de quelques pouJres dentifrices qui, par leur composition, ne sauraient avoir d’inconvénients :
Quiuquina et charbon, de chaque demi-once; essence de menthe, trois gouttes. Cette poudre nettoie bien les dents , et est sans dangers. Lorsque les gencives sont gonflées, on emploie avec avantage la poudre suivante : quinquina et magnésie calcinée, de chaque, demi-once; cannelle, un gros; huile essemielle de girofle, deux gouttes. Les os de sèche, la crème de tartre, l’alun, le sang-dragon, le bol d’arménie, la cochenille entrent dans plusieurs poudres dentifrices ; on prépare les opiats en ajoutant du miel à ces diverses substances. (V. Dents).
DENTITION, (Y .Dents).
dénudation ( chir .), s. f., denudatio; de denudare, mettre à nu. On se sert de ce mot pour désigner une partie qui est dépourvue de ses enveloppes naturelles; ainsi lorsqu’à la suite de plaie, de gangrène, d’abcès, la peau se trouve détruite, on dit que les parties qui se trouvent à découvert sont dénudées; les os peuvent être dénudés lorsque le périoste qui les enveloppe se trouve détruit, la conséquence de cette dénudation est ordinairement la nécrose de la portion d’os découverte.
dépérissement ( path .), s. m. Etat d’un individu ou d’une pariie dont la force et le volume décroissent chaque jour. (Voyez Atrophie, Marasme.)