‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 198 sur 316 · DOU · texte numérisé non relu

DOU

douce-amèke ( bot. et mat. méd.), s. f. solamm dulcamara . L. plante de la famille des Solanéesde Jussieu. Dénominations vulgaires; Vigne de Judée , Mor elle grimpante.

Cette plante s’offre sous la forme d’un petit arbrisseau sarmenteux assez élégant ; les Heurs, de couleur violacée et disposées en cîme, se développent pendant une grande partie de l’été et produisent un très bel effet; les fruits, de couleur rouge corail lors de la maturité, se détachent d’une manière très pittoresque sur les feuilles, qui sont glabres et de forme ovale; les tiges ou rameaux sont flexibles, lisses , de forme cylindrique, leur volume égale celui d’une plume à écrire. Toutes les parties delà plante répandent une odeur nauséeuse peu agréable. La saveur d’abord douce puis amère de la tige a fait donner à la plante le nom spécifique et caractéristique qui la distingue. Bien que la douce amère ait été classée parmi les poisons ( Alibert ) elle jouit cependant à un assez faible degré des propriétés délétères qui distinguent la sombre et dangereuse famille des solanées, et à tel point que ses jeunes pousses entrent dans le régime alimentaire des habitans de plusieurs contrées de l’Europe. Quoi qu’il en soit, lorsque ses préparations sont administrées à trop fortes doses il peut en résulter des perturbations assez graves dans l’économie.Telles sont le vomissement, la syncope.

Les propriétés médicales de la douce-amère, préconisées par les uns niées par d’autres, ne méritent certainement ni cet excès d’honneur ni cette indignité. La différence d’opinion sur ses propriétés de cette substance est vraisemblablement due à ce qu’on ne tient généralement pas assez de compte dans son administration comme dans celle de beaucoup d’autres substances végétales, de l’influence du climat sous lequel elles se sont développées, de leur état de conservation et souvent meme des doses, conditions fort essentielles cependant pour déterminer la manifestation de propriété.

Les préparations les plus communes de douceamère sont l’infusion , la décoction, le sirop et les extraits alcoolique et aqueux , leur usage augmente d’une manière assez sensible, la transpiration cutanée pour qu’on ait cru devoir en conseiller l’emploi dans les rhumatismes chroniques les affections cutanées et celle syphilitiques.

Doses. La décoction se prépare avec 2 gros ou 1]2 once dans 2 pintes d’eau que l’on fait bouillir environ un quart-d’heure; la poudre s’administre à la dose de Ij2 gros à 1 gros, l’extrait un scrupule à un gros et plus.

On doit à M. Desfosses la découverte dans tes tiges de douce amère d’un principe immédiat alcalin auquel il a donnéle nom de dulcamai'ine et qui parait contenir en lui-même toutes les propriétés de la plante. Les baies, les feuilles et les jeunes pousses fournissent à l’analyse, de la solanine, mais en assez faible proportion cependant pour que leur usage alimentaire offre peu de danger. Couverchel.

douche ( ther .), s. f. en latin ducia, colonne de liquide ou de vapeur d’eau, dirigée avec une cer

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