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DRO
nous pourrions mentionner d’autres plantes narcotiques et vireuses, les éthers, etc.
Mais ce qu’on doit recommander à tous les malades souffrants, c’est la patience et le courage. Le découragement, l’irritation, l’emportement, la colère exaspèrent la douleur, en même temps qu’ils dénotent un être faible et irritable. Sans pousser le fanatisme philosophique ju6qu’à prétendre avec les stoïciens que, pour une âme courageuse, la douleur même n’est pas un mal, nous dirons que c’est l’une des situations où le caractère peut montrer le plus de force, de grandeur, de bonté , ou bien de faiblesse, de petitesse, d’irritabilité. Oui, certes, il est beau de voir l’homme imposer silence à la douleur, exprimer le calme et la bienveillance, tandis qu’il est en proie à des tourments cruels; et qu’on ne croie pas que cet empire sur soi-méme ne soit qu’une qualité idéale et n’existe qu’en théorie. Contrairement à cette assertion, nous pourrions citer, parmi les faits les plus saillants, les martyrs de convictions religieuses, politiques, philosophiques, qui, tout entiers au sentiment de leur cause, semblaient mépriser les tortures comme les bourreaux. Sans parier de ces situations sublimes, dans lesquelles l’âme paraît dégagée du corps qu’elle domine de toute la hauteur qui sépare l’esprit de la matière, nous rappellerons que les hommes qui se font remarquer par la supériorité de leur raison, par l’égalité et la bienveillance de leur caractère, opposent une résistance plus efficace, non-seulement aux manifestations , mais aux sensations mêmes de la douleur. Le calme qu’ils se commandent l’affaiblit réellement, on dirait qu’il suffit de leur volonté pour déplacer et régulariser les forces nerveuses. Il est pourtant des cas où l’on ne doit pas comprimer la douleur; concentrée elle fait plus de ravages , et il vaut mieux alors que l’homme, comme l’animal , laisse un libre essor à l’instinct.
Dans ces derniers temps et depuis l’impression de cet article, on est parvenu à faire disparaître la douleur dans les opérations chirurgicales en produisant l’anesthésie au moyen de l’éther et du chloroforme. V. au Supplément, Éthérisation.
A. Lagasquie.
douve ( zool. ). V. au Supplément.
dragée ( hijg . et thérap.), s. f. On fait, avec le semen-contra, le calomel et le sucre, de petites dragées vermifuges , que l’on administre aux enfants avec plus de facilité que si le médicament était sous une autre forme. On fait aussi des dragées purgatives, diurétiques, etc. Quant aux dragées comme salubrité, V. Bonbons.
dragonneau [zool.), s. m ., fil aire de Médine, espèce d’entozoaire appartenant au premier genre des énématoïdes de Rudolphi. Les filaires forment un grand nombre d’espèces qu’on a rencontrées chez beaucoup d’animaux vertébrés et chez quelques insectes. La filaire de Médine habite ordinairement au-dessous de la peau des membres inférieurs et quelquefois de l’abdomen; elle peut même pénétrer dans l’interstice des muscles. Le dragonneau se présente sous la forme d’un ver très-grêle, ayant la ténuité d’un fil et long de deux à douze pieds. Sa tête, d’après M. Chapotin, est
renflée et munie d’un suçoir à son centre; sa queue finit brusquement par un crochet contractile. Il est rarement solitaire et on en a trouvé jusqu’à 50 sur le même individu. Il se reproduit par des embryons qui, développés dans le corps des vers, sont rejetés au dehors et qui s’introduisent dans l’épaisseur de la peau par les ouvertures sudorifères. Il n’attaque, au reste, que les individus du globe qui habitent les contrées très-chaudes et humides; l’Arabie, la côte australe de l’Asie, les bords de la mer Caspienne, la Haute-Égypte , le Sénégal et le reste de la partie équinoxiale de l’Afrique sont les régions où on le rencontre surtout. Il se montre, comme nous l’avons dit. principalement dans les membres inférieurs, immédiatement au-dessous de la peau qu’il soulève, de manière à simuler une veine variqueuse. Il grandit peu à peu, en ne déterminant parfois qu’une démangeaison supportable, et dans quelques cas des douleurs très-vives ; mais après un intervalle de temps variable, il finit par s’ouvrir un passage à travers la peau ; il se forme alors dans un point une petite tumeur rouge et grosse comme une petite noisette. Le malade éprouve souvent alors un peu de fièvre; au bout de deux ou trois jours, la petite tumeur s’abcède, il s’écoule une petite quantité d’un liquide sanieux, et on peut apercevoir la tête du dragonneau qui se présente hors de la place; on doit alors le retenir au moyen d’un fil, pour l’empêcher de rétrograder, et exercer ensuite des tractions très-modérées pour l’attirer peu à peu au dehors; au fur et à mesure qu’il sort, ou l’enroule ordinairement autour d’un petit cylindre de diacliilum. On a aussi conseillé de ne pas attendre pour l’extraire qu’il se forme une tumeur, mais de faire une incision sur la partie saillante de la peau, et soulever, au moyen d’une pince ou d’un autre instrument, le ver qui se trouve au fond de la plaie. Il se trouve ainsi soulevé par le milieu du corps et offre plus de résistance aux tractions. On doit surtout éviter de le rompre; car une fois divisé, l’animal se retire et des accidents très-graves, la gangrène même, peuvent survenir. Plus d’une fois on a vu la mort en être la suite.
drastique [thérap.), adj., du grec drao, j’agis. On a donné ce nom aux purgatifs les plus énergiques. (Y. Purgatif.)
drèche ( hyg.), s. f. Nom donné à l’orge fermentée et germée que l’on emploie pour la préparation de la bière. (V. ce mot.)
drogue ( pharm .), s. f. Ménage fait venir ce mot de droa, odeur, parce que , dit-il , presque toutes les drogues ont une odeur plus ou moins prononcée; en pharmacie, on entend par drogue les médicaments simples, tels que feuilles, fleurs, racines, écorces, etc. (V. Médicament.) J. B.
droit ( anat .), s. m. et adj. On désigne en anatomie un assez grand nombre de muscles sous le nom de muscle droit; ainsi il y a les muscles droits de i’œil, divisés en supérieur, inférieur, interne et externe. (V. OEil.) Plusieurs muscles qui unissent la tête avec la colonne vertébrale et qui concourent à former le col en même temps qu’ils servent au mouvement de la tête, ont reçu le nom de mus -