‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 204 sur 316 · ECL · texte numérisé non relu

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sement. Il y a souvent de la suppuration; elle est inévitable lorsque l’écharde ne peut être retirée ; on sent alors une vive douleur et des battements dans la partie lésée ; la peau rougit, et il se forme un petit abcès autour du corps étranger, qui est expulsé avec le pus après un intervalle de temps variable. La première indication à remplir, lorsqu’un petit corps s’est introduit sous la peau , est de l’extraire. Dans ce but, et suivant les circonstances, on peut se servir de petites pinces ou d’une épingle ; si on ne peut réussir ainsi , il ne faut pas craindre de laisser agrandir la piqûre par un chirurgien , on y gagnera sous le rapport de la douleur, de la durée du mal et surtout des accidents consécutifs. Après l’extraction , on réunira la plaie qu’on pansera avec des topiques émollients. Si le corps étranger d’un très-petit volume n’avait pas été extrait , et que la collection purulente eût commencé à se former, on couvrirait la partie malade de cataplasmes de graine de lin, et l’on y pratiquerait une petite incision dès qu’elle serait suffisamment ramollie. (Y. Plaie.) J. B.

écharpe (chir.) , s. f. On donne ce nom à une espèce de bandage destiné à soutenir l’avant bras demi-fléchi et appliqué contre la poitrine ; ce bandage que tout le monde connaît est très-simple ; il s’applique en ployant une serviette ou une grande cravate en triangle ; on la place devant la poitrine et l’on noue les deux bouts pointus sur l’épaule du côté sain , l’un passant devant et l’autre derrière le col. J.-L. Petit a modifié ce bandage et l’a rendu plus solide, en dédoublant la partie inférieure de la serviette qui forme l’écharpe , et en ramenant les bouts et les nouant derrière l’avant-bras. L’écharpe s’emploie dans les maladies et blessures de la main , de l’avaut-bras , des bras et de l’épaule ; elle a pour effet d’empêcher le mouvement de ces parties, qui , dans ce cas , est toujours douloureux, et de soulager les parties supérieures lorsqu’elles sont malades , du poids de l’avant-bras et de la main. J. B.

échabboblures (méd.) , s. f. pl. Nom vulgaire mal défini donné à une éruption de petits boutons ou élevures rouges survenant sur la peau pendant l’été ou à la suite d’un mouvement fébrile. Le plus souvent l’on désigne ainsi les plaques éruptives de Y urticaire , affection caractérisée surtout par des élevures de la peau de peu de durée , et tout-à-fait semblables, pour la forme et la démangeaison qui les accompagne , à celles qui sont produites par la piqûre des orties. (Y. Urticaire .) J. B.

écharffaïüt (hyg.), adj. et s. On donne ce nom à des aliments généralement excitants , qui stimulent fortement l’économie , accélèrent la circulation et souvent finissent par irriter les voies digestives lorsqu’ils sont pris en trop grande quantité et d’une manière habituelle ; on doit ranger dans la classe des aliments échauffants toutes les substances fortement aromatiques , les viandes salées , fumées , poivrées ou fortement épicées , les fruits préparés au vinaigre , le poivre long, l’ail , et toutes les substances qui contiennent une huile es-

sentielle volatile ; le poisson salé et fumé , etc. Les aliments échauffants ou excitants n’agissent pas avec activité chez toutes les personnes ; il en est chez lesquelles le tempérament , l’influence de l’habitude, rendent l’action de ces aliments presque sans inconvénients, tandis qu’ils excitent vivement d’autres individus. Il est même certaines influences de climat où ces aliments peuvent être utiles; c’est principalement les climats froids et humides : aussi Ifes peuples du Nord , et surtout ceux qui habitent les plages basses et voisines de la mer, ont-ils besoin d’une alimentation excitante, qui ne saurait convenir aux populations des climats chauds et secs. Les personnes nerveuses et irritables doivent éviter les aliments échauffants, qui sont beaucoup mieux supportés par les personnes d’un tempérament lymphatique. J. B.

échauffement ( path .), s. m. On entend souvent sous ce nom une irritation générale de l’économie, qui est le prélude d’une inflammation ou de la fièvre (V. ces mots) . La constipation (V . ce mot) a été aussi désignée sous le nom d’échauffement. Enfin on donne encore lenomd’échauffement à l’inflammation suivie d’écoulement de la membrane muqueuse de l’urèthre (V. Blennorrhagie).

échinoque (Y. Echinocoqué).

échikocoque ( Zool .) s. m. On donne ce nom à un genre d'entozoaires cettoïdes que l’on rencontre souvent en quantité considérable dans les hydotides et les acéphalocistes (V. ces mots). Ces vers, qui ont chez l’homme la longueur d’environ un quart de millimètre, se produisent par germination ou bourgeonnement et ils paraissent la première phase d’évolution d’un helminthe par génération alternante ou héléromorphe.

éclaire (grande) (bot.) (V. Chèlidoiné).

éclaire (petite) (Y .Ficaire).

éclampsie [méd.), s. f. On désigne sous ce nom les convulsions particulières aux jeunes enfants et aux femmes en couches (V. Convulsion).

éclectisme [phil. méd.), s. m. La doctrine dont nous allons exposer brièvement les points de vue principaux n’appartient pas spécialement à la médecine ; ce n’est autre chose qu’une méthode philosophique susceptible de s’appliquer à toutes les branches des connaissances humaines indistinctement. Toutefois , nous n’avons à nous occuper ici que des applications de l'éclectisme à l’art de guérir.

Il est fait mention , dans l’histoire delà médecine . d’une époque à laquelle des esprits sages et conciliants s’efforcèrent de démontrer que les sectes médicales contemporaines et rivales s’appuyaient toutes de quelques faits bien établis, de quelques opinions logiquement déduites ; que le tort ou l'aveuglement de chaque secte consistait dans l’exagération ou l’extension forcée de principes vrais dans certaines limites , faux quand on les poussait trop loin. Archigène d’Apamée, célèbre médecin de Rome sous Néron et Adrien , cité avec éloge par Galien , et que le satirique Juvénal nomme plus d’une fois sans le critiquer, passe pour le fondateur, ou l’homme le plus éminent de cette école conciliante qui orit le nom d’éclectique. L’école èclecti-

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