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tibîe de se rider. Voici, du reste, îe procédé d’embaumement qui me paraît le plus convenable : le sujet sera amené à une température de 25 à 30 degrés par l’immersion suffisamment prolongée dans l’eau tiède ; on injectera alors , soit par l’aorte, soit par un des artères carotide ou crurale, une solution tiède de sublimé corrosif dans l’eau étendue d’un huitième d’alcool. L’injection sera renouvelée jusqu’à ce que tous les tissus soient bien imbibés de la solution saline. On devra détacher en même temps une grande partie de l’épiderme au moyen de iotions faite avec une solution chaude de soude caustique ; le cadavre étant bien lavé sera mis ensuite en contact avec une décoction de noix de galle ou de tan suffisamment concentrée ; on devra se servir pour la face du tannin pur obtenu par le procédé de M. Pelouse. Lorsque la peau se sera combinée avec une quantité suffisante de tannin, on pratiquera une incision au bas-ventre pour en retirer les intestins et le foie, qui seront bien lavés et plongés pendant quelques jours dans une solution alcoolique de sublimé corrosif, on les mettra ensuite en place ; la masse cérébrale sera retirée en partie, soit parles narines en brisant l’os ethmoïde, suivant le procédé égyptien, soit en appliquant quelques couronnes de trépan à l’occiput ; on injectera alors dans la cavité crânienne une solution alcoolique de sublimé. Pour empêcher les joues de s’affaisser, la cavité de la bouche devra être remplie avec soin de coton ou d’étoupe imprégnée de poudre de colophane. On garnira avec la même matière le ventre et les autres cavités naturelles. Les globes de l’œil seront vidés et remplacés par des yeux d’émail. La peau, recousue aux lieux où les incisions ont été pratiquées, sera recouverte d’une couche de vernis coloré en bleu léger; on pourra recourir au peintre si l’on désire donner à la face quelque coloris. Enfin, des bandes seront appliquées méthodiquement durant le temps de la dessiccation, pour conserver leurs formes, aux membres et aux autres parties du corps.
Il arrive souvent que des parents désirent conserver le cœur de la personne embaumée ; on devra alors détacher cet organe en laissant un bout des troncs artériels et veineux; les cavités seront remplies entièrement de coton ou d’étoupe; le tout sera ensuite plongé dans une solution alcoolique de sublimé pendant cinq à six jours. Après ce temps, on retirera le cœur, qui sera essuyé et recouvert d’une couche de vernis rouge ; on le laissera se dessécher à l’air quelques jours avant de l’enfermer dans une capsule de plomb ou d’argent.
Il est convenable en général de placer les corps embaumés dans des lieux secs et dont la température soit à peu près constante, quoique cette précaution soit moins nécessaire lorsqu’on a fait usage du sublimé corrosif, qui jouit à un haut degré, comme nous l’avons dit, de la propriété de rendre inaltérables les substances animales.
Albin Gras,
Docteur ès sciences. Professeur à l’École de médecine de Grenoble.
EMBONPOINT (physiol.), s.m. On désigne sous ce mot l’état de rondeur des formes du corps déterminé par une certaine quantité de graisse existant sous la peau et entre les muscles; l’embonpoint accompagne ordinairement l’état parfait de santé : l’excès de l’embonpoint constitue ce qu’on appelle l’ obésité, qui, dans quelque cas, devient une véritable maladie que quelques auteurs ont désignée sous le nom de Polysarcie (V. Obésité). J. B.
embrocation (thérap.), s. f. (du grec embrechô , j’arrose). Action de verser goutte à goutte un liquide huileux et de l’étendre légèrement sans frictions sur une partie malade; l’embrocation diffère des fomentations en ce que ces dernières doivent être faites avec un liquide aqueux, tandis que l’embrocation est toujours faite avec un liquide huileux. On emploie les embrocations comme calmantes ou résolutives : elles varient dans leur action suivant les substances qui entrent dans leur composition.
ebsbrtoIiOGîe ( accouch .), s. f. C’est la partie de la science qui traite du fœtus.
embryon (physiol.), s. m. (en grec embruon, d’èw, dans, et de bruô, je croîs, je croîs dans). C’est le produit de la conception dans les premiers temps de la grossesse : on lui donne ce nom lorsque les diverses parties du corps commencent à devenir visibles; plus tard, lorsque les membres ont acquis un développement plus marqué, vers le quatrième mois, on lui donne le nom de fœtus (Y. Ovologiè).
embryotomie ( accouch.) s. f. C’est une opération qui consiste à diviser le fœtus en divers morceaux lorsque l’accouchement est impossible, soit par le volume monstrueux de l’enfant ou l’étroitesse du bassin de la mère , et à l’extraire ainsi par portions. L’embryotomie ne se pratique que sur des fœtus morts avant ou pendant le travail de l’accouchement. On a donné à des instrumens avec lesquels se pratique cette opération le nom A’embryotomes. J. B.
émétine (i chirn .) s. f.(du grec éméâ, je vomis). C’est un alcali végétal ou alcaloïde découvert dans l’ipécacuanha par M. Pelletier ; l’émétine se présente sous la forme d’une poudre blanchâtre, inodore, d’une saveur amère et désagréable : elle estpeu solubledansl’eau froide, plus soluble dans l’eau bouillante, et très-soluble dans l’alcool. Ce médicament , qui est la partie active de l’ipécacuanha, jouit de toutes ses propriétés vomitives; ildoitmême lui être préféré, en ce qu’il peut s’administrer sous un très-petit volume, un à deux grains; tandis que la poudre d’ipécacuanlia ne l’est ordinairement qu’à celles de vingt-quatre à trente- six-grains (V. Ipécacuanha). J. B.
émétique (mat. méd. ) s. m. C’est le tartrate d’antimoine et de potasse (V. Antimoine).
éméto - cathartique (tkérap.) s. m.etadj. On donne ce nom à un mélange de médicamens qui a pour résultat de déterminer des vomissemens et des purgations. C’est ordinairement un mélange d’émétique et d’un îsl purgatif. On pré-