EMM
pare un éméto-eatliartique avec 15 centigram. d’émétique et 12 gram. de sulfate de soude ou de magnésie dissous dans 4 à 600 gram. d’eau , à prendre en trois verres à un quart-d’heure d’intervalle; on peut augmenter la dose du sel purgatif et diminuer celle de l’émétique, qu’il est toujours convenable de ne pas dépasser, celle de 15 centigram. nous paraissant même un peu forte; 10 centigram. d’émétique et 15 grammes de sel purgatif, sulfate de soude ou de magnésie, nous paraissent des proportions plus convenables. Les éméto-cathartiques s’emploient dans les embarras gastriques et intestinaux, et toutes les fois que dans les affections chirurgicales un état sabural vient compliquer la situation du malade. Dupuytren, dans sa pratique, faisait un fréquent usage de cette médication. J. B.
emménagogues ( thérap .), s.m. pl. etadj. (du
grec emmena règles, et ago)- je pousse, j’excite, médicaments doués de la propriété de provoquer les règles. Pris adjectivement, ce mot sert à désigner tous les moyens thérapeutiques propres à déterminer l’écoulement menstruel.
L’absence des règles pouvant tenir à une foule de causes diverses, les remèdes destinés à combattre cet état seront aussi variés et souvent de nature opposée. L’aménorrhée (absence des règles) tient-elle à des spasmes et à une irritation particulière du système nerveux; c’est aux bains tièdes prolongés, aux préparations d’éther, de castoréum et aux autres médicaments antispasmodiques ou narcotiques qu’il faudra avoir recours: est-elle occasionnée par un état de pléthore générale, la face est-elle rouge, le pouls dur, plein, la malade se plaint-elle de maux de tête fréquents, d’étourdissements; la saignée, l’application de sangsues à la partie interne des cuisses, les bains de siège chauds, les bains de pieds à la moutarde et les sinapismes à la partie interne des cuisses sont indiqués. Lorsqu’au contraire, la rétention des règles est due à un état de faiblesse et d’atonie générale, que la face est pâle, que les lèvres sont décolorées, que des palpitations de cœur se font sentir de temps en temps, on emploie avec succès les médicaments toniques et excitants, tels que l’extrait de quinquina, l’aloès, le vin de gentiane et surtout les préparations de fer, l’eau de boule de Nancy, etc.
Souvent, c’est une irritation ou une congestion locale qui s’oppose à l’écoulement menstruel ; vainement on aurait recours aux emménagogues les plus vantés. Gomme ils sont presque toujours doués de propriétés excitantes , ils ne feraient qu’augmenter l’irritation, sans qu’on obtînt pour cela le résultat désiré; on a vu plus d’une fois de jeunes personnes phthisiques hâter le progrès de leur mal en essayant en vain de rappeler les règles par des infusions de plantes excitantes. Dans ces divers cas, il faut s’attacher surtout à combattre l’inflammation locale et favoriser plus tard le rétablissement menstruel avec prudence et en s’aidant des conseils d’un médecin habile.
Parmi les moyens emménagogues que nous ve» nons d’énumérer, la plupart n’atteignent le but