‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 209 sur 316 · EM P · texte numérisé non relu

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sent la soif et agissent comme calmants sur l’ensemble de l’économie. C’est par l’absorption des divers principes émollients que cet effet est produit. L’usagede ces médicaments, trop long-temps continué, augmente la faiblesse et détruit les forces digestives; il faut donc s’en abstenir dans les hydropisies par défaut de ton dans les parties et toutes les fois qu’il existe des symptômes adynamiques. En général même, ils conviennent rarement dans les maladies chroniques avancées.

émonctoirb ( pkysiol .) s. m. de emungere, moucher. On donne ce nom à des organes dont les fonctions sont de rejeter au dehors les liquides superflus (V. Sécrétions).

emphysème [méd. etchir.) s. m. emphysema , du grec emphusaâ Renfle. Tumeur molle élastique occasionnée par l’introduction de l’air dans le tissu cellulaire.

L’opération vulgaire, dans laquelle les bouchers, après avoir fait une petite ouverture à la peau d’un animal, y introduisent l’extrémité du soufflet, et portent au moyen de cet instrument de l’air dans le tissu cellulaire sous-cutané , de manière à distendre la peau et à favoriser sa dissection , peu t donner une idée del’empliysème.On sent alors en portant la main sur la peau une tumeur élastique , molle qui , par la pression, donne la sensation d’une espèce de bruissement ou crépitation particulière.

Tantôt cette affection est le résultat d’un accident, d’uneblessure, faite dans une partie dépendante de l’appareil respiratoire; nous décrirons le mécanisme de l’introduction de l’air dans ce cas; c’estce qui constitue l’emphysème traumatique (du grec trauma plaie);

D’autrefois de l’air est exhalé dans le tissu cellulaire par une cause inconnue et qui n’a pas été encore bien étudiée. L’emphysème est dit alors spontané ou par exhalation.

Enfin il est une maladie du poumon dans laquelle les petites cellules qui constituent cet organe sont distendues d’une manière anormale.

Ces trois espèces d’empliysèmesvont nous occuper successivement.

1° Emphysèrtîe traumatique. L’air chassé par l’expiration parcourt avec une assez grande vitesse,comme onle sait, latrachéeetlelarynxpour sortir par la bouche et le nez; lorsqu’une plaie large est faite à un point quelconque du canal aérien, l’air s’échappe par celte plaie qui est le chemin le plus court; mais si la blessure, au lieu d’être largement ouverte, est étroite et sinueuse, l’air ne pouvant arriver jusqu’à la peau s’introduira dans le tissu cellulaire qui sépare la peau et les muscles et le distendra d’une manière quelquefois prodigieuse; ce tissu en effet par sa structure se prête à une dilatation extrême. Par un mécanisme identique le même effet aura lieu à la poitrine , si le poumon a été atteint par un instrument vulnérant, en supposant toujours que la blessure ne soit pas très large. L’emphysème est encore inévitable lorsque dans une fracture des

côtes, un des fragments aigus de l’os a été poussé vers le poumon et a déchiré cet organe sans qu’il existe pourtant de plaie extérieure. Enfin on cite des cas où l’emphysème s’est produit à la suite de plaie qui pénétrait, il est vrai, dans la poitrine, mais qui n’intéressait pas le poumon , l’air infiltré ne pouvant alors provenir de ce dernier organe. L’emphysème se formait par le mécanisme suivant : on sait qu’à chaque inspiration, les côtes s’élèvent et la cavité pectorale est dilatée; l’air extérieur pénètre alors dans cette cavité par la plaie, comme il pénètre dans l’ame d’un soufflet; lorsque l’expiration a lieu, cet air tend à être chassé en suivant le trajet delà plaie; mais si celle-ci est sinueuse et surtout si dans l’abaissement des côtes ses parois se sont rapprochées ou ont changé de position , le fluide élastique ne sortira qu’avecpeine et une partie viendra s’infiltrer dans le tissu cellulaire.

Dans cés divers cas la peau qui est distendue et un peu luisante offre une tumeur molle , élastique, indolore, qui ne conserve point l’empreinte du doigt mais qui fait entendre , lorsqu’on la presse , une crépitation semblable jusqu’à un certain point à celle qu’on perçoit en froissant du parchemin. Cette tumeur bornée d’abord au lieu qui est le siège de la blessure ne tarde pas à s’étendre si la cause qui l’a produite persiste; elle envahit successivement la poitrine, le cou , la face et le ventre puis les cuisses et enfin tout le corps. Sur quelques cadavres on a même pu constater la présence de l’air jusque dans l’intérieur de l’œil; la déformation est souvent monstrueuse et horrible à voir ; le cou paraît de niveau avec la tête ; les membres offrent l’aspect d’énormes cylindres avec des étranglements vers les plis des articulations. Le gonflement est surtout extrême partout où le tissu cellulaire sous-cutané est lâche et abondant, comme aux mamelles, au scrotum, aux paupières, etc.; il est facile de concevoir que cette accumulation d’air ne peut avoir lieu sans entraver les fonctions de plusieurs organes. L’action des muscles est gênée; les veines superficiellesétant comprimées, le sang est refoulé dans les viscères internes, il existe de l’anxiété et de l’agitation. La gène de la respiration surtout est extrême et fréquemment les malades périssent asphyxiés.

Heureusement la maladie n’a pas toujours cette marche fatale ; souvent la nature et l’art interviennent pour arrêter la pénétration continuelle de l’air dans le tissu cellulaire , et alors le fluide élastique est peu à peu résorbé ; ces tumeurs aériennes au reste, lorsquelles sont peu étendues, peuvent persister long-temps sans produire des effets fâcheux. On doit considérer toutefois l’emphysème traumatique comme une complication grave dans les blessures de l’appareil pulmonaire.

Traitement. La première indication à remplir est de remédier à la cause du mal ; ainsi par une incision convenable on agrandira la blessure de manière à ce que l’air puisse sortir librement et sans s’infiltrer sous la peau . Si le mal était dû à la lésion du poumon par un fragment decôte cas-

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sée , c’est sur le lieu correspondant a la fracture qu’il faudrait faire l’incision, en supposant toutefois que l’emphysème fît des progrès inquiétants. Dans quelques circonstances on peu t avoir recours à une compression méthodique sur le lieu de la blessure pour empêcher l’infiltration incessante de l’air. Souvent aussi la nature intervient heureusement; la plaie s’enflamme, se gonfle et cesse d’être perméable.

Lorsque la source de l’air qui s’infiltre est tarie, il reste à faire disparaître ies tumeurs aériennes produites ; on y parvient au moyen de mouchetures et de scarifications suivies de légères frictions; si le volumede la tumeur était peu considérable,on laisseraitàlanaturelesoin de l’absorption et on favoriserait ce travail par des frictions sèches et des fomentations excitantes avec de l’eau-de-vie camphrée ou une solution de sel ammoniaque; plus tard pour rétablir le ton des parties solides très distendues, il sera utile de recourir à l’usage externe despréparations toniques et astringentes, telles que la décoction de quinquina , de noix de galle , etc.

On peut rapprocher de l’emphysème traumatique celui qui est produitpar l’insufflation. On a vu en effet des mendiants se faire une petite incision à la peau et insuffler au-dessous une certaine quantité d’air de manière à simuler une tumeur et à intéresser ainsi en leur faveur la pitié publique. Des jeunes gens ont cherché parfois à se faire exempter du service militaire en distendant parle mèmeprocédél’enveloppe testiculaire; mais la mollesse, l’élasticité de la tumeur et surtout la crépitation rendent la fraude très facile à reconnaître. Cesmanœuvres n’ont pas été en général suivies d’accidents. On doit pourtant faciliter la résolution de la tumeur par quelques mouchetures, par des frictions et des fomentations toniques.

2° Emphysème par exhalation. Da.ns cette affection le tissu cellulaire se trouve distendu par des gaz , sans qu’on connaisse bien l’origine de ceux-ci. Ces tumeurs gazeuses se manifestent dans certaines circonstances qui n’ont pas été bien déterminées; elles paraissent être produites par l’exposition au froid, certains empoisonnements, la piqûre de quelques serpents. Ces cas sont rares; il est plus fréquent d’observer cette espèce d’emphysème à lasuitede contusions, d’ecchymoses et surtout d’affections gangreneuses; la décomposition putride peut dans ces derniers cas servir à expliquer la présence des gaz.

3 o Emphysème du poumon. Cette affection, qui est assez fréquente, a été signaléepour lapremière fois àl’attentiondesmédecinsparLaennec; malgré les travaux de ce célèbre pathologiste, elle était encore peu connue eton la confondait souvent avec l’asthme, le catarrhe pulmonaire ou une maladie du cœur, lorsque les recherches récentes de M. Louis sont venues éclairer son diagnostic et lui ont assigné une place bien distincte dans nos cadres nosologiques. Tout ce qui va suivre sera emprunté au travail de ce grand observateur.

L’emphysème des poumons est une maladie caractérisée anatomiquement par ladilation anormale despetites vésicules aériennes qui composent

en partie le tissu du poumon (voyez ce motb Les causes sont encore peu connues; elle est souvent héréditaire. Les deux sexes peuvent en être également atteints et elle débute à tout âge même dès l’enfance, rarement pourtant elle survient après cinquante ans.

Symptômes. Cette affection n’est pas accompagnée de fièvre et a toujours une longue durée; elle commence par une gène de la respiration d’abord peu considérable et ordinairement telle pendant cîe longues années quand elle remonte à l’enfance. Les jeunes sujets sont alors essoufflés à la moindre fatigue et ne partagent qu’incomplétement les jeux de leurs camarades. Plus tard la difficulté de respirer augmente et offre par intervalle des accès plus ou moins longs pendant lesquels les malades semblent menacés de suffocation ; ils sont souvent forcés de se mettre tout-àcoup sur leur séant s’ils sont couchés ou même de sortirdu litpourrespirer.En mêmetemps que l’oppression prend de l’accroissement, des douleurs dans la poitrine, la toux et tous les symptômes ordinaires d’un catarrhe pulmonaire chornique se déclarent presqueconstamment. Pendant les accès d’oppression , le malade éprouve ordinairement des palpitations ; les battements tumultueux du cœur peuvent même devenir habituels en s’accompagnant de l’enflure des pieds. Quand l’oppression n’est pas très considérable, les personnes affectées peuvent encore se livrer à quelques travaux, qu’elles cessent lorsqu’il survient un accès d’étouffement. Dans l’intervalle de ces accès elles ont même souvent toutes les apparences de la santé, n’éprouvent ni chaleur anormale, ni accélération du pouls, ni plus de soif ou moins d’appétit que dans l’état naturel.

La marche de l’emphysème est en général lente quoique sa durée présente pourtant d’assez grandes variations depuisunanjusqu’à vingtans et plus. La mort, lorsqu’elle survient, n’est même pas le résultat de l’emphysème dans son état de simplicité; elle est amenée par une autre affection chronique du poumon ou du cœur développée, il est vrai , sous l’influence de l’emphysème.

Les recherches de M. Louis ont surtout éclairé lediagnostic de cette maladie; indépendamment des symptômes décrits , elle présente d’autres caractères bien tranchés. Ainsi le côtéde la poitrine qui est affecté est toujours plus saillant, plus bombé que celui du côté opposé; et il est facile de s’en assurer par la mensuration ; il existe également une saillie derrière et au-dessus des clavicules; ces voussures sont moins faciles à distinguer lorsque les deux poumons sont affectés. La sonoréité de la poitrine est plus grande que dans l’état normal, dans une étendue ordinairement limitée et correspondant au point malade. Le bruit respiratoire ordinaire est au contraire affaibli d’unemanièreremarquabledans ce point. Le râle sous-crépitant, indiqué comme pathognomonique parLaennec, n’est pas aussi constant; ilestlié au catarrhe qui accompagne l’emphysème et n’a jamais son siège dans la partie emphysémateuse.

Après la mort les poumons présententl’état suivant : à l’ouverture du thorax ils s’affaissent peu

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ou pas du tout ; leur tissu est épaissi , ils sont plus ou moins volumineux que dans l’état ordinaire et se recouvrent quelquefois parleurs bords libres. Enfin les vésicules aériennes sont dilatées à des degrésdifférents,depuislevolumed’un grain de semoule jusqu’àceluid’unpetitpois. Lesbronches partagent rarement cette dilatation qui a surtout lieu vers le bord tranchant des poumons. Quelquefois même les cellules y sont déchirées et forment des espèces d’appendices.

Traitement. Quand les symptômes de l’emphysème sont peu intenses, on doit se borner en général aux précautions hygiéniques; le malade évitera les émotions vives , l’exposition à la poussière, l’humidité, et tout ce qui peut accélérer la respiration comme la fatigue, la course, les conversations à haute voix. Le changement d’air est souvent très utile. Lorsque les accès de suffocation sont plusprononcés, il faudra recouriraux expectorants et aux incisifs, au polygala, à l’oxymel et surtout aux préparations opiacées qui calment l’oppression d’une manière heureuse. La saignée n’est pas en général indiquée. L’emphysème s’accompagnant presque toujours de catarrhe ou d’une affection du cœur, il faudra nécessairement avoir égard pour le traitement à cette complication de la maladie.

J. P. Beàude.

empirique ( méd .) s. m. et adj. empiricus, du grec empeira, expérience. On donnait sous les anciens ce nom à une secte de médecins qui ne prenaient pour base de leur pratique que la seule expérience ; cette secte était opposée à celle des dogmatiques, qui, au contraire , appuyaient leur doctrine sur le raisonnement. Ces deux doctrines, prises dans un sens absolu, sont loin d’être convenables à l’étude de la médecine ; elles sont destinées, au contraire, à s’aider mutuellement , à s’éclairer l’une par l’autre : c’est sur ces bases qu’est aujourd’hui fondée la doctrine médicale, car l’empirisme aveugle et le dogmatisme qui ne tient pas compte des faits ne peuvent conduire qu’à des conséquences funestes. On donne aujourd’hui le nom d’empiriques aux charlatans et aux individus vendeurs de remèdes qui pratiquent la médecine ou l’une de ses branches sans études préalables : ce mot est toujours employé en mauvaise part. J. B.

EMPLATRE (pkarm.), s. m., du latin emplastrum. Médicament de consistance solide, susceptible de se ramollir par l’action de la chaleur, et d’être étendu sur de la peau ou des tissus convenables pour applications externes. Dans l’acception ordinaire du mot, on entend une composition emplastique prête à être posée sur la partie malade; dans le langage pharmaceutique, au contraire, l’emplâtre étendu d’une certaine épaisseur, de forme limitée, et déterminée d’avance parle médecin, porte le nom d’écusson-, lorsqu’au moyen d’un large couteau ou d’un instrument de forme appropriée, on en a promené une couche mince sur une pièce d’étoffe, destinée à être con*

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pée selon le besoin du moment, on obtient ainsi un sparadrap.

Les espèces particulières d’emplâtres sont très nombreuses; on les divise communément en deux grandes classes, dont la première comprend les emplâtres obtenus par le simple mélange de matières grasses et résineuses auxquelles on ajoute ordinairement de la cire pour leur donner la consistance convenable des médicaments plus actifs auxquels ils doivent leurs propriétés spéciales; quelques pharmacologistes refusent à ces médicaments le nom d’emplâtres et leur donnent improprement le nom à’ onguents solides ; les plus communs et les plus usités d’entr’eux sont:

L’emplâtre de Poix, de Bourgogne, composé d’un mélange de 3 parties de poix blanche et d’une de cire; on y ajoute souvent au moment d’en faire usage, pour augmenter son action, de l’émétique, du sel ammoniaque, ou unepoudre irritante végétale, telle que celle d’Eupliorbe.

L’emplâtre vésicatoire est un mélange adipo-résineux dans lequel on incorpore de la poudre de cantharides, ordinairement on l’en saupoudre encore avant de l’appliquer; cependant il vaut mieux en mettre assez dans la masse pour n’avoir pas besoin de recourir à cette addition, on a alors un emplâtre qui adhère mieux, et qui est d’un effet plus uniforme et plus sûr.

L’emplâtre de ciguë contient les parties actives de cette plante qui peuvent être dissoutes par les corps gras avec lesquels on les met en contact. Il est d’une belle couleur verte et est employé comme fondant et calmant.

La deuxième classe d’emplâtres, ceux auxquels quelques personnes ont exclusivement réservé ce nom, a pour base le résultat de la réaction de la litharge ou tout autre oxide de plomb sur les corps gras; voici comment on doit opérer pour l’obtenir : on prend une partie de litharge, une d’axonge, une d’huile d’olive très pure et deux d’eau ; on met le tout dans un bassin de capacité beaucoup plus que suffisante pour contenir le mélange; on chauffe pour porter l’eau à l’ébullition et on l’y entretient au moyen d’un feu doux et régulier en agitant continuellement la masse jusqu’à ce qu’elle ait pris une couleur blanche et qu’une petite portion, plongée dans l’eau froide, se laisse facilement pétrir entre les doigts sans y adhérer; alors on la laisse refroidir à demi, on la malaxe fortement pour en faire sortir l’eau interposée, et on la roule en magdaléons que l’on conserve pour l’usage. C’est un véritable savon métallique formé par la combinaison d’acides gras avec l’oxide de plomb, combinaison dont la théorie a été bien établie dans les ouvrages spéciaux et que nous ne devons pas développer ici. Ce savon métallique porte le nom <T emplâtre simple, il est rarement employé sous cet état, mais il entre dans les formules d’emplâtres composés dont nous allons indiquer les principaux.

L’emplâtre diapalme est formé d’emplâtre simple de cire blanche et de sulfate de zinc. On lui a donné ce nom parce qu’on prescrivait autrefois de se servir, pour le faire, d’une spatule de bois de palmier(V. ce mot).

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L’emplâtre diachylum gommé doitsespropriétés, ainsi que son nom l’indique, aux gommes-résines qui y entrent en forte proportion, c’est de tous les emplâtres le plus employé, comme agglutinalif pour la réunion des parties charnues divisées, ou pour fixer d’autres médicaments (V . Diachylum ).

Pour préparer l’emplâtre brûlé, dit onguent de la mère, on chauffe ensemble de l’axonge, de l’huile d’olives, du beurre et du suif de mouton jusqu’ à ce que ces corps gras fument et se colorent par l’action de la chaleur; on y ajoute alors, par petite quantité à la fois de la litharge pulvérisée; la combinaison s’opère de suite et on finit par ajouter de la cire et de la poix noire. Cet emplâtre, dont la composition a été donnée, dit-on, par la mèreThecle, religieuse de l’Hôtel-Dieu, est un remède populaire fort usité comme suppuratif.

L’emplâtre de Vigo cum mercurio se prépare en ajoutant le mercure, préalablement éteint dans le styrax et la térébenthine, à de l’emplâtre simple fondu avec de la cire jaune et de la poix-résine, auquel on a déjà mêlé des poudres de gommes-résines et du safran ; c’est un fondant très actif employé pour dissoudre des engorgements lymphatiques dus à diverses causes morbides.

Nous avons dit ce qu’on entendait en pharmacie par écussons, la manière de les préparer est fort simple ; on ramollit l’emplâtre en le malaxant entre les doigts, quelquefois après l’avoir laissé plonger dans l’eau tiède lorsqu’il est trop consistant; on l’étend ensuite le plus uniformément possible avec le pouce sur de la peau ou un autre tissu en suivant la forme donnée; on coupe ensuite nettement les bords avec un couteau et on lisse la surface de l’emplâtre avec quelques gouttes d’huile d’amandes douces et un corps poli comme une petite bouteille de verre : ce procédé est un peu long; nous devons aux Anglais un instrument d’un usage fort expéditif, c’est une spatule dont le bout légèrement recourbé est arrondi et épais de plusieurs lignes de manière à présenter une masse métallique suffisante pour conserver quelque temps la chaleur qu’on lui communique; on liquéfie par son moyen une suffisante quantité d'emplâtre, on en forme une masse molle, qu’on étend ensuite promptement et très uniformément , avec le même instrument , pour former l’écusson.

Vée,

Pharmacien, Membre de la Société de Pharmacie.

empoisonnement ( chim . et tkérap.), s. m. On donne le nom d’empoisonnement aux effets produits par les poisons sur l’économie; on donne également ce nom à l’action d’empoisonner.

Le poison a été défini 1° une cause de maladie , 2* un agent capable d' occasionner la mort lorsqu' il est introduit dans V estomac, 3° tout corps nuisible à la santé de l'homme mais qui n’ agit pas mécaniquement. 11 est facile de s’apercevoir combien ces définitions sont défectueuses, et pour le prouver examinons-les dans leurs détails. D’après la première, le froid, le chaud , l’intempérance, «t*., seraient des poisons; il est inutile de com-

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battre cette première définition, elle doit tomber d’elle-même.

Quant à la seconde, elle n’est pas plus admissible. En effet , un très grand nombre de substances déterminent la mort, non seulement lorsqu’elles sont introduites dans l’estomac , mais encore lorsqu’on les applique sur différents tissus à l’extérieur, et en outre les substances vénéneuses aériformes qui donnent lieu à l’empoisonnement , par leur introduction dans les poumons , sont toutes omises dans cette définition.

On doit également abandonner la troisième , car un poison n’est pas seulement nuisible à la santé, mais il peut aussi donner la mort.

La définition qui nous paraît renfermer toutes les conditions convenables est la suivante :

Un poison est un corps qui détruit la santé ou la vie, lorsqu’il est pris intérieurement ou appliqué sur une partie quelconque du corps, et à petite dose: on pourrait peut-être retrancher ces derniers mots , et à petite dose , ou dire ce qu’on entend par petite dose , car telle substance est vénéneuse à la dose d’un demi-grain, ou un grain, et telle autre ne détermine des accidents , qu’à celle d’un ou plusieurs gros. Nous l’adopterons donc en la réduisant aux termes suivants :

On appelle poison tout corps qni détruit la santé ou la vie , lorsqu’il est pris intérieurement ou appliqué sur une partie quelconque du corps. Cette définition est complète, car il n’est aucune sorte de poison à laquelle elle ne puisse se rapporter.

Classification des poisons. Comme tous ces poisons sont tirés de l’un des trois règnes de la nature, certains auteurs les ont divisés en minéraux, végétaux et animaux. Cette classification paraît bonne au premier abord , mais si l’on fait attention que les poisons d’un règne n’agissent pas tous de la même manière, on sentira combien elle est désavantageuse pour leur étude. Aussi préférons-nous celle empruntée à Vicat; d’ailleurs c’estcelle que donnait M. Orfila dans son cours de médecine légale , et sans craindre d’être taxé de partialité, je crois pouvoir dire que son autorité est celle à laquelle on peut s’en rapporter avec le plus d’avantage.

Vicat classait les poisons d’après leur manière d’agir; il les divisait en poisons irritants, narcotiques, narcotico-âcres et septiques.

Cette classification une fois adoptée, nous devrions faire connaître de suite quels sont les symptômes qui peuvent faire supposer que l’empoisonnement a eu lieu par un poison irritant ou par un poison appartenant à une des trois autres divisions; mais nous croyons devoir, préalablement donner des notions générales sur l’action des poisons.

Action générale desPoisons. Les poisons n’agissent pas tous de la même manière; les uns font ressentir leur action presqu’instantanément, sans laisser aucune trace de leur passage; d’autres n’agissent qu’au bout d’un certain temps et laissent des désordres tels, que d’après ceux-ci, on pourrait presque reconnaître la nature delà substance vénéneuse.

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Cependant , quoique certains poisons agissent lentement , il est impossible d’admettre comme réelle la description que les auteurs anciens nous donnent de ces poisons qui ne causaient la mort qu’au bout d’un temps plusou moins long et à des époques fixes; on peut très bien concevoir cependant qu’une substance vénéneuse pourra être administrée à des doses trop faibles pour donner la mort, tout en détruisant la santé , et si de temps en temps on renouvelle cette faible dose, la mort pourra être et sera même la suite nécessaire de cette manœuvre criminelle; mais il est impossible d’admettre, je le répète, qu’un poison donné à telle époque fera mourir à une autre époque fixe et calculée.

Si l’intensité d’action des poisons varie suivant leur espèce, elle ne variera pas moins pour chacun d’eux en particulier, suivant leur état de division.

Ainsi un poison insoluble agira moins vite en fragments qu’en poudre, et agira le plus souvent moins fortement qu’un poison soluble, et l’action de ce dernier sera plus ou moins prompte , selon qu’il sera dissout ou à l’état solide, et souvent la dissolution alcoolique du poison agira mieux que la dissolution aqueuse. De plus,les autres circonstances étant égales d’ailleurs, un poison introduit dans le canal digestif agira d’autant plus fortement que celui-ci sera plus vide.

En effet, si l’estomac renferme des aliments, la substance vénéneuse sera enveloppée par eux , sera séparée des parois de l’estomac et ne pourra agir sur elles, ne les irritera pas ou ne sera pas absorbée, et, même dans quelques cas , sera décomposée, si elle est en petite quantité.

Mais il n’est pasnécessaire que les poisons soient introduits dans l’estomac pour qu’ils agissent. Ils peuvent déterminer des accidents lorsqu’ils sont administrés en lavements ou appliqués sur la muqueuse de l’œil, du vagin, sur une plaie , comme on en voit trop souvent des exemples dans l’emploi mal dirigé de la pommade rouge arsenicale ; maisjamaisl’action despoisonsn’estaussiprompte que lorsqu’on les applique sur les tissus séreux ou veineux.

Les poisons agissent donc sur l’homme de différentes manières. Ou bien ils irritent et détruisent même les parties qu’ils touchent, et déterminent la mort sympathiquement ; ou bien ils n’irritent pas, ou ils irritent peu les parties avec lesquelles ils sont en contact , et ne causent la mort qu’après avoir été absorbés, et en agissant sur les différents systèmes de l’économie, le système nerveux , les organes de la circulation , etc., etc.

Il est impossible de nier l’absorption de certaines substances. En effet, comment, sans elle, expliquer la mort survenue peu d’instants après l’application d’un poison sur le tissu cellulaire de la cuisse, sans qu’il laisse de traces d’irritation locale; et souvent même, dans ce cas , on trouve des altérations dans le poumon , le cœur et les intestins. Il est évident que dans ces cas les altérations ne peuvent être expliquées que par le

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transport de la substance vénéneuse dans le torrent de la circulation.

Ce qui vient encore à l’appui de cette opinion c’est que la promptitude avec laquelle la mort arrive est en raison directe de la faculté absorbante des parties sur lesquelles on applique les poisons.

Ainsi, applique-t-on un poison sur la peau , il n’agira que faiblement , et s’il agit avec force ce sera seulement après l’avoir ulcérée; il agira avec beaucoup plus de rapidité s’il est placé sur le tissu cellulaire , et surtout s’il est injecté dans les veines.

D’après cela, si on est appelé pour examiner le cadavre d’un homme empoisonné , on ne sera pas étonné de ne pas y trouver d’altérations d’organes, puisque le poison aura pu être appliqué sur des parties absorbantes , dans lesquelles il n’aura déterminé aucun changement.

M. le docteur Borry a fait des expériences qui prouvent , d’une manière positive , l’absorption de certaines substances vénéneuses. Après avoir placé l’une d’elles sur la cuisse d’un lapin, il a vu qu’il arrêtait l’action du poison au moyen d’une ventouse qu’il appliquait sur la plaie, et dont il entretenait l’action au moyen d’une pompe. Il a vu que non seulement il faisait cesser les accidents qui avaient paru, mais encore que , par le même moyen, Il les empêchait de se manifester. Cette expérience a réussi même lorsque les animaux avaient eu deux ou trois accès de convulsion.

Je crois que ces expériences sont concluantes, et que, d’après elles, on nepeutmetti’e l’absorption en doute. Enfin l’action de certains poisons est souvent différente dans l’état de maladie ou de santé.

Après ces généralités sur l’action des poisons, voyons si quelques symptômes ne pourront pas faire reconnaître que l’empoisonnement a eu lieu par un poison irritant, narcotique, narcotico-acre ou septique.

Symptômes qui peuvent faire supposer quel empoisonnement a eu lieu par un poison irritant. Le malade se plaint d’un sentiment de chaleur âcre dans la bouche et l’arrière bouche , de coustriction dans la gorge, de sécheresse dans la bouche et l’œsophage; il survient des vomissements violents de matières bilieuses, quelquefois sanguinolentes, et qui peuvent bouillonner sur le carreau si leur nature est acide ; des douleurs épigastriques et abdominales ne tardent pas à se manifester, et elles sont dans certains cas si aiguës que le malade ne peut rester un seul instant en place, et qu’il lui est impossible de supporter la moindre pression sur l’abdomen.

Symptômes qui peuvent faire soupçonner que V empoisonnement a eu lieu par une substance narcotique. La douleur est peu vive dans l’estomac, souvent même elle n’existe pas ; dans certains cas, il est vrai, les malades se plaignent de vives douleurs, mais qui ont leur siège, non seulement dans l’estomac, mais aussi dans d’autres parties du corps; lemalade n’éprouve pas la saveur âcre, brûlante, que dé terminent les poisons irritants; il

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ne sent pas (le constriction à la gorge , mais il survient des vertiges , un affaiblissement très grand des membres abdominaux, suivi quelquefois de paralysie; la pupille se dilale et l’on voit apparaître la stupeur , le coma , et même des mouvements convulsifs qui souvent sont très légers.

Symptômes de V empoisonnement par les poisons narcotico-âcres . Parmi ces poisons il y en a qui agissent d’une manière intermittente, les autres d’une manière continue.

Les premiers sont en général très amers et donnent lieu à des mouvements convulsifs très violents, qui, après quelques instants de durée, cessent tout d’un coup et reparaissentensuite. Il se manifeste ainsi avant la mort un plus ou moins grand nombre de ces accès , séparés par des intervalles lucides; pendant ces accès les yeux sont saillants et convulsés , la langue, la bouche, les gencives deviennent livides , la respiration est suspendue par l’immobilité du thorax ; souvent les facultés intellectuelles n’éprouvent pas d’altération.

Les seconds qui agissent d’une manière continue, déterminent une vive excitation cérébrale, suivie des symptômes du narcotisme et de ceux d’une vive inflammation des organes mis en contact avec le poison.

Symptômes de l' empoisonnement par les poisons septiques. En lisant l’histoire de la morsure de la vipère etd’autres animaux vénimeux, on donnera avec plus d’avantage que nous ne pourrions le faire ici , les symptômes de l’empoisonnement par cette classe de poison.

Nous devrions peut-être ici indiquer les lésions de tissu qui se remarquent à la suite de l’action des poisons, mais notre but étant de faire reconnaître l’empoisonnement pendant la vie , la connaissance de ces lésions internes ne nous serait pas d’une grande utilité , aussi me bornerai-je à quelques lignes sur cet objet.

Lésions produites parles poisons irritants. Rougeur plus ou moins vive , inflammation , ulcération , gangrène ou perforation des intestins , etc.

Lésions produites par les poisons narcotiques. Il n’y a pas d’inflammation des intestins . les cadavres se putréfient facilement; quelquefois ils survient des t?/*Jj^6 violettes sur le corps. Dans l’empoisonnement par les narcotiques âcres qui agissent d’une manière continue il y a quelquefois une inflammation assez vive. Quant aux narcotico-âcres, qui agissent en donnant lieu à de violentes convulsions intermittentes, les lésions que l’on remarque après l’asphyxie.

Traitement de t empoisonnement. D’après la classification que nous avons indiquée pour les poisons , nous avons nécessairement à examiner séparément le traitement qui convient selon la manière d’agir de la substance vénéneuse. Mais avant d’entrer dans ces détails nous devons dire quelques mots sur les contre-poisons.

On doit entendre par contre-poisons ou antidotes les substances qui , administrées dans l’estomac, peuvent détruire la substance vénéneuse et former, en se combinant ayec elle , un composé /*-

qui n’a pas d’action nuisible sur l’économie animale. Il ne faut pas regarder comme contre-poisons les substances adoucissantes qui calment l’inflammation ou celles qui facilitent l’expulsion du poison, il ne faut voir en elles que des médicaments. Tous les poisons n’ont pas malheureusement leur antidote.

Traitement général dans les empoisonnements. Il faut s’assurer d’abord de la nature du poison par l’analyse chimique , ou voir , d’après les symptômes , à quelle classe il appartient. (V. Cuivre, Mercure, Foie de soufre , Arsenic, Plomb , Opium, Strychine , etc.).

Traitement de V empoisonnement par les irritants. Si le poison irritant est dénaturé à pouvoir être détruit par un contre-poison, il faut administrer celui-ci aussitôt qu’on est appelé auprès du malade. Si le poison a été avalé depuis peu, ou si on suppose qu’il n’a pasété expulsé complètement par les vomissements ou par les selles, on introduira l’antidote par la bouche , et dans certains cas il ne faudra pas négliger de le donner en lavement. Dans le cas d’empoisonnement par un acide, on donnera la magnésie délayée; si le poison est un sel de cuivre ou du sublimé corrosif, on fera prendre de l’eau albumineuse , si c’est un alcali on emploiera l’eau vinaigrée, etc. (Pour les détails voyez chaque poison en particulier). Dans le cas où on serait appelé après l’expulsion du poison, il faudrait éviter d’employer les contrepoisons qui pourraient augmenter l’inflammation; alors ou emploierait un traitement anti-phlogistique dontl’énergie variera, suivant la nature du poison, et qui sera calculée d’après la violence des symptômes inflammatoires. Malgré l’emploi d’un contre-poison , on devra toujours favoriser les vomissements à l’aide de l’eau tiède et surtout en titillant la luette , mais seulement pendant qu’il y a encore du poison dans l’estomac , car plus tard, bien loin de soulager le malade, on aggraverait sa position; et sans attendre l’effet de l’antidote, on doit appliquer de suite sur l’épigastre et sur le ventre un grand nombre de sangsues, qui, employées plus tard , ne produiraient pas autant d’effet. (Pour le traitement subséquent V. Gastrite , Entérite,?, te.). Si le poison avait été introduit par l’anus , ou si on supposait qu’il fût arrivé dans les gros intestins, c’est en lavement qu’on devrait administrer le contrepoison, et souvent, dans ces cas, des sangsues à l’anus ont produit de très bons effets. En résumé, le traitement à employer dans un cas d’empoisonnement par une substance irritante, consiste à administrer le contre-poison, s’il existe, à favoriser le vomissement jusqu’à ce que l’on suppose que le poison est expulsé , et à réagir , par les moyens les plus énergiques sur le système sanguin et sur le système nerveux.

Si le poison irritant ne peut pas être détruit par un contre-poison, il est évident qu’on se bornera à l’emploi des anti-phlogistiques , des adoucissants, des bains, etc. On devra toujours, dèsle début, favoriser le vomissement; ce dernier précepte doit toujours être suivi lorsque le poison a été introduit dans l’estomac, car lorsque le poison

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a réagi par absorption, lorsqu’il a été placé sur une plaie, il est évident qu’en excitant le vomissement on aggraverait l’état du malade.

L’action de quelques poisons irritants peut être détruite par certains médicaments qui sont presque spéciaux. Ainsi, dans l’empoisonnement par les moules , on soulage immédiatement le malade par l’emploi de l’éther; ilen est de même pour les cas où des accidents sont survenus après l’introduction dans l’estomac de certains poissons vénéneux (V. Moules.).

Traitement de V empoisonnement par les narcotiques. On favorisera le vomissement à l’aide de deux ou trois grains d’émétique , ou de vingt ou vingt-cinq grains de sulfate de zinc dissous dans un verre d’eau environ. On peut aussi administrer un purgatif, si on suppose que le poison est parvenu dans les intestins ; il ne faut jamais administrer les boissons acidulées avant que le poison ait été expulsé parles vomissements, sans cela les accidents deviendraient plus graves ; mais après l’expulsion du poison on doit faire prendre , de cinq en cinq minutes , des boissons acidulées, l’eau vinaigrée , le suc de citron ; on donnera aussi l’infusion de thé, de café, etc. Dans certains cas il sera nécessaire d’employer la saignée , les sangsues derrière les oreilles. (Voyez Dpium, Morphine , Acide hydrocianique, etc.). Dans le cas où le narcotique aurait agi par absorption, on emploierait les moyens indiqués cidessus , les boissons acidulées , etc. , mais on n’exciterait pas les vomissements.

Traitement des poisons narcotico-âcres. On ne connaît pas d’antidotes pour cette classe de substances vénéneuses , et le traitement variant suivant leur nature, il faut nécessairement les diviser en groupes. Nous les diviserons en six groupes. Premier groupe: les champignons. Deuxième groupe: la noix vomique, la fausse angusture, la strychnine, la brucine, l’upas-antiar , l’upastieuté, le camphre, la coque du levant , la picrotoxine. Troisième groupe: le tabac, la grande et petite ciguë, la belladone, le datura stramonium, la digitale pourpre, le colchique, le laurier aride, etc. Quatrième groupe : les liquides spiritueux. (V. Alcool .) Cinquième groupe: le seigle ergoté. (V. pour le traitement de l’empoisonnement les mots : Champignons, Noix vomique, Tabac, etc.).

Traitement de V empoisonnement parles poisons septiques. (V. Acide hydro-sulfurique , Rage, Pustule maligne, Serpents, Matières putrèjiêes, Miasmes, etc.).

Les moyens de reconnaître les substances vénéneuses se trouvent dans leurs descriptions particulières.

O. Lesueur ,

Professeur agrégé pour la médecioe légale à la faculté de Paris.

ebipyèbie ( chir .) s. m. On donne ce nom aune collection purulente dans la cavité de lapoitrine. L’opération au moyen de laquelle on évacue cette collection se nomme l’opération del’empyème (V. Epanchement).

smpyreume ( pharm .) s. m. On donne ce nom à l’odeur de brûlé que contractent les substances

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