‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 213 sur 316 · EPH · texte numérisé non relu

EPH

tous ces cas sont malheureusement Lien rares.

L epronostic es t donc nécessairemen t fort grave, et à moins que le sujet ne soit jeune , vigoureux, d’une bonne constitution, la maladie offre presque toujours une terminaison fâcheuse : cependant si les conditions favorablesque nous venons de mentionner existent, on tentera l’opération qui nous reste à décrire : il n’est pas besoin d’ajouter que si l’empyème existait des deux côtés à la fois , la vie du malade courrait un danger bien plus grand.

Traitement. Lorsque les moyens appropriés à l’inflammation aiguë ou chronique de la plèvre ont échoué, que le liquide continue à distendre un des côtés de la poitrine, il faut pratiquer une opération que , par un vice de langage, plusieurs auteurs ont appelée du nomde la maladie qui la réclame. Cette opération consiste à pratiquer à traversles parois delà poitrine uneouverturequi permette l’évacuation de la matière purulente. Il y a deux méthodes principales : dans la première on ouvre assez largement pour faire soriirtoutle liquide à la fois , dans la seconde on n’évacue que parportions.Quelquesoitceluide ces deuxmodes que l’on adopte, l’opération présente deux terni s bien distincts : 1° l 'ouverture. Elle se fait avec un bistouri , et l’on a la précaution de couper couche parcouche,ou bien elle se fait avec un trois-quarts que l’on plonge dans la poitrine : le trois-quarts est surtout employé quand on veut évacuer par portions successives. On opère au milieu de l’espace compris entre la colonne vertébrale etle sternum, entre les troisième et quatrième fausses côtes du côté gauche et entre les quatrième et cinquième du côté droit, en comptant de bas en haut. On opère plus haut à droite, à cause de la présence du foie dans cette région ; 2° Y évacuation du liquide. Après en avoir fait sortir la quantité voulue , le chirurgien referme la plaie et la recouvre d’un emplâtre agglutinatif. Ceux qui veulent un écoulement continu mettent dans la plaie une bandelette de linge effilée ou bien une canule d’argent ; d’autres la bouchent avec une tente de charpie : quelques personnes pratiquent aussi des injections émollientes pour achever de nettoyer la poitrine.

Le 'pansement est fort simple : une compresse, quelques bourdonnets de charpie et un bandage de corps en font tous les frais.

III. Epanchements de pus dans l'abdomen. N’offre rien de spécial qui ne rentre dans l’hisloire de l’hydropisie et de la péritonite.

IV . Epanchements de pus dans les articulations . Assez rares hors le cas de maladie des os, s’observent soit à la suite des inflammations de la membrane synoviale (V . ce mot), soit à la suite de maladies générales ou locales très différentes et semblent alors constituer de véritables métastases. Il est bien rare que le rhumatisme y donne lieu. Le traitement est donc celui de la lésion qui a servi de point de départ.

Beaugrand ,

Docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux.

épaule ( anat .), s. f. scapula , en grec dmos. Partie la plus élevée du membre supérieur chez

l’homme; tout le monde connaît sa forme et la saiilie qu’elle présente en dehors. Elle est moins large en arrière chez la femme, quoiqu’en avant sa largeur paraisse être la même à cause de la courbure moindre de la clavicule. Les parties osseuses qui forment la charpente de l’épaule sont postérieurement l’omoplate , et antérieurement la clavicule avec l’extrémité supérieure de l’hu* merus : ces divers os sont maintenus par de forts ligaments. L’articulation du bras avec l’épaule porte le nom de scapulo-humérale . Des muscles nombreux serventauxdiversmouvements de cette partie du corps : ce sont les sus-épineux , sousépineux, sous-scapulaire , petit rond, grand rond, trapèze, deltoicle, grand dorsal, angulaire, biceps, cor aco -brachial et triceps ; les vaisseaux sont fournis par les portions sous-clavibre et axillaire des troncs brachiaux, et le plexus brachial donne à l’épaule les nerfs sus-scapulaire , sous-scapulaire et axillaire. En comparant les membres supérieurs aux membres inférieurs , l’épaule a pour analogue le bassin ; la différence qui est très prononcée chez l’homme est moindre chez divers animaux (V. Aisselle, Clavicule, Humérus, Omoplate).

épaule ( Maladies de 1’). Il a été traité des luxations de l’épaule au mot Bras (Maladies du). Les plaies et les eon tusions de cet te partie d u corps n’offrent rien de spécial (V. Plaies en général et Articulations (Maladies des).

Fractures des os de l'épaule). Il a déjà été question des fractures de l'humérus et de la clavicule aux mots Bras et Clavicule ; l’omoplate peut aussi se fracturer dans ses diverses parties à la suite de coups violents ou de chutes. Cette lésion, qui n’offre pas beaucoup de danger par ellemême , exige le repos absolu et l’emploi d’un bandage contentif pendant un temps convenable.

Amputation de l'épaule. La chirurgie moderne s’est enrichie d’une opération périlleuse , il est vrai, mais qui est souvent la seule chance de salut qu’il reste au malade : nous voulons parler de la désarticulation du bras vers l’épaule. Cette opération a été pratiquée cent onze fois par le chirurgien Larreypendantlesguerresmeur trières de l’empire, et ellecompte un assez grand nombre de succès. Nous ne décrirons pas ici les divers procédés employés ou proposés par les opérateurs, détails qui seraient sans intérêt pour nos lecteurs; nous dirons seulement que ceux qui sont généralement préférés appartiennent à Larrey et à M. Lisfranc. J. B.

éphélides [niéd.), s. f. p. du gTee hélios, soleil, et de épi , sur. On donne ce nom à des petites taches fauves que l’on remarque le plus souvent sur le visage, les bras et la poitrine, et que l’on dit être produites par l’action du soleil ; toutes les éphélides ne sont pas déterminées par celle cause, et les différences de la nature des causes qui les occasionnent ont fait admettre plusieurs genres d’éphélides. D’après M. Alibert il existe trois genres d’éphélides qu’il distingueparlesnoms de lenti formes , d’ hépatiques et 'de scorbutiques .

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