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Farine de seigle. Celte farine , regardée comme émolliente, se prépare avec la semence du secale céréale; elle est formée pour 100 parties : de 23,45 d’amidon, de 4,26 de mucilage, de 3,64 de gluten, de 1,26 d’albumine, de 0,26 de sucre et de 2,45 d’enveloppes Cette farine entre dans la confection flu pain.
Chevallier.
Membre du conseil de salubrité,
Professeur à l’Ecole de pharmacie.
fascia ( anat .), s. f. Les anatomistes ont francisé ce mot latin, qui veut dire bande. On désignesous le nom générique de fascias des aponévroses plus ou moins larges qui existent dans l’aine et la partie supérieure de la cuisse; l’élude de ces feuillets aponévrotiques et très-importante dans l’examen des causes des hernies , et surtout dans le traitement et la pratique des opérations que nécessitent ces maladies. C’est surtout dans ces derniers temps, et lorsque l’on s’est livré d’une manière plus spéciale à l’étude de l’anatomie chirurgicale, que l’on a décrit ces divers organes fibreux, qui sont des expansions des muscles, du bassin et de la cuisse; quelquefois aussi ils paraissent naître et se perdre dans le tissu cellulaire. La plus importante de ces aponévroses, par son étendue, est le fascia-lata ; elle envelope la cuisse et a reçu aussi le nom d’aponévrose fémorale , c’est la plus large du corps; elle prend naissance à la partie inférieure de l’abdomen, où elle se continue avec les aponévroses du bas-ventre, et en bas elle se confond avec l’aponévrose jambière; cette aponévrose est forte, puissante, épaisse, surtout à sa partie antérieure et externe; elle est destinée à maintenir les muscles longs et nombreux qui forment la cuisse. Un muscle aplati , qui est situé en haut et en dehors de la cuisse , où il se fixe à l’épine antérieure et supérieure de l’os des iles, est destiné à tendre cette aponévrose , lorsque la cuisse exécute des mouvements violents et que les muscles ont le plus besoin d’être maintenus. Il a reçu le môme nom que l’aponévrose avec laquelle il est confondu. (Voy., pour les autres fascias, le mot Aine.)
fausses couches fpath.J s. f. pl. Cette expression, consacrée dans le langage ordinaire, estremplacée dans la langue médicale par le mot avortement, qui signifie expulsion du fœtus avant qu’il soit viable, c’est-à-dire avant qu’il puisse vivre hors de la matrice, n’ayant pas encore acquis le développementnécessaire; tandis que les mots d’accouchement prématuré impliquent l’expulsion du fœtus viable, mais avant que la grossesse ait achevé son cours. Ainsi donc, quand la sortie du fœtus a lieu dans les six premiers mois de la grossesse, on l’appelle un avortement, une fausse couche, une blessure.
L avortement peut avoir lieu à toutes les époques de la grossesse ; cependant il est beaucoup plus fréquent pendant les deux premiers mois , soit parce que les adhérences de l’œuf à la matrice sont moins fortes, soit aussi par l’afflux du sang aux époques menstruelles, afflux auquel la matrice n’a pu encore se soustraire, surtout chez cer-
taines femmes éminemment pléthoriques. Le vulgaire croit que les fœtus abortifs appartiennent en plus grand nombre au sexe masculin ; Morgagni et Desormaux pensent le contraire, et ont démontré que cette erreur était due à la difficulté de reconnaître le sexe dans les premiers temps de la vie intra-utérine, le développement du clitoris pouvant être facilement pris pour un pénis, si l’on donne à cet examen une attention insuffisante.
Les causes de l’avortement peuvent être rapportées à l’état de la femme ou de l’œuf, ou à des causes accidentelles. Les causes d’avortement qui sont propres à la mère sont nombreuses, et quoiqu’elles ne le produisent pas toutes, elles peuvent cependant y donner lieu. Les femmesplélhoriques, abondamment et irrégulièrement menstruées, hystériques, lymphatiques, blondes, faibles, nerveuses, maladives, atteintes de syphilis, de scorbut, de rachitisme, d’affections organiques quelconques, les femmes qui se nourrissent mal, qui se compriment dans des vêtements trop étroits, avortent plus facilement que d’autres; il en est de même des femmes trop grasses quand elles ne sont pas stériles.
Certaines constitutions atmosphériques, une chaleur humide, rendent les fausses couches épidémiques; tous les auteurs, depuis Hippocrate, ont cité des exemples de ces épidémies, à Vienne, en 1778 et 1779, à Paris en l’an Xet l’an XI. Les travaux fatigants sont aussi des causes prédisposantes. Les femmes qui deviennent enceintes avant leur développement complet, ou près de l’âge critique sont plus exposés à l’avortement, que dans le cours de cette période qui s’écoule de vingt à quarante ans.
Toutes les affections chroniques des organes génitaux , telles que les adhérences, les déformations, les dégénérescences, les altérations organiques des trompes , des ligaments utérins , les polypes , les inflammations sub-aiguës ; en un mot, tout ce qui peut gêner le libre et régulier développement de la matrice peut produire l’avortement ; ce genre de cause , qui se rattache à une altération matérielle de l’appareil génital, est bien le plus fréquent de tous.
Les boiteuses sont plus sujettes à l’avortement que les autres; en effet, ce raccourcissement coïncide souvent avec une déformation du bassin. Une matrice dont le tissu serait trop rigide pour s’étendre causerait encore l’avortement. Une matrice dont le col serait mou, béant et dilaté , ne serait pas davantage apte à retenir le produit de la fécondation.
L’avortement, amené par l’état du fœtus, comprend tout ce qui peut lui occasionner des maladies et la mort : tantôt la maladie commence par les membranes, tantôt parle cordon, ou parle fœtus lui-même. Ces diverses altérations offrent ainsi des formes et des degrés très-variés.
Un très-grand nombre d’affections auxquelles l’enfant est sujet après la naissance, peuvent se manifester pendant la vie intra-utérine. Beaucoup de monstruosités ne sont même que le résultat de maladies d'une portion du fœtus. Pendant les premiers mois de la grossesse, rien n’est moins capa-
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