IL FONCTIONS RELATIVES A LA CONSERVATION DE L’ESPÈCE
Cette fonction comprend la génération proprement dite, c’est-à-dire l’acte par lequel l’organe excitateur mâle féconde le germe contenu dans l’appareil générateur de la femme ; il faut en corey joindre la grossesse, V allaitement et V accroissement de l'individu.
Ces différentes fonctions se lient et s’associent entre elles d’une manière remarquable, ce qui a été très-bien exposé par M. Gerdy dans les paragraphes qui suivent.
«... Dans cette association, dit-il, les sens sont de vigilantes sentinelles, chargées d’observer ce qui se passe à l’extérieur et même à l’intérieur. Ils transmettent à l’entendement par le moyen des nerfs , leurs messagers , les impressions qu’ils reçoivent. Ces impressions éveillent l’attention; l’intelligence qui les perçoit juge et prend une résolution. Les nerfs, non moins fidèles à servir l’entendement que les sens, transmettent ses ordres aux organes moteurs et vocaux, toujours soumis aux déterminations de la volonté et de l’instinct. Ceux-ci, et le premier surtout, forment la puissance matérielle de l’économie animale. Si les sens la protègent par leur surveillance, si l’entendement la protège et la gouverne par sa prudence, la locomotion la défend par sa force, dans les dangers, ou la sauve par sa vitesse, et, dans tous les temps, recueille, pour elle dans la nature, les moyens de subsistance et de durée.
« Les organes digestifs et respiratoires composent une double administration, qui préparé, pour l’économie tout entière et par conséquent pour elle-même , des fluides réparateurs et nutritifs. Une multitude innombrable de capillaires qui échappent à nos sens, et dont la disposition nous est inconnue et ne peut être que soupçonnée , les recueillent et les versent dans les vaisseaux lymphatiques et veineux.
INTRODUCTION
« Les vaisseaux lymphatiques et les veines, messagers des fonctions nutritives, comme les nerfs le sont des fonctions sensoriales et intellectuelles, ■portent au cœur , ainsi qu’à un centre général, tous les matériaux recueillis sur les voies digestives, dans les voies respiratoires et ailleurs. Mais si le cœur reçoit de tous, il donne à tous, en répandant, au moyen des artères, les matériaux de la nutrition. Il est ainsi, en même temps, un centre général deréception et de distribution, et les artères, ses agents, conspirent aux mêmes résultats.
« Cependant la nutrition, architecte du corps, répare à chaque instant les outrages que le temps et l’absorption font incessamment à l’édifice de l’économie ; les décombres versés par elle dans le sang, sont emportés par la circulation, et rejetés au-dehors par les organes de secrétion, sortes d’agents qui semblent préposés aux portes de l’économie pour reconnaître les matériaux qui doivent en être rejetés, mais qui concourent souvent encore à d’autres fonctions.
« Les fonctions de résistance concourent à la durée de nos organes par la résistance qu’ils opposent aux forces chimiques et mécaniques qui tendent à la détruire.
Quant à la génération, elle perpétue cette admirable association dont les maladies troublent seuls l’habituelle harmonie. (Gerdy, Traité de physiol. t. I, p. 224.)
Cette dernière phrase nous conduit naturellement à aborder l’importante question de la pathologie, dans laquelle nous allons étudier l’homme malade.