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latérale. La médecine doit se déGer de ses résultats lorsqu’elle les trouve mêlés à la politique.
forges ( Eau minérale de). Il existe dans le département de la Loire-Inférieure un village qui donne des eaux ferrugineuses , qui ont été analysées par MM. Préval et Lallant, pharmaciens à Nantes. Cette source contient des muriates de chaux et de magnésie , des carbonates de mêmes bases , des sulfates de chaux, de la silice, du fer et une matière extractive. Ces eaux n’ont été que peu employées jusqu’à ce jour , et nous ignorons même s’il existe des résultats un peu importants obtenus par leur emploi.
J.-P. Beaude.
Inspecteur des établi sements d’eaux minérales.
formication ( path .), s. f., de formica, fourmi. Douleur comparée à celle que produirait un grand nombre de fourmis rassemblées sur une partie du corps; on observe la formication dans quelques affections dartreuses , et certaines maladies de la moelle épinière. Y. Colonne vertébrale (Maladies delà.) J. B.
formulaire, s. m., ouvrage contenant un recueil de formules. (Y. Codex.)
formule ( méd .), s. f. Énoncé des substances qui doivent entrer dans un médicament composé avec indication de la dose de chacune d’elles, et de la forme pharmaceutique que l’on doit donner au médicament. Cette forme doit être indiquée au commencement ou à la Gn par les mots potions, mixtures, pilules, etc. L'indication des substances employées est précédée du signe B) ou pr. qui signiûe recipe, prenez. Le médecin doit mettre sa signature au bas de l’ordonnance et dater. Les initiales n. m. p. oud. m. m., signiGent docteur en médecine de la faculté de Paris ou de Montpellier. (Y. pour les autres signes usités, le mot Abréviation.) J. B.
fortifiant Uhér.), s. m. et adj., substance qui fortiûe. (V. Tonique.)
fosses nasales. (Y. Nez et Nasales (fosses.)
fougère mâle, s. f. ( bot. , mat. méd.) Aspidium vel polypodium filix mas, h. Nephrodium Rie. Cette plante qui sert de type à la belle famille qui porte son nom, est vivace; elle fleurit en juin et juillet ; elle croît naturellement dans les bois et surtout les lieux stériles et humides. Elle présente les caractères suivants : feuilles roulées en crosses avant leur développement ovales lancéolées , pinnées et longues de dix-huit pouces à deux pieds , les pinnules sont rapprochées les unes des autres , les pétioles sont courts , le revers des feuilles est semé de deux rangs de taches ou capsules réniformes renfermant les organes de la fructiGcation. Les pétioles s’échappent d’une souche horizontale et souterraine de la grosseur d’une pomme de sapin ; elles se composent d’un grand nombre de tubercules rangés autour d'un axe commun. On a longtemps pris cette sorte de tige souterraine ou rhizome. pour la racine elle-même qui est formée de flbres résistantes qui prennent leur insertion entre les tu- : hercules.
La racine de fougère, comme on l’appelle vulgai- I reiüêat, est de temps immémorial réputée jouir de j
la propriété anti vermineuses à un très-haut degré; elle est souvent associée à d’autres substances encore plus énergiques et constitue alors des remèdes empiriques que le charlatanisme exploite trop souvent encore avec impudeur.
Le principe actif paraît résider plus spécialement dans la partie qui avoisine les feuilles et qui en renferme pour ainsi dire le germe. M. Peschier, de Genève, en traitant cette sommité de la souche par l’éther, en a extrait une huile essentielle qu’il a nommée oléo-résine, et qui jouit d’une telle énergie, qu’il sufflt d’en administrer quelques gouttes pour opérer l’expulsion du tænia ou ver solitaire.
Quoi qu’il en soit, c’est principalement en décootion à prendre sous forme d’extrait aqueux ou alcoolique, enopiat ou en pilules, qu’on prescrit la racine de fougère. Elle ne borne pas son action à tuer le tænia , elle provoque en outre l’expulsion des ascarides , mais avec cette différence qu’elle ne les tue pas.
On donne très-improprement le nom de fougère femelle à la fougère commune ptéride aquiline , pteris aquilina. Rien ne justiGe cette dénomination, si ce n’est le développement toujours moindre de celle-ci, car toutes sont hermaphrodites. La fougère femelle est aussi vermifuge, mais à un degré moindre cependant que la fougère mâle. Elle contient une proportion assez notable de fécule amylacé, pour qu’à défaut d’autre substance dans certains pays , et notamment à la Nouvelle-Hollande, on ait cru devoir l'extraire pour en fabriquer une sorte de pain. Elle est employée en Francecomme racine fourragère, et donnée principalement aux pourceaux ; son usage, sous ce rapport, serait bien plus répandu , si ce n’était les difflcultés que présente sa récolte.
Les feuilles de fougère servent à composer des lits rustiques , sur lesquels on étend les enfants de constitution faible et rachitique.
On mange, dans certaines contrées richement boisées , les jeunes pousses de fougère en guise d’asperges ; leur saveur est demi-agréable et dépourvue totalement d’amertume.
COUVERCHEL ,
Membre correspondant de l’Académie de Médecine.
fourchette ( anat .), s. f. On désigne ainsi cette espèce de cavité que l’on observe à la partie inférieure du cou , au-dessus de l’os sternum ou bréchet. Les anatomistes appellent aussi fourchette , l’angle inférieur que forment en se réunissant les grandes lèvres des parties sexuelles chez la la femme. J. B.
foyer (path.), s. m. Ce nom est donné en médecine" à toute cavité anormale, formée au sein des organes et remplie par un liquide morbiflque. C’est ainsi que l’on dit : foyer purulent , foyer apoplectique. J. B.
fracture (chir) s. f., d efrangere, briser; se dit de l’état d’un os qui a été rompu , brisé.
Les os constituent le squelette, véritable charpente du corps humain , remplissant, suivant leur forme particulière , l’offlce de leviers résistants destinés à mouvoir les corps qui nous environ-
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nent, de colonnes de sustentation pour notre propre niasse, de parois de cavités, sortes d’armures destinées à protéger les organes les plus importants de notre économie ; doués pour ce triple effet d’une consistance qui exclut en eux toute aptitude à se fléchir instantanément, ils se trouvent, par le fait même de cette solidité d’où découlent tous leurs usages, exposés à la maladie dont nous avons à traiter.
Les causes des fractures sont très-variables, mais elles peuvent presque toujours se rapporter à quelque violence extérieure : le choc des différentes parties du corps contre le sol ou les corps environnants, l’action des projectiles de toute espèce, la pression de certains objets d’un grand poids, telles sont les causes les plus fréquentes des fractures. Mais il en est une autre qui réside dans notre organisation elle-même : c’est la contraction musculaire qui seule suffit quelquefois pour rompre un os, lorsqu’elle vient à agir sur lui avec une énergie disproportionnée à sa solidité.
Les différences qui se remarquent entre la manière d’agir de ces causes , celles non moins tranchées qui se trouvent dans la forme , le volume, la consistance , les usages de chaque os, rendent un compte suffisant de toutes les variétés des fractures que l’on peut observer et de leur fréquence comparative : tous les os, en effet, n’y sont pas également exposés, et les différentes parties d’un même os n’en sont pas aussi souvent le siège les unes que les autres.
Les grands os, os longs , outre que par l’étendue de leurs surfaces , ils s’offrent plus souvent que les autres aux violences de toute espèce qui nous viennent de l’extérieur, trouvent encore dans leurs usages une condition particulière qui les expose à se fracturer. Ce sont eux surtout qui forment des leviers, des colonnes de sustentation. Destinés à une résistance énergique , ils sont parles puissances qui leur sont appliquées , sollicités à une incurvation que leur organisation refuse, et se fracturent si cet effort est supérieur à leur solidité. Les os plats et les os courts sont moins souvent fracturés que les os longs ; les courts, cependant, eu égard à leur présence aux pieds et aux mains, sont spécialement exposés à l’espèce de fracture qui constitue l’écrasement. En outre , ils sont plus souvent que les autres le siège des fractures résultant d’efforts musculaires, ce qui provient de ce que deux d’entre eux, la rotule et l’os du talon, se trouvent directement soumis à l’action de muscles très-énergiques destinés à mouvoir fortement le membre inférieur sur lequel repose tout le poids du corps. La fracture des os plats, autres que ceux de la tête, est rare ; mais ceux-ci , formant une boîte très-dure renfermant un organe mou, recouverte de peu de parties molles , sont assez souvent fracturés pour faire perdre à la classe des os plats l’avantage qu’elle aurait sans cette circonstance sur les os courts, sous le rapport de la rareté de ses fractures.
Les différentes portions d’un même os sont souvent inégalement disposées à se fracturer, et cette différence dépend de leur forme et de leur structure. Les projectiles lancés par la poudre à canon, par exemple, lorsqu’ils frappent une portion d’un
os au moment où ils sont animés de toute leur vi tesse, n’agissent pas toujours de la même manière Si la partie qu’ils touchent est formée de tissu spongieux, ils peuvent faire trou et passer à travers sans que la continuité de l’os soit rompue ; s’ils tombent sur lapartie moyenne formée de tissu compacte, elle éclate au loin et se réduit en fragments nombreux ; l’os est infailliblement rompu. C’est encore celle même partie moyenne des os longs qui se fracture dans le cas d’effort tendant à déterminer l’incurvation de l’os, ou à rapprocher ses deux extrémités , et ce qui motive la prédilection de la fracture pour ce point, c’est que naturellement il est le plus mince et offre dans le plus grand nombre des cas un commencement de courbure.
D’après ce que nous venons de dure, on a pu remarquer que la fracture pouvait avoir lieu dans le point qui a subi l’effort delà violence extérieure , c’est la fracture directe; ou dans une partie intermédiaire à deux efforts en sens opposé, c’est la fracture indirecte ; il peut encore se faire que l'ébranlement communiqué à un os par un choc violent se transmette à un os voisin ou même éloigné, et que celui-ci se rompe, bien que celui qui a été heurté reste intact, c’est ce que l’on appelle fracture par contre-coup : ainsi, un choc sur un côté de la tête, détermine souvent une fracture du côté opposé; un choc sur le sommet, une fracture de la base ; on a vu même la chute sur les jambes ou le siège, déterminer la fracture de la portion du crâne qui est supportée sur le sommet delà colonne vertébrale.
Tous les âges ne sont pas également exposés aux fractures : les enfants , dont les os encore mous et spongieux jouissent d’une certaine flexibilité, sont moins exposés aux fractures que l’homme adulte et surtout le vieillard, chez qui les os, en se durcissant et en diminuant de volume, contractent une aptitude plus grande à se rompre. Les hommes n'y sont guère plus exposés que les femmes, qu’à raison des circonstances de violences extérieures qu’ils affrontent plus fréquemment. Certaines maladies diminuent la consistance des os et les exposent à se fracturer sous le moindre effort.
Les fractures peuvent singulièrement varier entre elles: tantôt un os est rompu en deux fragments, tantôt en plusieurs , quelquefois en un très-grand nombre. On nomme ceux-ci esquilles, lorsqu’ils sont entièrement séparés du reste du squelette; et fractures comminutives, celles qui présentent cette circonstance. Un os peut être fracturé en deux endroits différents, sans que les deux fractures se continuent l’une avec l’autre. Un os peut être simplement fêlé comme certains vases de terre. Celte sorte de fracture incomplète ne se voit fréquemment que sur les os plats. Un os peut être fracturé transversalement à sa direction, c’est ce que l’on appelle fracture en rave ; ou obliquement, c’est la fracture en biseau, en bec de flûte ; on a long-temps discuté pour savoir si les os pouvaient ou non se fracturer directement suivant leur longueur; on a avancé beaucoup de raisons pour et contre, ce qui était bien inutile, puisque l’observation en fournit des exemples, du reste, il faut l’avouer , très-rares.
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