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contre la constipation par suite d’inflammation in- j testinale,
Les fruits farineux ne jouent pas dans l’alimen- ) tation un rôle moins important que les fruits pul- • peux. Un grand nombre, et notamment ceux des | graminées et des légumineuses , font la base de la nourriture des deux tiers au moins des habitants ; du globe. Bien qu’en général de volume peu considérable, ils n’en contiennent pas moins une proportion relative très-grande de principes nutritifs. Cette circonstance , et surtout l’absence totale ou presque totale d’eau de végétation , rend leur con- ; servation et leur transport facile ; aussi sont-ils l’objet d’échanges commerciaux très-importants entre les peuples, et incontestablement l’un des éléments de civilisation le plus puissant.
C’est encore aux fruits que nous devons les boissons économiques les plus importantes, ce sont eux qui fournissent par la fermentation et la distillation , les liqueurs alcooliques qui servent de véhicule à une foule de médicaments , connus sous les noms d’alcoolats et de teintures alcooliques, de condiments aux fruits eux-mêmes, et enfin de dissolvants aux principes aromatiques qu’ils contiennent.
Quoi qu’il en soit de l’utilité des fruits, leur usage ne saurait être exclusif, ces produits ne contenant en effet que peu ou point d’azote, ne fourniraient qu’une alimentation insuffisante, et comme l’a dit fort spirituellement l’auteur de la physiologie du goût : « Dans l’état de civilisation où nous sommes maintenant, il est difficile de se figurer un peuple, qui vivrait uniquement de fruits et de légumes. Cette nation, si elle existait, serait infailliblement subjuguée parles armées carnivores, comme les Indous, qui ont été successivement la proie de tous ceux qui ont voulu les attaquer; ou bien elle serait convertie par la cuisine de ses voisins, comme jadis les Béotiens qui devinrent gourmands après la bataille de Leuctres.»
CoüVERCHEL ,
Membre de l’académie de médecine et de la société de pharmacie de Paris.
fumeterre ( bot. et mat. mèd. ) , s. f. fumaria , genre de la famille des papavéracées de J.
Cette plante croit abondamment etnaturellement dans les champs , les jardins et tous les lieux cultivés. Ses caractères principaux sont d’avoir des fleurs rougeâtres , tachées de pourpre au sommet et disposées en épis terminaux lâches , des silicules courtes et comme tronquées, des feuilles alternes pétiolées , deux fois ailées avec impair; les folioles sont écartées et découpées enlobes étroits ; une tige herbacée, canaliculée, anguleuse et rameuse, haute de huit à dix pouces environ ; une racine pivotante annuelle.
Toutes les parties de la plante ont une odeur herbacée et une saveur amère particulière, tellement prononcée , qu’elle a fait donner à la fumeterre le surnom de fiel de terre. Bien qu’on n’en ait pas fait une analyse exacte, on sait cependant qu’elle- contient du malate de chaux, et qu’elle fournit , par l’incinération , une proportion notable de potasse. Cette plante est loin d'être dépourvue d’énergie, aussi elle est fréquemment employée
T. II
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comme tonique et dépurative; elle entre dans plusieurs préparations pharmaceutiques , et notamment dans les sirops de chicorée composée et anti-scorbutique; son suc, exprimé et dépuré ,est administré dans beaucoup de cas et principalement contre les affections cutanées. On l’associe souvent à ceux de chicorée et de pissenlit. La décoction , lorsqu’elle est récente, est de couleur vineuse ; elle fait la base des tisanes ou apozèmes dépuratifs et diurétiques. Rapprochée en consistance d’extrait, elle entre dans la composition d'un grand nombre de pilules magistrales et officinales.
Diverses parties de celle plante, attendu la propriété qu’elles ont de fournir des principes colorants, pourraient trouver d’utiles applications dans les arts.
COÜVERCHEL.
furfuracée (dartres), [mèd.) s. f. Voy. Herpes.
furoncle fpath.J s. ni., furunculus. On désigne sous le nom de furoncle ou de clou), une petite tumeur dure, circonscrite, très-rouge, chaude, s’élevant à la surface de la peau et terminée en pointe ; elle est occasionnée par l’inflammation de petits prolongements du tissu cellulaire sous-cutané, qui traversent l’épaisseur de la peau , accompagnés de vaisseaux et de nerfs Ces prolongements étranglés parles mailles du derme enflammé lui-même sont bientôt frappés de mort; ils sont ensuite entraînés parla suppuration , et se montrent au sommet de la petite tumeur, où ils forment ce qu’on nomme le lourbillon.
Le furoncle et l’anthrax bénin (voyez ce mot) ne diffèrent entre eux qu’en ce que ce dernier contient plusieurs bourbillons, et paraît formé par une agglomération de furoncles; du reste, leur nature, leur marche et leur terminaison sont analogues.
Le plus souvent, il existe plusieurs furoncles à la fois, ou bien ils se succèdent rapidement sur diverses parties du corps, surtout chez les enfants. Ils ont fréquemment leur siège au dos et aux fesses; mais ils n’attaquent guère le front, la peau du crâne, la plante des pieds et la paume des mains.
Leur développement est toujours lié à une cause interne, dont la nature n’est pas connue; ainsi , le furoncle s’observe fréquemment au printemps chez des personnes sanguines et pléthoriques, sans causes déterminantes appréciables ; d’autrefois, il survient après une autre maladie, la petite vérole, la rougeole, la dolhinentérite (fièvre typhoïde). On le remarque aussi chez des personnes qui offrent tous les symptômes de l’embarras gastrique (voyez ce mot), et il semble alors compliquer cet état.
La tumeur furonculeuse produit une douleur plus ou moins vive suivant son volume et sa situation. Celle qui occupe les téguments du ventre fait souvent beaucoup souffrir ; la peau est alors très-rouge et fortement tendue; la douleur est quelquefois telle qu’elle s’accompagne d’agitation d’insomnie et même d’un peu de fièvre.
La maladie étant due à l’inflammation et à la gangrène d’une petite partie du tissu cellulaire doit nécessairement se terminer par la suppuration; aussi , c'est vers ce but que doivent tendre les ev