‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 246 sur 316 · FUR · texte numérisé non relu

FUR

forts du chirurgien chargé du traitement. Cette suppuration est lente à s’établir, et n’occupe que le sommet de la tumeur. Elle ne s’annonce le plus souvent qu’au bout de six ou huit jours par l’élévation en pointe , le ramollissemeut et la teinte blanchâtre de la partie centrale du furoncle; ce sommet est alors très-sensible au toucher . En s’ouvrant, il laisse d’abord écouler un peu de pus ordinairement sanguinolent, puis une matière blanchâtre , épaisse, qui est comme le noyau du furoncle, c’est le bourbillon ; celui-ci n’est autre chose, comme nous l’avons dit, que les débris du tissu cellulaire frappé de mort. On doit aider la sortie du bourbillon et du pus, à l’aide de quelques pressions. Dès, que celte expulsion a eu lieu , le mal se guérit rapidement et disparait. Les furoncles un peu volumineux peuvent cependant laisser des cicatrices semblables à celles de l’anthrax bénin.

Cette affection est toujours légère, car il est rare quel’on consulte le médecin pour son traitement ; nous devons donc entrer ici dans quelques détails sur ce qu’il convient de faire.Quand un furoncle commence à paraître, on peut en prévenir le développement en appliquant une sangsue directement au milieu de la petite tumeur. M. Velpeau emploiela cautérisation dans le même but, et se sert alors soit du nitrate d’argent taillé en forme de crayon aigu , soit d’une aiguille trempée dans une solution concentré de ce même nitrate ; on ne peut espérer de réussir qu’au début du mal; et dès qu’il afait quelques progrès , ces moyens sont insuffisants. Les indications sont alors de calmer la douleur, de ramollir les tissus enflammés, et de hâter la suppuration. Pour remplir ces indications, on aura recours, suivant la violence des symptômes et l’intensité de la douleur, à l’application de quelques sangsues autour du point enflammé , à des lotions anodines , à des cataplasmes émollients, et particulièrement à celui de mie de pain et de lait , saupoudré de safran , enfin , à des bains tièdes généraux , qui conviennent dans la plupart des cas. Un peu plus tard, an accélérera ta formation du pus , en appliquant au centre delà tumeur un peu d’onguent basilicum, et par-dessus, un emplâtre épais d’onguent de la mère. Lorsoue le bourbillon paraît au sommet.

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