FUR
sous forme d’un point grisâtre, on facilitera sa sortie et celle du pus en comprimant les côtés de la tumeur ; lorsque celle-ci a un volume considérable , et qui approche de celui de l’anthrax, il convient de l’inciser crucial ement au moyen du bistouri. L’opération est douloureuse, mais elle est nécessaire pour éviter de plus grandes douleurs et prévenir des décollements delà peau qui rendent la guérison interminable.
Lorsque l’ouverture d’un furoncle se ferme trop tôt avant que toutes les parties du bourbillon soient détachées et sorties; il se forme une autre tumeur quis’abcède également et laisse échapper le tissu cellulaire retenu. On prévient cette récidive en introduisant un petit morceau de trochisque de minium dans la première ouverture , afin de l’aggrandir et de faciliter la sortie complète du bourbillon.
Le furoncle étant produit par une cause interne, il est utile de combattre cette cause par des moyens intérieurs , surtout si les tumeurs sont nombreuses ou se succèdent depuis long-temps. Lorsque le mal survient après une maladie , comme la petite vérole , etc., il suffit de prendre des bains tièdes, d’usei de boissons acides , et la disposition furoneuleuse se dissipe d’elle-même.
L’affection s’accompagne souvent de perle de l’appétit, de nausées , de goût amer dans la bouche et de cet ensemble de symptômes connu sous le nom d’embarras gastrique; il est très-utile alors d’avoir recours à un vomitif ou à un purgatif. Les bains sulfureux seraient indiqués, si les furoncles compliquaient un état dartreux de la peau J. P. Beaude.
fusin (bot.), s. m. evonymus europœus; c’est une plante indigène rangée parmi les arbrisseaux, fam . des rhamnoïdes ; ses fruits sont âcres et purgatifs, on les fait dessécher et on les réduit en poudre, pour les appliquer dans cet état sur la tête des enfants qui ont des poux ; ce moyen, qui présente peu de danger, doit être employé seulement lorsque l’on juge convenable de les détruire complètement , et souvent dans ce cas il convient de consulter le médecin. Les tiges du fusin charmées servent dans l’art du dessin. J B.
gaiac (mat. méd.), s. m. (Voy. Gayac.) gaillet {bot.), s. m. (Voy. Caille-lait.)
gaine Canat.), s. f. On donne ce nom à des prolongements de tissus cellulaires ou de membrannes qui enveloppent certains organes ; les aponévroses servent souvent d’enveloppes et de gaines à certains muscles; le rebord osseux qui environne la base de l’apophyse styloïde du temporal a reçu le nom de gaine ; on a donné aussi ce nom à des membranes synoviales qui enveloppent les tendons, et qui tapissent les coulisses des os. J. B.
galactirrhée {path.), s. f., du grec gala , lait et rèo, je coule On donne ce nom à un écoulement abondant de lait qui survient hors des circonstances où elle doit avoir lieu; ou aune sécrétion trop considérable de lait chez les nourrices et qui peui par suite altérer leur santé. (Voy. Allaitement et Lait.)
galactophore ( anat .), adj., du grec gala, galactos, lait, et de féro, je porte. On donne le nom de conduits ou de vaisseaux galactophores aux canaux qui porte le lait sécrété par la glande mammaire à l’orifice du mamelon. On les a aussi nommés vaisseaux lactifères. J. B.
galanga [mat. méd.), s. m., marantha galanga. Le galanga officinal est une plante des Indes- Orientales, dont la racine était autrefois employée eu médecine. Cette (racine est aromatique et stimulante ; on retire des fleurs du galanga, une huile essentielle qui est fort estimée dans l’Inde ; il existe deux variétés de cette plante, le grand et le petit galanga, quisontégalement inusités aujourd’hui. J. B.
galbanum [mat. méd.), s. m. On donne ce nom à une gomme résine, qui coule du bubon galbanum de Linnée, plante de la famille des ombellifères; elle croît spontanément en Afrique , et spécialement dans l’Éthiopie. La gomme est extraite de la plante soit en pratiquant des incisions, soit en coupant le pied à quelques pouces au-dessous du sol; cetle gomme se durcit à l’air ; lorsque les goutelettes s’écoulent naturellement ou qu’elles sont bien pures, on leur donne le nom de galbanum en larmes; car les masses contiennent ordinairement beaucoup d’impuretés et souvent des fruits de la plante.
M. Pelletier, qui a fait l’analyse du galbanum, l’a trouvé composé, sur 100 parties, de 66 de résine, qui, chauffées à une température de 120 à 130 degrés centig., donne une huile d’une belle couleur bleue , de 19 de gomme, de 7 d’impuretés, et 6 d’huile volatile et perte. Le galbannm, qui est employé en médecine dès la plus haute antiquité, n’est plus mis en usage aujourd’hui que pour la préparation de quelques emplâtres, de la thériaque et du diascordium. On l’administrait autrefois comme antispasmodique et stimulant, à la dose de dix à quinze grains en pilules; on le remplace aujourd’hui par la gomme ammoniaque et l’assa fœtida. Appliqué en emplâtre , il est stimulant et résolutif, surtout dans les tumeurs indolentes. J. B.
gale {path.), s.f. scabies psora. Définition. Affection cutanée, contagieuse, caractérisée par une éruption prurigineuse de vésicules, de pustules, de papules, etc. , et qui est occasionnée par la présence sous l’épiderme d’un petit insecte, qu’on nomme acarus, scabiès ou sarcopte de l’homme.
Historique. Malgré les assertions de quelques pathologistes modernes, la gale était connue des anciens; elle est décrite dans les ouvrages d’Hippocrate, de Celse et de Galien; ce dernier médecin ainsi qu’ Aristote, font mention expressément de son caractère contagieux; comme onlefaitaujourd’hui, ils prescrivaient pour son traitement , l’emploi des corps gras et des préparations sulfureuses; mais la cause essentielle de la maladie, la présence d’une espèce de cirons sous l’épiderme, parait leur avoir été inconnue. Avenzoar , médecin arabe, qui vivait dans le douzième siècle, fait mention le premier, d’un très-petit insecte caché dans la peau qui en est labourée. Un peu plus tard , l’interruption de l’usage des bains si usités chez les anciens, la misère et la malpropreté, ayant rendu la gale très-commune dans toutes les classes de la société, la connaissance de l’insecte qui la produit fut chose vulgaire; ainsi plusieurs auteurs du seizième siècle, Scaliger, Aldrovande, etc., décrivent les particularités qu’il présente, et en parle comme d’un insecte que tout le monde connaissait; ils rapportent même les noms vulgaires qu’on lui donnait, tels que ceux de brigant,seuren, pellicellc, etc.; le poète Burchiello, qui vivait à Florence au