‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 259 sur 316 · GOG · texte numérisé non relu

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lisage des sensations de la touche. — La diversité de sensibilité sert à la fois à apprécier les saveurs si variées des aliments, et leurs propriétés tactiles ; à les faire repousser ou avaler instinctivement quand ils doivent l’être; à apprécier encore certaines propriétés particulières qui ne tombent point dans la sphère d’action des sensibilités qui apprécient les précédentes ; enfin à sentir leurs qualités physiques générales, et, en définitive, à mieux juger la nature des substances avec lesquelles nous voulons étancher notre soif ou apaiser notre faim.

Gerdy,

Professeur à la Faculté de Médecine de Paris, chirurgien de l’hôpital Saint-Louis.

goutte (path.),s.f.(arthritis, podagra, chiragra). Celte affection, comme toutes celles dont la nature n’est pas connue , ne peut être définie que par une courte description des symptômes qui la constituent; elle est caractérisée par des douleurs spontanées, périodiques, survenant principalement dans les petites articulations avec formation à la longue de concrétions dures dites tophacées ; le principe qui amène ces douleurs ayant d’ailleurs pour caractère de se déplacer et de se porter quelquefois sur quelques-uns des principaux viscères. Le nom de goutte a été imposé à cette maladie dans le treizième siècle, parce qu’on la regardait comme produite par une goutte d’humeur âcre fixée sur une partie du corps .

Nature. On a presque épuisé toutes les hypothèses pour expliquer les phénomènes singuliers de cette maladie, et pourtant sa nature n’est guère mieux connue aujourd’hui que du temps d’Hippocrate. Galien et la plupart des anciens médecins la regardaient comme une affection humorale; d’après Barthès , elle était due à une infirmité relative des organes ; d’autres en plaçaient le siège dans le tube digestif; Sœmmering etÀlardl’ontconsidéré.e comme une altération du système lymphatique ; enfin , les sectateurs de la doctrine de M. Broussais n’ont pas manqué d’en faire, suivant leur idée favorite , une inflammation de l’estomac e-t des articulations, une gastro-arthrite. Nous ne nous arrêterons pas à ces théories qui n’ont aucun fondement solide.

11 est un fait bien plus important , et qui à nos yeux a une très-grande valeur , c’est l’analogie qui existe entre la goutte et les affections calculeuses. Ces deux maladies ont des points de contact nombreux, de sorte que les acquisitions que la thérapeutique des affections calculeuses peut faire doivent être d’une grande importance pour le traitement de la goutte. La goutte et la gravelle sont toutes deux héréditaires et paraissent avoir les mêmes causes prédisposantes ; on les observe coexistant ensemble chez la même personne , suivre toutes deux les mêmes phases, paraître et disparaître en même temps ; d’autres fois elles se remplacent mutuellement. La goutte cesse lorsque la gravelle paraît et vice versd. Les concrétions arthritiques sont les seules de notre économie après celles qui se forment dans les voies urinaires qui contiennent de l’acide urique; elles sont composées de phosphate de chaux et d’urate de soude mêlés,

et quelquefois d'urale de soude pur. ( Wollaston. ) L’on sait que le célèbre Bertholet constata, chez l’ancien duc d’Orléans, que l’acidité do l’urine diminuait à l’approche d’un accès de goutte et augmentait vers la fin du même accès ; que d’ailleurs l’on a vu tous les symptômes d’un accès néphrétique se terminer parune attaque de goutte (Prout); et qu’il n’est pas rare de voir des parents atteints de la goutte donner naissance à des enfants calculeux ou néphrétiques.

Les considérations qui découleraient de ce sujet, et dont tout le monde sentira l’importance sous le point de vue des recherches à faire sur la nature de la goutte et le meilleur traitement à appliquer à cette désespérante maladie , nous entraîneraient beaucoup trop loin. Nous ne devons pas oublier que pour le moment nous avons à exposer scolastiquement, sommairement ce que c’est que la goutte, afin de donner une idée , sinon complète , au •moins claire et précise delà maladie. Les questions les plus ardues relatives à la nature et au traitement de la goutte seront examinées par nous dans un ouvrage sur les affections calculeuses auquel nous travaillons en ce moment.

Causes. — Fréquence. La goutte est en général, une maladie de l’âge mûr et de la vieillesse; les premières attaques peuvent pourtant commencer à vingt-cinq ans et quelquefois au-dessous. Les hommes y sont beaucoup plus sujets que les femmes ; ces dernières , malgré l’aphorisme exclusif d’Hippocrate que les femmes et les eunuques ne sont point attaqués de la goutte , n’en sont pourtant pas entièrement à l’abri. Suivant ce grand médecin, elles devaient ce privilège à l’écoulement menstruel. L’habitation d’un climat brumeux et humide , les variations brusques de température, une vie sédentaire, inactive, l’application opiniâtre à l’étude, la transition subite d’un genre de vie actif au repos, une constitution forte, la suppression d’un exutoire , d’hémorrhoïdes ou d’une hémorrhagie habituelle, et surtout l’abus de la bonne chère, d’une nourriture exclusivement animale, des boissons alcooliques , des plaisirs vénériens, sont regardés comme les causes les plus ordinaires de la maladie. L’hérédité a aussi une grande influence, et il n’est pas rare de voir la goutte se perpétuer dans certaines familles. Le développement des facultés intellectuelles a été signalé aussi par quelques auteurs comme une cause prédisposante. Un savant médecin du dix-septième siècle, Sydenham, cruellement torturé parla goutte, se consolait en écrivant que cette maladie tue plus de gens d'esprit que de sots. Enfin, on a remarqué que le premier accès qui se déclare chez les femmes est souvent précédé d’une affection morale triste.

Division et symptômes. — Les auteurs ont beaucoup multiplié les espèces de gouttes. En général , on peut les réduire à trois variétés : la goutte aiguë, la goutte chronique fixe, la goutte chronique mobile.

Première variété. Goutte aiguë (goutte fixe, régulière, inflammatoire des auteurs ). — Elle s’observe en général chez les hommes bien constitués, et suit ses périodes avec régularité et sans se déplacer. Le premier accès a lieu fréquemment vers l’équinoxe du printemps : à cette époque , sous l’influence

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d’un refroidissement ou d’un excès quelconque ; quelquefois après plusieurs jours d’un malaise particulier et même de souffrance, le malade éprouve presque tout-à-coup, et le plus souvent au gros orteil de l’un des pieds ( sur 100 cas , Scudamore a vu la goutte affecter 70 fois le gros orteil de l’un des pieds et 8 fois le gros orteil des deux pieds) ou à une autre petite articulation, un sentiment de frisson qui est bientôt remplacé par une douleur vive et intolérable ; cette douleur ressemble d’abord à celle d’une crampe , mais elle revêt bientôt des caractères qui varient suivant les individus ; les uns la comparent à une sorte de tiraillement, de torsion ou de déchirement ; d’autres, à ce que produirait une vrille ou un clou enfoncé dans l’articulation. La douleur est si intense , que le seul poids de la couverture ou des vêtements est insupportable. Bientôt il se manifeste une chaleur générale, surtout àla face; le pouls et larespiration s’accélèrent, l’articulation malade est rouge et tuméfiée; la douleur persiste six à huit heures et commence ensuite à décroître lentement. La durée de l’accès est souvent de trois à quatre jours, pendant lesquels il survient chaque soir une exacerbation qui va toujours en diminuant; en sorte que l’attaque semble se composer de plusieurs accès ou paroxysmes dont le premier est le plus intense et le dernier le plus faible.

L’invasion de la goutte a surtout lieu le soir ou vers les deux à trois heures du matin; elle s’accompagne quelquefois d’un frisson général.

Ce premier accès passé, le malade recouvre le libre exercice de ses fonctions; il peut s’écouler quelquefois deux ou trois ans avant qu’une autre attaque survienne ; mais après un certain nombre d’accès, les intervalles de repos sont plus courts ; le mal reparaît d’abord deux ou trois fois par an, puis plusieurs fois dans le cours de l’hiver, de l’automne et du printemps. Les accès deviennent en même temps plus longs et plus douloureux. La goutte bornée d’abord à un pied, envahit l’autre ou tous les deux à la fois , et peut se porter ensuite sur d’autres articulations. Stahl décrit ainsi les prodromes de ces accès consécutifs :« Ils ont coutume de se déclarer au printemps , à l’automne ou durant les changements brusques de la température de l’air; ils sont souvent provoqués ou exaspérés par des écarts de régime, des affections vives de l’âme, comme la colère , l’abus des plaisirs. Les signes précurseurs des paroxysmes réguliers sont un malaise ou un sentiment de tension gravative dans les membres ou dans le corps, une augmentation graduée de la douleur, à moins que le paroxysme ne soit excité par une passion de l’âme ; des sensations vagues et alternant de refroidissement et de chaleur dans tout le corps ; une diminution de l’appétit, une inquiétude sans cause, un sommeil troublé par des rêves effrayants, de l’ennui, delà langueur, une soif irrégulière. » L’attaque qui survient alors suit la même marche que le premier accès. Les goutteux rendent souvent, surtout à la fin dos paroxysmes, une urine qui laisse un dépôt rouge d’acide urique. Presque toutes les articulations peuvent être le siège de la goutte, mais principalement celles du pied, delà main , du genou , des épaules ,

du bras, de la tête, etc. ; elles n’éprouvent d’abord aucune altération par l’effet de la maladie , mais après plusieurs accès , il s’y manifeste de la faiblesse et une certaine rigidité. Les veines de la portion de peau qui les recouvre se dessinent en cordon plus ou moins saillant et sont des indices de la stagnation du sang.

Deuxième variété. Goutte chronique fixe ( goutte atonique ou asthénique, goutte froide , goutte blanche des auteurs ). Elle succède le plus ordinairement à la première variété après un temps plus ou moins long, mais qui n’est guère moindre qu’une ou deux années. Dans cette affection, les symptômes inflammatoires et l’état fébrile qui survient à chaque accès sont peu développés ; les douleurs deviennent moindres et s’accompagnent fréquemment de spasmes dans les muscles ou de crampes plus ou moins prolongés, mais les attaques ont des retours bien plus fréquents ; souvent ils se touchent et la maladie semble continue, avec des exacerbations irrégulières qui reviennent après trente à quarante jours. Les fonctions digestives, qui étaient peu altérées dans la goutte aiguë , sont presque constamment dérangées dans celles-ci. Quelques malades éprouvent dans le ventre une sensation pénible qui les dispose à l’hypochondrie; un appétit vorace et des nausées se manifestent souvent d’une manière alternative; plusieurs se plaignent, durant le travail de la digestion, d’aigreurs et de rapports acides ; fréquemment ils sont tourmentés par des vents , par des coliques , par la constipation ou la diarrhée ; suivant même Scudamore, la diarrhée et le vomissement bilieux sont quelquefois les signes précurseurs d’un paroxysme. D’autres prévoient le retour des attaques par un état de sécheresse de toute la peau. C’est à cette période de la maladie que les articulations affectées, libres autrefois après chaque accès, commencent à éprouver une rigidité insolite, elles peuvent même s’ankyloser à la longue ; bientôt il s’y manifeste des concrétions d’une matière dure, particulière, dite tophacée. Ces nodosités sont ordinairement apparentes sous la peau ; leur forme est arrondie; leur volume varie depuis celui d’un grain de milletjusqu’à celui d’unegrosse noix ; elles sont presque toujours en assez grand nombre, et souvent rapprochées entre elles en formant une sorte de chapelet dirigé en divers sens. La situation de ces concrétions est variable; tantôt elles se développent dans l’articulation et dans la cavité même de la membrane synoviale, ou entre cette membrane et les cartilages qu’elle recouvre, tantôt elles sont cachées dans les parties fibreuses, ou bien dans le tissu cellulaire, les muscles , et les aponévroses qui entourent l’articulation. On les a vues se déposer sous le périoste et le tissu osseux lui-même.

La manière dont elles se forment est encore inconnue ; l’opinion la plus reçue est qu’elles sont dues au suintement d’une synovie ayant subi quelques altérations morbides (V. Synovie). On a vu quelquefois ces concrétions déterminer des ulcérations à la peau, et être alors éliminées peu à peu par la suppuration. Les articulations affectées , qui présentent rarement des lésions appréciables après la mort dans les cas de goutte aiguë, offrent près-

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que toujours au contraire des altérations. Dans cette seconde variété de la goutte, c’est ainsi qu’on rencontre les membranes synoviales rouges, épaisses et privées de leur transparence ordinaire, qu’elles sont sèches ou humectées d’un fluide aqueux bien différent de la synovie dans l’état de santé, que les cartilages et les fibro-cartilages sont également rouges, épaissis ou ramollis, et souvent confondus avec le tissu osseux , al téré lui-même , etc. Les parties essentiellement fibreuses sont le moins gravement atteintes , sans doute à cause du peu de vitalité de leur tissu.

Troisième variété. Goutte chronique mobile, goutte vague, irrégulière, nerveuse des auteurs. Cette variété peut succéder aux deux premières, surtout lorsque la goutte aiguë n’a pas été accompagnée des symptômes qui annoncent une assez vive inflammation, telle que la rougeur, la fièvre. Elle peut survenir aussi de prime abord comme on l’observe chez quelques vieillards, et chez des individus affaiblis par un mauvais régime ou des maladies antérieures.

Sa marche est à peu près celle de la goutte chronique fixe; les accès sont très-rapprochés et leur invasion a lieu indifféremment le jour ou la nuit; les symptômes précurseurs sont en général assez marqués : ils sont du reste très-variables suivant les sujets ; et les énumérer tous serait indiquer toutes les variétés de sensations et de souffrances que le système nerveux peut éprouver. Pour les uns, ce sont divers troubles dans les fonctions digestives: l’anorexie, des borborygmes, des vents, des coliques, de la diarrhée, etc.; pour d’autres, des vertiges , des étourdissements , des tintements d’oreille , des éblouissements, etc.; pour d’autres, encore, des crampes , des douleurs dans les muscles, des soubresauts dans les tendons, delà mélancolie, de l’irascibilité , l’émission d’une urine claire et abondante, la gêne de la respiration, etc. Ces prodromes peuvent durer assez long-temps , et l’accès semble arriver peu à peu, les douleurs qu’il occasionne , quoique parfois assez intenses , sont en général moindres que dans la goutte aiguë; mais en revanche elles durent long-temps sans interruption; on les voit persister deux à trois semaines, et disparaître ensuite, quelquefois subitement.

Le caractère essentiel de cette variété de la goutte est son extrême mobilité; elle passe avec rapidité , et pendant le même accès d’une articulation aune autre ; elle peut en frapper ainsi cinq , six, ou plus; dans d’autres cas, elle se porte sur des organes essentiels de la vie , et met le malade dans les plus grands dangers , si on ne rappelle la fluxion goutteuse dans les articulations anciennement affectées. La maladie ainsi déviée constitue ce qu’on appelle la goutte remontée ou rétrocédée.

Les symptômes que l’on observe alors varient nécessairementsuivantl’appareil d’organe affecté; portée sur l’estomac, l’attaque est caractérisée par des vomissements, del’anxiété, delà cardialgie, etc. Lorsque la poitrine est atteinte, il se manifeste des palpitations, la suffocation, une difficulté extrême de respirer, des syncopes qui peuvent devenir mor- ' telles; au cerveau le mal est annoncé par des vertiges, des maux de tête affreux , l’apoplexie , des convulsions, la paralysie, etc.

Terminaison. La goutte en général est une affection de longue durée, qui ne devient mortelle que par scs complications ou lorsqu’elle se porte sur un organe essentiel de la vie.

Diagnostic. Cette affection présente des connexions avec le rhumatisme articulaire; dans ces deux maladies en effet les articulations deviennent douloureuses, rouges et tuméfiées , et il importe donc de savoir les distinguer, d’autant plus qu’elles peuvent se compliquer et constituer le rhumatisme goutteux. C’est surtout par l’ensemble des symptômes et la marche de la maladie que l’on parviendra à établir le diagnostic. Le rhumatisme survient sans phénomènes précurseurs ; ses accès sont irréguliers et n’offrent rien de constant; dans la goutte , au contraire, après quelques prodrômes, une articulation, presque toujours le gros orteil, est atteinte d’une vive douleur qui va toujours en décroissant; les autres accès sont ensuite assez éloignés, moins intenses et plus longs. Le rhumatisme attaque de prime abord les grandes articulations, la goutte débute par les plus petites ; la goutte attaque bien plus fréquemment les hommes que les femmes, les adultes et les vieillards que les jeunes gens; le rhumatisme est une maladie commune à tous les sexes et à tous les âges. L’hérédité, les excès de table, une nourriture exclusivement animale, les boissons alcooliques, l’abus des plaisirs de l’amour, sont les causes les plus ordinaires de la première affection; l’humidité, l’exposition aux intempéries des saisons, la misère, occasionnent plutôt la seconde; en un mot, l’une est la maladie des gens riches, et l’autre celle des gens pauvres. Le rhumatisme, est une inflammation qui peut amener tous les résultats de l’inflammation , la suppuration , la formation de tumeurs blanches , etc., la goutte n’est pas une inflammation proprement dite, mais une fluxion à la fois sanguine et sécrétoire sur les articulations , une élaboration douloureuse d'une cause morbide, inconnue dans sa nature, mais qui se manifeste par la formation de Vurate de soude et du phosphate de chaux.

Pronostic. La goutte est une maladie longue et difficile à guérir ; le danger qu’elle présente varie suivant la constitution des individus affectés ; peu grave quoique plus douloureuse chez les sujets faibles et nerveux , elle est plus fâcheuse chez les personnes fortes et robustes chez lesquelles elle passe plus fréquemment à l’état chronique en amenant des désordres organiques. Par lamême raison, la goutte chronique surtout celle qui est mobile est plus dangereuse que la goutte aiguë. Enfin la formation de -concrétions tophacées et la perte du mouvement dans une articulation sont des symptômes graves, qui annoncent souvent l’incurabilité.

Complications. Cette maladie en général peut se compliquer de mélancolie, de manie, d’hypochondrie, d’affections cutanées, d’asthme, de suppression d’hémorrhagies habituelles, etc.

Traitement. Les moyens employés pour la cure de cette maladie sont presque entièrement empiriques, et la multitude des remèdes indiqués par les auteurs, loin de Ire une preuve de l’efficacité des ressources que possède la science, est un signe de

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