‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 268 sur 316 · H AL · texte numérisé non relu

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habitudes principales, physiques, intellectuelles et morales de son existence H. Landouzy,

Membre de l’Académie de Médecine.

HABITUEE EXTÉRIEURE (pkys. elpath).On désigne généralement en médecine sous le nom d’habitudeextérieuredu corps l’aspect que présente l’ensemble extérieur du corps, comme son volume, son attitude, sa couleur. Ce mot, qui n’estem ployé qu’en médecine, n’a pas de synonyme dans le langage usuel , en ce sens qu’il comprend tout ce que l’œil peut saisir des formes, de l’état et de l’aspectdu corps. L’étatde l’habitude extérieure joue un grand rôle dans la séméiotique, qui est la partie de la médecine qui s’occu- De des symptômes. (V. Sijmptdmes.). J. B.

hachisch ; s. m. c’est l’extrait du chanvre indien (Y. au Supplément.)

haleine [physiol.), s. f. ; c’cst l'air qui est rejeté hors des poumons dans l’aclc de larespiration. (Yoy. Respiration. )L’haleine peut être viciée quant à son odeur par une foule de causes : de mauvaises digestions, un étal maladif de l’estomac, des dents gâtées peuvent donner une odeur désagréable à l' haleine. On ne peut y remédier qu’en remontant aux causes et en soumettant la personne affectée à un traitement approprié. Les différents moyens indiqués pour remédier à l’odeur del’baleinene font le plus souvent que masquer celle odeur, sans en détruire la cause. Les personnes qui ont l’haleine fétide par suite d’ulcération des fosses nasales sont affectées d’une maladie que l’on nomme ozéne et qui sera traitée à ce mot. J. B.

halitueüx ( path .), adj. (de halitus, vapeurj.On donne le nom de chaleur lialitueuse à une douce chaleur accompagnée de moiteur ; ia chaleur balitueusecsi un bon signe dans la maladie, car il annonce presque toujours un retour vers la santé.

hallucinations (i)iéd.), s. f. (de hallucinare, se tromper). ( Cet article comprendra en outre toutes les observations de perception ou de sensibilité, les illusions des sens, les visions, le cauchemar, les incubes , succubes, etc.) On peut définir l’hallucination, une sensation externe sans impression physique, ou, si l’on veut, une perception imaginaire rapportée à une action physique sur les sens, en l’absence de tout objet extérieur capable de produire celle action. Ii y a dans l'hallucination matérialisation, si l’on peut ainsi dire, de certaines idées, ou transformation de ces idées en véritables images qui ont pour l'halluciné la même valeur que les objets extérieurs.

Un individu perçoit un objet que physiquement il ne peut voir, un son qui n’a pas vibré, l’odeur, la sensation tactile d’objets qui ne peuvent impressionner ses organes; toutes ces erreurs du jugement constituent des hallucinations.

Pascal voit à chaque instant un précipice ouvert sous ses pas ; Balaam entend distinctement les paroles de son ànesse qui lui crie dans sa douleur: que l'ai- je fait? pourquoi me frappes -tu? Le célèbre Cardan sent toujours et partout une odeur d’encens ; une folle de la Salpêtrière croît savourer constamment les mets les plus exquis ; un vétéran de 'empire sent continuellement courir sous sa che-

mise un énorme rat qu’il ne peut saisir; voilà autant d’exemples d’hallucinations de la vue, de l’ouïe, de l’odorat, du goût et de la sensibilité tactile.

Avant d’aborder ces différentes espèces d’hallucinations , il est important de les distinguer des autres aberrations perceptives avec lesquelles en les a souvent confondues. Les illusions des sens, par exemple, nesont pas des hallucinations, en prenant ce mot dans le sens de la définition que j’en ai donnée, et dans le sens qu’y attache les psychologues modernes, et en particulier Esquirol. Ainsi dans l’ hallucination il y a absence d'objets capables d’impressionner: dans ï illusion sensoriale, au contraire, le système nerveux est impressionné par un objet extérieur , mais les agents conducteurs de l’impression ou les instrument de la sensibilité étant altérés, il doit y avoir altération dans la per ception qui devient fausse, de même que le soi rendu par un instrument sera faux si l’une des cordes touchées a été modifiée dans sa texture ou dans sa position normale. Ainsi pour certains individus le moindre bruit devient un insupportable tapage, pour d’autres le chien le plus paisible sera une bêle fauve prête à les dévorer. L'un dans la flamme d’une bougie verra un palais embrasé, l'autre prendra pour une poutre un simple fil d'araignée. Celui-ci une chaleur intense pour un froid glacial, celui-là une saveur sucrée pour une saveur acide, etc., etc. Mais dans tous ces exemples il y a toujours une impression physique réelle, seulement ia sensation perçue est fausse. Les illusions sensoriales dont je viens dé parler sont donc bien distinctes des hallucinations proprement dites, c’est-à-dire des perceptions sans impression physique et sans altération des organes destinés à transmettre ou à recevoir ces impressions; mais elles pourraient au premier abord être confondues avec une autre espèce d’hallucination dont je n’ai pas parlé et dans laquelle il y a fausse perception , toujours sans impression d'un objet extérieur, mais avec altération des agents organiques destinés à recevoir les impressions ; ainsi i'ophthalmie, l’otite (inflammation d’oreille) l'oz’ ne (maladie des fosses nasales) déterminent quelquefois des hallucinations de la vue, de l’ouïe, de l'odorat. Sans doute ces cas sont les plus rares, mais il suffit d'une certaine faiblesse de l’intelligence, ou d'une lésion quelconque de l’encéphale coïncidant avec ces lésions des organes des sens pour que l’hallucination soit produite. Dans ce cas il suffit le plus souvent au malade de fermer les yeux, de se boucher les oreilles ou les narines pour faire disparaître les sensations que lui faisait éprouver le jeu anormal de ces parties.

C’est dans celle classe particulière d’hallucinations qu’il faut ranger ces aberrations de l'intelligence produites par des aberrations de la sensibilité, et sous ce rapport les paralysies partielles on générales en offrent un grand nombre d'exemples. a J’ai sous les yeux, dit M. Foville, un homme qui se croit mort depuis la bataille d’Austerlitz, à laquelle ii a assisté et reçu une blessure grave. Son délire est fondé sur ce qu’il ne reconnaît plus, ne sent plus son corps; lorsqu’on lui demande des

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