‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 275 sur 316 · HEU · texte numérisé non relu

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hémostatique fchir.J, adj. (du grec aima, sang et s/asis, stagnation ; stagnation du sang) .On donne cette désignation aux. moyens que l’on met en usage pour arrêter les écoulements de sang, les hémorrhagies; ainsilaligature, lacompression ,1a cautérisation , le tamponnement, sont des moyens hémostatiques; mais on réservespécialemenlcemot pour indiquer les autres moyens médicamenteux quel’on emploie dans les hémorrhagies , tels que les poudres absorbantes ou styptiquçs, les liquides acides ou astringents. Lacolophane, l’alun calciné, l’acidesul-furique et le chlorure de fer étendu d’eau, la décoction de noixdeGalle,deratanhia,l’amadouou agaric de chê ne, sont les médicaments les plus usités dans les hémorrhagies des petits vaisseaux: pour l’emploi de ces moyens, voy. Hémorrhagie. J. B.

hépatalgie fméd ), du grec hépar foie et de algos douleur. On donne ce nom aux douleurs du foie, il est synonyme de colique hépatique. (Y. Foie.)

hépatique fanat. et palh.). adj. (du grec hcpatikos), qui a rapport au foie. Il y a des artères, des veines et un plexus hépatique; Y artère hépatique est une des trois divisions du tronc cœliaque; vers la face inférieure du foie , cette artère se divise en deux branches, l’une droite, l’autre gauche, qui se rendent dans les parties correspondantes du foie. L’artère hépatique fournit Y artère cyslique, les artères pyloriques, et les gastro-épiploïques droites. Les veines hépatiques ne suivent pas la direction des artères dumêmenom; elles naissent dans le tissu du foie et se réunissent à sa partie postérieure pour s’ouvrir dans la veine porte. On donne le nom de plexus hépatique aux filets nerveux que le plexus cœliaque envoie au foie Le canal hépatique est le conduit exécréteur du foie , il conduit la bile dans la vésicule biliaire, il prend à sa réunion avec le canal cyslique le nom de canal cholédoque. (V. Foie, B île. J J. B.

Hépatique (gaz) [chim.), s, m. On donnait autrefois ce nom au gaz hydrogène su! furéc’est lacide hydro-sulfuriqueousulfuyotique. (V. ce mot.)

Hépatique (bot.), s. f. (hepaticus flos) .On donnait autrefois ce nom à une variété d’anémone que l’on croyait efficace dans les maladies du' foie.

Hépatique des bois ( bot). (Y . Pulmonaire de Chêne.)

hépatiques (mat. méd.), adj. On désignait dans l’ancienne médecine sous le nom de médicaments ou remèdes hépatiques, les substances que l’on croyait propres à guérir les maladies du foie.

Hépatiques (taches) ( path ) On désigne sous ce nom des éphélides ou larges taches de !a peau qui ont aussi le nom d’éphélides hépatiques. (Y. Ephé lides.)

hépatite (méd), s. f. C’estle nom donné à l’inflammation du foie. (V. Foie, maladies du.)

hépatocèle (path), s. f. On donne ce nom à une hernie formée par le foie; cette maladie, qui peut être le résultat d'un vice de conformation des parois abdominales, n’a été observée que chez les enfants nouveau -nés; ce déplacement du foie doit

déterminer assez promptement la mort des sujets qui en sont atteints.

herbe (bot. et mat. méd.), s. f., en latin herba En botanique, on désigne sous le nom d’herbe des plantes dont la tige non ligneuse est détruite chaque année. Ces plantes sont simplement annuelles, bisannuelles, trisannuelles, ou vivaces, suivant que leur racine se conserve en terre un, deux, trois ou un plus grand nombre d’années. Les herbes que l’on désigne vulgairement sous le nom de sim- | pies fournissent la plus grande partie des médicamonts employés en médecine. Le mode de leur ré- I coite sera indiqué au mot Plantes médicinales; les procédés de conservation ont été prescrits au mot Dessiccation.

Herbes (Sues d’). Bans le printemps, beaucoup de personnes sont dans l'usage de prendre . comme moyen curatif ou pour prévenir , suivant elles, les maladies , des sucs ou jus d’herbes; ce médicament, qui est ordinairement dépuratif et légèrement purgatif, varie suivant les plantes que l’on emploie. Yoici une formule que M. Soubeiran , dans son excellent traité de pharmacie, indique comme exemple : feuilles de chicorée, de pissenlit, de fumeterre, de cerfeuil, de chaque, partie égale; on pileles plantes dans un mortier en bois ou en marbre, mais qui ne doit jamais être en D élai ; on en exprime le suc et on le filtre à froid ; on peut varier à l’infini la formule que nous venons d’indiquer, on peut aussi ajouter d’autres plantes (elles que la laitue, le cochléaria. Ces modifications doivent toujours être faites suivant le but que l’on

I veut atteindre, et indiquées par le médecin . Les sucs d herbes se prennent froids et le malin à jeun; la dose est de quatre à six onces par jour, et on les continue ordinairement pendant dix ou quinze jours.

Plusieurs plantes ont reçu dans le langage vulgaire le nom d'herbes avec des surnoms ; voici les plus usuelles. J. B.

Herbe aigrette, c’est le nom de l’ Oseille sauvage.

Herbe amère, c’est la Tanaisie. Voy. ce mot.

Herbe Apollinaire, c'est la Jusquiame. Voy. ce mot.

Herbe Bénédicte ou de saint Benoît, v. Benoite-

Herbe britannique, c’est la Bistorte. Voy. ce mot.

Herbe a cailler, v. Caille-lait.

Herbe au cancer , c’est le Dentelaire d’Europe.

Herbe caniculaire, v. Jusquiame.

Herbe cardinale, v. Lobélie.

Herbe du cardinal, v. Grande Consoude.

Herbe aux charpentiers, c’est YAchillèe et ]' Or pin.

Herbe chaste, v Agnus-castus .

Herbe du chat , v. Germandrée.

Herbe de citron , v. Mélisse.

Herbe au cocher, v. Achillée.

Herbe du coeur. On donne quelquefois ce nom à la menthe des jardins, à la mélisse, à la pulmo-

1 naire, etc.

! Herbe aux cors , v. Joubarbe et Orpin.

Herbe dentaire, v. Chélidoine.

; Herbe du diable , v. Datura.

1 Herbe de diane, v. Armoise.

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Herbe aux écrouelles, v. Scrofulaire.

Herbe aux écus, v. Nummulaire.

Herbe empoisonnée, v. Belladone.

Herbe enragée, v. Dentelaire.

Herbe a la fièvre, v. G ratiolle el petite Centaurée.

Herbe a foulon, v. Saponaire.

Herbe de grâce, v. Rue.

Herbe aux gueux, v. Clématite.

Herbe îiélène , v. Année.

Herbe d'hirondelle, v. Chélidoinc.

Herbe hongroise, v. Mauve.

Herbe immortelle , v. Tanaisie.

Herbe de judée, v. Douce-amère.

Herbe a lait, v. Euphorbe.

Herbe au lait, v.P olygala.

Herbe aux ladres, v. Véronique.

Herbe a loup, v. Aconit.

Herbe des magiciens, v. Datura.

Herbe aux militaires, v. Àchillée.

Herbe de muraille, v. Pariétaire.

Herbe a la paralysie, v. Primevère Herbe au nombril, v. Cynoylosse.

Herbe aux oies, v. Potcntille.

Herbe a la pituite, v. Staphysaigre.

Herbe a pauvre homme, v. Gratiole.

Herbe aux piqûres, v. Millepertuis.

Herbe aux plaies, v. Sauge.

Herbe aux poux, v. Staphisaigre.

Herbe aux puces, v. Planiin.

Herbe a Robert, v. Géranium.

Herbe romaine, v. Tanaisie.

Herbe de saint Félix, v. Scrofulaire.

Herbe de saint Jean, v. Armoise et Lierre terrestre.

herbe de saint Julien, v. Sarriette.

Herbe de saint Quirin, v. Tussilage.

Herbe de sainte Cunégonde, v. Eupatoire. Herbe sainte Marie, v. Menthe.

Herbe sainte Rose, v. Pivoine.

Herbe aux scorbutiques, v. Cochléaria.

Herbe du siège, v. Scrofulaire.

Herbe de Siméon, v. Mauve.

Herbe aux sorciers, v. Datura.

Herbe sternutatoire, v. Achillée.

Herbe du tan, v. Bryone.

Herbe a la taupe, v. Datura.

Herbe aux teigneux, v. Sardane.

Herbe au vent, v. Anémone.

Herbe aux vers, v. Tanaisie.

Herbe delà Vierge, v. Marrube.

Herbe aux vipères, v. Vipérine.

pourd’auîresdésignations, (V. le Supplément.)

herboriste, s. m. On donne ce nom aux personnes qui se livrent à la venle des plantes médicinal les. (Voy. ce mol.)

Héréditaires (maladies). fméi.J La transmission hérédilaire de certaines maladies a été reconnue dès les premiers âges de la médecine, el cette observation, fortifiée de l’assentiment populaire, a traversé les siècles sans rencontrer de nombreux contradicteurs. Il est donc vrai que les parents peuvent transmettre à leur postérité le germe des affections invétérées qui affligèrent leur existence. Le fait étant avéré par l’expérience journalière,

nous ne chercherons pas à expliquer comment s lègue le triste héritage des maladies; l’obscurité si générale en ce qui concerne l’œuvre de la géné- I ration donnera la raison suffisante de noire silence sur ce point. Encore s’il n’y avait que la mère qui eût le malheureux privilège de communiquer à ses enfants les maux dont elle souffre , le phénomène serait au moins plus concevable , car les fœtus ont fait corps avec elle, ils se sont nourris de son sang comme des organes surajoutés et temporaires. Mais il est bien reconnu que le père transmet aussi le principe de ses infirmités; or la part de celui-ci dans l’œuvre de la reproduction est si rapide, si bornée et en même temps si obscure , qu’on discute encore s’il y concourt en fournissant ! une liqueur fécondante , ou seulement une vapeur | ( aura seminalis ).

i Heureusement l’hérédité des maladies n’est pas | plus constante que la transmission des tempéra- ; menls et de toutes les dispositions physiques el i morales. Conséquemment à celte observation vraie ■ et consolante, de même que nous voyons des pa- ! remis robustes , bien faits de corps et d’esprit , pro- ; créer des enfants faibles, disgraciés au physique et au moral; de même, nous voyons narre d’ascendants infirmes, une postérité exempte de tout vice congénial. La transmission héréditaire des maladies n’est donc pas certaine, inévitable, elle est au contraire inconstante, comme toutes les j causes pathologiques qui troublent lentement ou soudainement la santé. (Voy. Causes .) Ainsi il n’y a que des probabilités et non pas une certitude à tirer l’horoscope sanitaire de la famille, d’après l’état de santé connu des parents. Disons seulement qu'il est des maladies qui ne reconnaissent pas de | cause prédisposante mieux avérée et plus imminente que l’hérédité. Cette circonstance commémorative, que des médecins réfléchis ne perdent jamais de vue , est réellement comme l’épée de Damoclès, et il serait imprudent de négliger les précautions pour en empêcher ou en retarder la chute. Si l’on attend que la maladie soit déclarée, il sera trop tard , car il est bien reconnu que celles qui ont leur racine dans l’hérédité sont plus difficiles à guérir que les autres. Ainsi , la seule présomption d’un germe héréditaire qu’on sait trèsbien pouvoir avoir été transmis, puisqu’il existait j chez les ascendants , et qu’il était transmissible, celte seule présomption , disons-nous, devra pro- | voquer la vigilance de bons parents, et faire une loi à leur tendresse d’insister, dans l’éducation de leurs enfants , sur certaines précautions hygiéniques que nous aurons le soin d’indiquer. En effet, dans la juste sollicitude de ce déluge d’infirmités que les générations se lèguent les unes aux autres, il est consolant de penser que la prédisposition héréditaire aux maladies resterait souvent sans résultat, si l’on tenait éloignées les causes détermiinantes ou occasionnelles, et ceci est heureusement en notre pouvoir. C’est cette absence de causes occasionnelles, et en même temps le concours d autres circonstances heureuses qui fait que dans une même famille, un mal héréditaire atteint un membre et en épargne un autre ; bien mieux , ce mal saute par-dessus une génération entière qui est

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épargnée , quoique ayant la prédisposition , parce que la cause déterminante manque, et la seconde postérité , moins favorisée par les conditions et les usages hygiéniques , vient malheureusement renouer une chaîne de tradition qui semblait rompue. Prenons un exemple pour rendre plus intelligible le fait que nous venons d’indiquer : la famille d’un aliéné passe sa vie à l’abri de toute agitation, et la folie, dont la disposition héréditaire pouvait être apparente pour un observateur, n’éclate chez aucun membre. Les enfants de ceux-ci, au contraire, se trouvent en butte aux grandes vicissitudes qui sont capables d’agiter le plus violemment le cœur ou l’esprit humain, et l’aliénation mentale qui avait épargné une génération reparaît dans la famille. Cependant il est probable que la première postérité , qui avait reçu une disposition cérébrale défectueuse, était plus prédisposée à la folie que la seconde, le bonheur a voulu que l’occasion déterminante ne s’offrît pas. Le combustible était préparé , l’étincelle a tait défaut et l’incendie n’a pas éclaté ; or, cette étincelle ne pourrait rien sans la matière inflammable que représente ici la prédisposition.

Toutefois, les causes occasionnelles sont quelquefois si puissantes qu’elles ne requièrent pas une prédisposition particulière pour produire leur effet; c’est-à-dire , qu’un très-grand nombre d’organisations ploieraient sous leur influence , sans être pour cela défectueuses, et ceci nous conduit à une remarque qui n’est pas sans importance dans le sujet que nous traitons; cette remarque, la voici, nous la recommandons aux observateurs : au moment où un enfant est engendré , les parents qui ont souffert d’une des maladies qui se transmettent pouvaient avoir la maladie , n’en avoir que la prédisposition , ou n’y être pas plus prédisposés que le commun des hommes. Il est évident que les chances de transmission héréditaire seront loin d’être les mêmes dans ces trois cas. Elle sera probable si la maladie existait à l’époque de la génération ; elle sera douteuse s’il n’y avait que des apparences de prédisposition ; enfin , cette transmission cessera d’être redoutable s’il est démontré que la puissance des causes occasionnelles qui ont agi, ultérieurement à l’accouchement, sur des parents, sains jusqu’alors, eût pu subjuguer les constitutions ordinaires. C’est ainsi qu’une syphilis devenue constitutionnelle, et alors transmissible aux enfants puînés, ne saurait avoir été léguée à la progéniture née avant l’infection vénérienne. Eh bien! il y a analogie, sinon identité, entre le cas que nous venons de citer, et les maladies héréditaires qui se sont déclarées tardivement chez des parents qui n’y paraissaient point prédisposés , mais qui ont été fortement soumis à l’influence des causes extérieures qui les déterminent chezles sujets les mieux constitués et les plus robustes. Nous recommandons les investigations que suggère ce paragraphe aux personnes qui, soit pour leur propre famille, soitpour une alliance matrimoniale , éprouveraient delà sollicitude touchant quelque maladie héréditaire. On s’informera donc si l’affection s’était développée avant l’accouchement, si les parents et leurs ascendants avaient les signes spéciaux delà prédis-

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position quand l’affection s'est déclarée, ultérieurement à la naissance des enfants ; enfin , si en l’absence des apparences de la prédisposition , la maladie a éclaté sous l’action de causes déterminantes légères ou puissantes. Cet examen ne pourra jamais conduire à une certitude mathématique, les conditions organiques prédisposantes sont souvent si cachées ! mais on aura du moins des probabilités plus nombreuses.

Le cadre des maladies réputées héréditaires n’est pas rigoureusement limité ; il a été tour à tour élargi et rétréci, soit qu’on ait mal ou insuffisamment observé, soit que la nature eut enfreint ses lois ordinaires. Il est excessivement rare que les affections aiguës gravent dans l’organisation une empreinte assez profonde, assez durable, pour que de telles modifications maladives soient transmissibles aux descendants; il suffit d’en être bien guéri , pour que la postérité soit, sous ce rapport, à l’abri des souffrances et des dangers qui les accompagnèrent. A la rigueur, on pourrait prétendre que la seule hérédité du tempérament dispose spécialement à certaines maladies aiguës qu’on observa chez les parents: le sanguin, aux inflammations , aux hémorrhagies ; le bilieux , aux lé. sions des organes digestifs, de la sécrétion biliaire; le nerveux, aux spasmes, aux convulsions, etc. Il est pourtant quelques affections à marche rapide , dont le germe ou la disposition . long-temps inconnus, ont fini par s’incarner dans la constitution des peuples et se transmettre héréditairement de la manière la plus générale ; telles sont notamment les éruptions spécifiques, la variole, la rougeole ,1a scarlatine, et probablement aussi la coqueluche. Il n’y a que quatre ou cinq siècles que ces maladies ont fait invasion chez les peuples d’Occident, où leur principe, encore ignoré, a poussé les racines les plus étendues et les plus vivaces.

C’est dans la classe des affections chroniques qu’il faut chercher celles auxquelles il est malheureusement donné de se transmettre héréditairement, parce qu’elles sont permanentes dans l’organisation ; elles sont identifiées avec l’individu, elles font corps avec lui comme les organes mêmes dans lesquels elles résident. Dans l’acte de la reproduction, a dit Hippocrate, chacun des deux conjoints fournit des éléments organiques qui représentent intégralement les parties de son corps; les parties saines fournissent des parties saines, lesparties malades, des parties malades. Cette théorie n’est. qu’un aperçu de l’esprit, mais certainement on n’a rien dit de mieux pour expliquer la transmission des maladies héréditaires Voilà pourquoi les maladies aiguës qui n’altèrent qu. momentanément l’organisation ne passent pas des parents aux enrants , tandis que les altérations chroniques, inhérentes à la constitution modifiée, ont cette propriété malheureuse.

Rappelons enfin les affections invétérées qui possèdent éminemment la faculté de transmission des ascendants à leur famille. De ce nombre sont : le scrofule, les dartres, la lèpre, la syphilis, le scorbut, la phthisie et l’hémoptisie, la goutte et le rhumatisme, l’aliénation mentale, manie, mélancolie

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et démence, l’épilepsie, l’apoplexie et les paralysies, l'hypocondrie etTbyslérie, Tasthmeet les lésions organiques du cœur, les .affections cancéreuses, ta gravelle et la pierre; enfin, quoique l’expérience soit moins positive sur ce point, il nous paraît tout-à-fait probable que des enfants nés do parents affligés de quelque inflammation chronique de l’estomac, des intestins, de la matrice, du foie, etc., doivent être plus disposés, qued’autres à de semblables maladies. Hâtons-nous de répéter, après avoir exposé le catalogue principal des infirmités héréditaires, qu’il n’y a que de variables probabilités, et nullement de certitude, dans cette succession directe qu’on voudrait toujours répudier. Ainsi donc, par maladie héréditaire, il faut entendre une maladie qui peut se transmettre, dontla transmission, eslplus oumoins.présumable, mais non point inévitable et certaine. Si l’hérédité n’était pas inconstante, quel est l’épileptique, le .goutteux, le phthisique, etc., qui oserait se marier ou qui, ayant eu des enfants, n’arroserait tous les jours leur berceau de ses larmes en songeant aux souffrances et à la mort prématurée dont il aurait légué le triste héritage? Quant au mode de transmission des maladies réputées héréditaires, nous avons déjà dit qu’aucune théorie n’était solidement établie. On peut, selon l’espèce, faire valoir des arguments plus spécieux en faveur d'une disposition particulière des solides organiques ou bien de l’existence d’un vice humoral ou d’un virus.

L’enfant peut apporter, en venant au monde, des maladies et des dispositions maladives qu’on ne qualifie pas d’héréditaires, lorsque les parents ne les ont pas, et qui sont de simples accidents de la gestation. Telles sont les diverses monstruosités ou vices de conformation, les taches cutanées, ou envies, une constitution frêle, etc. Ces accidents de la conception et de la grossesse sont particulièrement désignés sous les noms de maladies congéniales ou connées, et ne nous occuperont pas dans cet article.

Passons enfin au traitement prophylactique ou préventif applicable aux jeunes sujets qui peuvent avoir reçu de leurs parents l’affligeant héritage de quelque infirmité. Nous commencerons par les généralités, puis viendra le traitement préservatif spécial de chaque maladie héréditaire, et nous terminerons par quelques considérations sur les moyens les plus propres à affaiblir ces. maladies et à en amener l’extinction dans la société.

Il faut le dire, parce qu’il en résulte trop souvent des regrets amers, rien n’est plus commun que la négligence des familles relativement aux précautions qui pourraient prévenir les développements des affections héréditaires. Abusés par les apparences d’une santé ordinaire chez leurs rejetons, la plupart des parents ne songent pas que l’étincelle couve sous la cendre, elles avertissements importuns d'une expérience étrangère ne troublent point leur sécurité. Leur sollicitude ne prend l’éveil que lorsque des accidents sérieux éclatent, et souvent alors on a trop tardé, le mal pi on eût pu prévenir se montre désormais rebelle, Sans doute, comme nous l’avons fait ressor- * tir plus haut, il est extrêmement difficile d’établir !

à,quel point une imaladie héréditaire est immi- ■nente, poui’iproportionnerdes mesures préventives au degré de la prédisposition. Chacun sait que la plupart de ces maladies ne se déclarent que dans la jeunesse, l’âge mûr ou la vieillesse , et il ne suffit pas dlune observation vulgaire pour en découvrir le présage dans la constitution des enfants. Si la disposition au scrofule, au rachitis , aux convulsions, à la phthisie pulmonaire, peut se trahir facilement et de bonne heure, en consultant les apparences , iln’en est pas de même de. la goutte, de l’apoplexie, des maladies mentales , etc. (Voy. au besoin les signes de ces maladies.) Il faut le plus souvent une grande habitude jointe à beaucoup de pénétration, pour saisir, dans le premier âge, la prédisposition à quelque maladie héréditaire, dont l’époque de développement est très-reculée. Nous avons dit aussi que la manière dont l’affection transmissible s’élail développée chez les ascendants entrait pour beaucoup dans les présomptions.

Quoi qu’il en soit, la prudence commande d’agir, le plus souvent, comme si les enfants étaient menacés des infirmités qui ont affligé leur père ou leur mère. Il est rare que cette hygiène spéciale, tracée par un homme capable, puisse avoir de mauvais résultats, et elle peut éloigner de grands maux. L’observation des précautions hygiéniques devra commencera la naissance et se continuer, avec plus ou moins de rigueur, selon la présence ou l’absence des apparences de la prédisposition à la maladie qu’on veut prévenir. Nous remonterons même plus haut, et nous dirons que lorsque la nature et l’intensité d’une affection chronique rendent presque inévitable sa transmission, il serait très-sage de soumettre la femme enceinte à un régime spécial , aidé parfois de médicaments appropriés, dans le but de protéger déjà l’enfant dans le sein de sa mère. Le choix d’une nourrice convenable devient Jbientôt un objet important , et il faut généralement la choisir d’une constitution opposée à la prédominance constitutionnelle du nourrisson.(Voy. Allaitement et Nourrice.) Cependant, lorsque c'est du côté paternel que la maladie héréditaire est à craindre, le lait de la mère doit être préféré; ce parti se combine mieux avec d’autres devoirs et d'autres soins que pourrait négliger une nourrice étrangère. Il est parfois salutaire d’agir sur la constitution tendre de l’enfant en modifiant le lait de la nourrice par une hygiène spéciale ou des médicaments. Si les substances médicamenteuses répugnent trop, il reste la ressource de les mêler aux aliments d’une ânesse, d’une chèvre ou d’une vache, donton sert lelaitau nourrisson. L’aliment de l'enfant ne sera pas le seul objet sur lequel attendra la sollicitude, on surveillera avec non moins d’attention l’habitation , les vêtements, les exercices du corps, des sens et de l’intelligence. Nous indiquerons bientôt ce qu’il y a de spécial dans les mesures préventives de chaque maladie.héréditaire en particulier. il est pourchacuned'ellesdes.précautions de premier ordre qu’on ne saurait négliger sans imprudence, et qui seront les seules que nous recommanderons, ne pouvant donner à notre sujet tous les développements

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