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Finissons enfin en disant que cette doctrine est aujourd’hui jugée sans appel, et que s’il est encore des médecins qui osent couvrir de leur manteau doctoral ces honteuses jongleries , nous croyons devoir ici leur déclarer quel est le sentimentqu’ils nous inspirent, et le dégoût est le terme le plus décent dont nous puissions nous servir. Quelques hommes légers , des imaginations vives ont pu être trompées dans le début, mais quanta ceux qui, encore aujourd’hui , font métier de Fliomœopalhie , ils ne peuvent trouver d’excuse et méritent justement l'opinion que le public médical s’est fait de leur conscience.
J. P. Beaude.
Médecin inspecteur des eaux minérales, Membre du conseil de salubrité.
honoraires, s. m. p .(pol. méd.) A toutes les époques, les médecins ont été protégés parla législation pour le paiement des honoraires qui leur son dus à l’occasion des maladies qu’ils ont traitées. Quelle est, en effet, la profession qui peut réclamer à plus juste titre l'indemnité de ses soins, de ses veilles , de ces longues heures d’inquiétudes passées auprès du malade? Quelle est celle qui se dévoue avec plus de courage à l'humanité? Le médecin sacrifie la moitié de son temps au traitement des pauvres. En embrassant cette carrière pleine de dégoûts et de difficultés, il sait que dans une foule de cas, il doit faire l’abnégation la plus complète de tout intérêt personnel , même de tout intérêt de réputation; car, qu’y a-t-il à gagner à monter à un sixième étage, à soigner un malheureux gisant sur un grabat ; à lui porter des médicaments , du linge, quelquefois même de l'argent, et à ensevelir chez lui une science remarquable, dont la société ne vous tiendra pas compte? Ces actes , qui se renouvellent tous les jours, si communs surtout dans la pratique des jeunes médecins, qui acceptent avec empressement cette clientelle que Dieu leur a donnée, ne doivent-ils pas faire considérer, comme chose sacrée , la répétition de leurs honoraires, toutes les fois qu’ils s’adressent à des clients en état de les acquitter? Et cependant, il arrive souvent que ces honoraires ne sont pas payés, soit négligence du médecin qui laisse presque toujours écouler le ternie fatal fixé par la loi, par un motif de délicatesse dont on devrait leur savoir gré, soit mauvais vouloir du malade et de sa famille, qui oublient bien vite les soins qui lui ont été prodigués. Les médecins se voient souvent réduits aux démarches les plus désagréables; tantôt, on déprécie l’importance de leurs visites et l’efficacité de leurs soins; tantôt, on va même jusqu’à nier le chiffre des visites et on pousse ainsi l’ingratitude jusqu’à l’insulte. Que fait le médecin dans cette circonstance? Il se tait presque toujours , et c’est heureux pour les tribunaux, car bien certainement ils ne pourraient suffire à juger toutes les causes, si les médecins poursuivaient les clients qui ne les ont pas payés.
Ces observations, que nous extrayons de notre ouvrage sur la Jurisprudence de la Médecine, trouvent chaque jour de nombreuses applications ; sous ce rapport il y a beaucoup à faire dans l’intérêt des médecins et il serait à désirer que la nouvelle