‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 283 sur 316 · HUM · texte numérisé non relu

HUM

seulement dans des potions ou autres excipients

appropriés. Yée,

Pharmacien , membre de la Soeiété de Pharmacie.

huître. (Y. Mollusques.)

huméral ( anat .), adj., qui se rapporte à l’humérus.

humérus [anat.], s. m. C’est un os long qui forme à lui seul la charpente du bras ; il s’étend de l’omoplate à l'avant-bras. Pour la description, voyez Bras.

humeur. ( physiol .) s.f. (du latin humor, liqueur.) On désigne sous le nom d’humeurs tous les liquides qui entrent dans la composition du corps humain. [Y . Sécrétion.) On emploie la même expression pour caractériser les divers produits morbides qui se forment accidentellement pendant les maladies, tels que la sérosité de l’hydropisie etle pus. Quant aux idées que l’on se faisait autrefois des humeurs et du rôle qu’elles jouaient dans la production des maladies,, voyez Humorisme.

humeurs FROIDES. (V. Scrofules .)

humide radical (physiol .), s.ui. Nom donné autrefois, parles médecins humoristes, aux liquides de l’économie ; ce mot n’a jamais eu d’acception j bien déterminée et il est complètement inusité aujourd’hui.

humoral {palli.), aij., quia rapport aux humeurs. ( V. Humorisme.)

humorisme, (méd.) s. f. On entend en pathologie par humorisme, l’ensemble des doctrines dans lesquelles les altérations des divers fluides de l’économie sont considérées comme causes des maladies. L’humorisme remonte à la plus haute antiquité. Hippocrate atlribuaitla production des maladies à quatre humeurs principales : le sang, la bile, la pituite et l’alrabile ou bile noire. A cette époque reculée, comme on ne connaissait pas le système de la circulation du sang, on croyait que les fluides parcouraient librement toute l’économie, qu’ils pouvaient sejeler sur tel ou tel organe, et y causer des troubles plus ou moins grands. Je ne parlerai pas ici des chefs de secîe qui vinrent après Hippocrate et qui combattirent les idées du père de la médecine, tels queThémisonetAsclépiade; j’arrive à Galien qui systématisa les théories un peu confuses d Hippocrate, et fondala grande doctrine de l’humorisme telle qu’elle arégné jusqu’au dix-septième siècle. Galien, prenant en considération les quatre éléments admis par Empêdccles, savoir : l’air, la terre, le feu et l’eau, et les quatre intempéries, le chaud, le froid, le sec et l’humide, s’efforce d’y rapporter les quatre humeurs principales qui se rencontrent dans le corps. Ces humeurs étant fournies par les matières alimentaires, celles-ci se trouvent décomposées en leurs éléments, et chacune des humeurs s’approprie celui qui lui convient. Ainsi le sang qui est chaud et humide, participe du naturel de l’air; la bile, chaude et sèche se rapporte au feu; l'atrabile ou mélancolie, froide et sèche, se rapporte à la terre; et enfin la pituite, humeur froide cl humide, retient, comme on le disait, le naturel de ï eau. Ces humeurs pouvaient en outre s’altérer,

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