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s’étaot reformé chaque fois, le malade meurt d’épuisement et dans le marasme.
Diagnostic. L’hydropisie est une des maladies qu’iiestle plus facile de reconnaître. On pourrait confondre l’anasarque avec l’emphysème qui s'en distingue par un bruit de crépitation quand on le comprime; et les collections dans les cavités, avec les épanchements aériformes, qui se reconnaissent à la sonoréité plus grande que présente la cavité remplie de gaz.
Mais il faut aussi distinguer les hydropisies les unes des autres ; les auteurs depuis long-temps les divisent en essentielles ou produites spontanément, et en symptomatiques , qui sont occasionnées par une autre maladie ; d’autres appellent actives les premières et passives les secondes. Aux premières, c’est-à-dire, aux hydropisies essentielles ou actives se rapportent toutes celles de notre premier groupe de causes , c’est-à-dire qui sont produites par une irritation locale. Les secondes, symptomatiques ou passives , renferment les hydropisies des trois autres groupes. Ainsi, dans la détermination de l’espèce d’hydropisie, il s’agit de rechercher quelle est la cause qui a déterminé sa formation.
Pronostic. Nous avons vu que des causes bien diverses pouvaient produire les hydropisies; dès lors, l’épanchement d’eau étant un phénomène consécutif, il emprunte toute sa gravité à la maladie qui lui a donné naissance. Il est facile de comprendre que les lésions organiques, telles que les anévrismes du cœur ou les squirrhes du foie causeront une hydropisie plus fâcheuse qu’une irritation locale, ou qu’un état passager de pléthore on d anémie. Tant que la cause n’a pas disparu , on doit s’attendre à voir revenir la sérosité : c’est ce qui fait la gravité des hydropisies symptomatiques.
Traitement. Le traitement de l’bydropisie présente deux grandes indications, faire cesser l’action de la cause, et faire disparaître le liquide. La prémière ne saurait nous arrêter. Il s’agit d’employer contre l’origine de l’bydropisie le trailementexigé par l’affection qui en a été le point de départ. Y a-til inflammation, irritation, les antiphlogistiques, les adoucissants sont mis en usage. Les autres maladies réclament, je le répète, un traitement spécial. Quant à la seconde indication, qui consiste à faire disparaître le liquide, on la remplit de deux manières différentes.
1° Faciliter la résorption du liquide. Les auteurs anciens, se fondant sur ce qu’ils avaient vu des sécrétions augmentées brusquement et spontanément (sueurs, urines, etc.), faire disparaître des collections séreuses, tentèrent de reproduire artificiellement cette crise favorable. C’est dans ce but que depuis des siècles on administre des sudorifiques, simplesou composés, des diurétiques, des purgatifs plus ou moins violents et fréquemment répétés, que Ton a appliqué sur la peau des exutoires, tels que vésicatoires et moxas dans le but d’appeler au dehors le flux séreux qui se produit à l’intérieur; on a aussi essayé de réveiller l’action engourdie des absorbants à l'aide de certains médicaments actifs, tels que les frictions aromatiques et alcooliques ; on a encore employé dans le même but la compression modérée de la partie malade.
2° Faire évacuer artificiellement le liquide. S’il s’agit d’une infiltration aqueuse dans le tissu cellulaire, d’une anasarque, en un mot, on pourraitfaire des mouchetures avec une lancette, comme l’ont conseillé Hippocrate et Léonidas (Y. Œdème). Si la collection est dans une cavité, on aura recours à la ponction de cette cavité avec les précautions qu’exige Torgane malade. Ici les moyens à employer diffèrent suivant la cavité qui est le siège de l’hydropisie.