MODES D’ADMINISTRATION DES MÉDICAMENTS
On les administre soit à l’intérieur, soit à l’extérieur.
1° Mode d' administration à V intérieur, c’est-à-dire par la bouche. Les médicaments se prennent sous forme de tisanes, d’apozèmes, d’émulsions, de bouillons, de sucs, de potions, de
INTRODUCTION
juleps, deloochs, de mixtures, d’eaux distillées, de solutions, de sirops, de teintures alcooliques ou éthérées, d’élixirs, devins, de vinaigres, de poudres, d’électuaires, de pulpes, de conserves d’extraits, de pilules, de bols, de tablettes, de pâtes, de pastilles.
2° A l'extérieur les médications peuvent s’appliquer à toutes les parties indifféremment, ou bien être spéciales à certains organes.
a. Médications externes générales. Ce sont les bains, les fumigations, les fomentations, 1er, lotions, les embrocations, les liniments, les cataplasmes, les cérats, les pommades, les onguents, les emplâtres, les vésicatoires.
b. Médications externes spéciales. Ce sont les lavements, les injections, les gargarismes, les collyres, les suppositoires.
Ces différentes médications, dont la préparation appartient pour l’immense majorité à \o pharmacie proprement dite, ont été soigneusement décrites dans ce Dictionnaire par des articles spéciaux.
Parmi les considérations qui se rattachent à l’administration des médicaments, nous devons faire observer que les moyens externes s’emploient dans deux intentions différentes, d’abord pour agir sur la partie même où on les applique, les cataplasmes sont dans ce cas, et en second lieu pour agir sur toute l’économie par l’absorption. Dans ce cas, pour faciliter l’absorption du médicament, on l’applique sur la peau dépouillée de son épiderme. C’est ce qu’on appelle l’endermie ou méthode endermique.
Article II. -- PATHOLOGIE SPÉCIALE.
C’est celle qui traite des maladies en particulier; elle est depuis très-longtemps divisée en deux grandes sections, dont les limites ne sont pas nettement accusées. Telle maladie qui paraît appartenir à la médecine par sa nature, le croup, l’angine œdémateuse, par exemple, rentre cependant quelquefois dans le domaine de la chirurgie, à cause de l'opération (la trachéotomie) qu’elle peut réclamer. Aussi les trouve-t-on décrites à-la-fois dans les traités de médecine et de chirurgie. A part ces empiétements, qui, du reste, sont réciproques, la généralité des maladies médicales diffère des maladies chirurgicales par ces traits distinctifs que les premières sont généralement internes, les secondes plus particulièrement extérieures; que celles-ci exigent dans leur traitement l’application de la main, et les premières exigent plus habituellement les moyens que nous avons appelés médicaux et dont nous venons de donner la classification sous le titre de Matière médicale.