‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 49 sur 316 · LXXI1I · texte numérisé non relu

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certaines industries telles que ies fabricants de colle forte, etc., doivent être désinfectées par l’un des procédés que nous avons indiqués au mot Vidange , et enlevées immédiatement hors des villes. La terre végétale calcinée par le feu est un des moyens les moins dispendieux et des plus efficaces de désinfection ; la chaux et les marnes calcaires et alumineuses calcinées, ou même seulement séchées, peuvent aussi être employées avec avantage. Il y a aujourd’hui plus de 30 villes importantes en France, où toutes les matières des fosses d’aisance sont désinfectées par un des procédés que nous avons indiqués dans notre article. La vidange, dans ces villes, se fait le jour et sans que personne en éprouve d’incommodité : il est à regretter que ces procédés ne soient pas appliqués à la ville de Paris, lorsque la ville de France la plus considérable après elle, Lyon, en constate chaque jour les bons résultats. Malgré les nombreux perfectionnements apportés à Paris dans cette partie de l’hygiène publique, nous persistons à penser que le seul et défini' tif perfectionnement qui soit à désirer est la désinfection , et il est à regretter qu’il ne soit pas encore prescrit par les règlements de l’administration.

Tueries. — Dans les villes un peu populeuses, il est important que les bestiaux destinés à l’alimentation ne soient point abattus dans des tueries disséminées dans la ville et qui sont autant de causes d’infection, par le sang, les issues et les autres matières animales qui souvent sont rejetées au dehors , et surtout par la difficulté de surveillance pour des établissements isolés. Pour éviter ces inconvénients on a établi dans beaucoup de villes des abattoirs ( Y. ce mot), qui réunissent toutes les conditions de commodité et de salubrité, et qui, soumis d’une manière directe et permanente à l’inspection de l’autorité municipale, ne peuvent devenir des causes d’insalubrité. C’est dans ces établissements, et dans des lieux nommés triperies et fondons , que l’on fait ordinairement la cuisson des issues et la fonte des suifs qui sont toujours des causes graves d’incommodité pour les voisins.

Cimetières. — Ils doivent être éloignés des villes, et la loi a fixé la distance la plus rapprochée ; autant que possible, ils seront placés du côté opposé aux vents régnants, dans des lieux secs, élevés, isolés, pourvus d’une couche épaisse de terre végétale ou de sable, enfin dans un terrain meuble ; ils devront être situés d’une façon convenable pour la décence et la salubrité. (V. Inhumation).

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