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ment qui leur est familier, les rudes épreuves du mariage, de la grossesse, de l’accouchement, de l’allaitement, etc., toute cette suite d’actes liés à leur organisation, les livre à une infinité de maladies très-diverses, et pour la plupart très-dangereuses; mais ces affections sont plus dépendantes du sexe même que de l’âge, et il n’en sera pas question ici. On comprend toutefois qu’elles peuvent aggraver les maladies des âges, et qu’à leur tourelles en peuvent être aggravées.
« En général, les vieillards ont moins de malais dies que les jeunes gens ; mais toutes leurs ma- » ladies, devenues chroniques, ne finissent qu’a- » vec leur vie. » (Hipp, Aph. 39, sect. 11.J
« Les enrouements et les coryzas des vieillards » n’arrivent jamais aune coction parfaite. » (Ibid., Aph. 40.)
« La jeunesse est plus exposée aux maladies ai- » guës, et la vieillesse aux maladies chroniques.» (Celse, lib. 2, cap. i.)
« Ceux qui, jeunes, ont eu le ventre très-libre, » l’ont très-serré en vieillissant; et ceux qui l’ont » eu très-serré dans la jeunesse, l’ont plus libre » dans l’âge avancé. » (Hipp., Aph. 20.)
« Ceux qui ont le ventre humide, tant qu’ils sont » jeunes, guérissent plus facilement que ceux qui » ont le ventre serré ; mais dans la vieillesse, com- » me leur ventre se resserre, ils guérissent plus » difficilement.» (Ibid., Aph. 53, sect. n.)
« Les enfants épileptiques guérissent par les
» changements, surtout par ceux de l’âge du
» climat et du genre de vie. » (Ibid. , Aph. 45.)
E. Paeiset,
Secrétaire perpétuel de l'Académie royale de médecine.
aggx.ïjtîï'JATIf (mat. met.) adj., nom que l’on donne à certains emplâtres qui ont pour but d’adhérer à la peau; ainsi l’emplâtre diachylum, celui d’André de la Croix ; on s’ên sert pour réunir des plaies, pour maintenir des pièces de pansement; ces emplâtres se taillent ordinairement en bandelettes pour être appliquées avec plus de facilité. J. B.
agitation ( path .), s. f., mouvement continuel et fatigant du corps, accompagné de malaise, qui s’observe ordinairement au début des maladies ou à la suite d’une légère indisposition. L’agitation est souvent déterminée par une mauvaise digestion, par des liqueurs alcooliques, par du café. L’agitation morale détermine souvent l’agitation physique. Au commencement des maladies, l’agitation est un symptôme qui se présente constamment et qui n’a pas de gravité; il en acquiert cependant lorsque ce symptôme se prolonge ou se manifeste au milieu d’une affection qui suivait un cours régulier. J. B.
agkus-castus (bot.), s. m. (Vitex agnuscastvs),e n français gattillier. Cet arbrisseau élégant, que l’on cultive fréquemment dans les jardins, appartient à la famille des Verbenacées. ii croît spontanément dans tous les pays qui forment le bassin de la Méditerranée. Son nom lui vient de ce que les anciens lui attribuaient des propriétés calmantes.
Ainsi, aux fêtes de Cérès,les femmes grecques couchaient sur des sacs remplis de son feuillage pour chasser les idées impures. Celte opinion existait aussi dans le moyen-âge, et dans les couvents on prescrivait un sirop préparé avec ses fruits; mais l’effet qu’il produisait était tout le contraire de celui qu’on en attendait, car l’àcreté de ces fruits , leur saveur chaude , prouvent qu’ils sont stimulants , et leur ont mérité dans nos provinces méridionales, où ils remplacent souvent le poivre, le nom de poivre sauvage, petit poivre, poivre de moine. Le gattillier n’est plus employé en médecine, c’est uniquement un arbrisseau d’ornement.
Ms.
agonie , (path.) s. f. L’agonie constitue-t-elle un état distinct intermédiaire entre la vie et la mort, comme la convalescence entre la maladie et la santé ; ou bien n’est-elle que le plus haut degré d’affections qui vont presque inévitablement avoir une issue fatale ? n’importe : puisqu’elle a ses caractères propres, elle est susceptible d’une description séparée. A moins que ce ne soit avec la rapidité de la fulguration, comme dans l’apoplexie foudroyante, la rupture du cœur et des gros vaisseaux, certains empoisonnements, etc, de quelque manière que la vie s’éteigne, ses dernières nuances forment un groupe sinistre de symptômes , sensiblement variables , selon des circonstances qui seront bientôt mentionnées, mais reconnaissables à une apparence commune qui caractérise l’agonie. Dans ce moment de douleur et de désespoir, l’organisme a épuisé sa puissance de réaction , la lutte est sur le point de cesser entre les causes morbifiques qui attaquent et l’organisation quisedéfend, et la nature médicatrice est dans une déroute complète.
Les variétés de l’agonie reposent sur l’état aigu ou chronique ou l’espèce de maladie qui touche funestementàsafin. Les âges et les tempéraments apportent aussi quelques différences. Relatons d’abord les symptômes communs aux agonisants, les variétés viendront ensuite. A l’affaiblissement ou au désordre des facultés mentales, a succédé leur anéantissement. Plus de manifestation de conception et d’associations d’idées; le balbutiement qu’on observe quelquefois n’est qu’un acte automatique. Les sens ne paraissent plus percevoir d’impressions. Interpellés, les agonisants ne répondent pas , leurs yeux entr’ouverts et tournés en haut sont insensibles à la lumière, et ne distinguent plus les formes et les couleurs. Les qualités odorantes, savoureuses et tactiles des corps, ne sont pas mieux ressenties. Cependant ces symptômes seuls ne dénotent pas l’agonie, car on les observe dans la syncope, l’épilepsie, la catalepsie, l’hystérie et d’autres affections comateuses ou léthargiques, sans qu’ils soient un indice de morl prochaine. Mais si à ceux-là viennent se joindre, l’exiguilé , l’extrême fréquence ou la lenteur et les interruptions du pouls, une respiration laborieuse, inégale, entrecoupée, râlante avec expiration d’air froid ; si la chaleur naturelle baisse graduellement; si une sueur froide se déclare, tandis que le visage a pâii et revêtu une expression sinistre ,