‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 76 sur 316 · AMY · texte numérisé non relu

AMY

la dernière lettre et successivement jusqu’à ce que les caractères de cette figure aient disparu l’un après l’autre. A chaque retranchement écrivez ce qui reste, de façon à former un cône aigu terminé par une seule lettre : puis avec un fil de lin alla chez ce mot autour du cou. Ces sortes de colliers seront salutaires aux malades et par leur admirable vertu feront évanouie les maladies mortelles.

En donnant cette traduction, que nous nous sommes efforcés de rendre le plus possible littérale, nous sentons le besoin de réclamer l’indulgence du lecteur , qui , nous l’espérons , voudra bien nous tenir compte des difficultés qu’on éprouve toutes les fois qu’on cherche , sans cesser de rester fidèle au texte , à rendre en français de bon aloi du latin demi-barbare.

Les Juifs ont attribué le même pouvoir à l’expression abracalan, qui ne signifie rien, pas plus que la première et beaucoup d’autres ; cependant, à en croire le savant Selden (De dus syriis) , il paraîtrait qu’elles seraient, l’une et l’autre , l’imitation du nom d’une idole des Syriens. Au surplus , et quelle que soitl’opinion qu’on se fasse au sujet de ces paroles magiques , qu’elles aient ou non une signification , ce qui doit peu nous importer, on ne saurait douter que les anciens n’eussent la foi la plus aveugle en leur vertu prétendue , et ne s’en servissent pour charmer les souffrances des malades. On appelait tous ces mots épaoidai en grec, et incantamenta ou carmina en latin, d’où sont dérivées les expressions françaises enchantements et charmes. F. E. Plissox.

amygdales ou Tonsilles , s. f. p. ( anat .). Si on abaisse la base de la langue d’un individu qui se prête à cette exploration, il est facile de voir de chaque côté de l’isthme du gosier deux petits corps faisant saillie, arrondis, d’une couleur légèrement rosée, percés' de trous à leur surface, recouverts par la muqueuse buccale, et qui remplissent, en totalité ou en partie, l’intervalle des piliers du voile du palais. Ce sont les amygdales.

Leur volume congénial est très-variable ; elles disparaissent presque entièrement chez quelques personnes ; chez quelques autres leur grosseur rend difficile l’introduction des aliments et de l’air.

Des follicules muqueux , réunis en groupes , constituent ces organes qu’on est tenté de confondre, au premier abord , avec les glandes proprement dites , mais qui s’en distinguent par l’absence de conduits excréteurs ramifiés.

Les nerfs des amygdales naissent de ceux de la langue et du palais; le sang leur est apporté par des branches de l’artère carotide externe , leurs veines se débouchent dans le plexus pharyngien et ils envoient des vaisseaux lymphatiques aux ganglions du cou.

Les amygdales sécrètent un mucus dont la quantité est augmentée par la pression des muscles du pharynx , au moment de la déglutition. Ce fluide favorise le passage des aliments préalablement enduits de salive. Il se concrète quelquefois sous forme d’une enveloppe blanchâtre ou de grumeaux dont la fétidité est insupportable. Tantôt on l’a pris pour du pus, tantôt pour des tubercules pulmonaires.

Les amygdales sont le siège du mal de gorge,

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