‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 77 sur 316 · AN A · texte numérisé non relu

AN A

appelé angine tonsillair e : elles sont alors rouges et tuméfiées. L’engorgement des ganglions lymphatiques du cou ne tarde pas à suivre cette inflammation, la déglutition est impossible et quelquefois la suffocation imminente. (V . Angine.)

Bourgery.

Maladies des amygdales. A la suite d’inflammations répétées, les amygdales peuvent acquérir un volume assez considérable pour gêner la déglutition; cette altération, étrangère à la dégénérescence cancéreuse, est une véritable hypertrophie ( Voyez ce mot). La glande devient alors dure et engorgée; le plus souvent les médicaments sonlinsuffisants pour guérir cette affection, et il faut avoir recours à Y excision ou extirpation de l’amygdale, opération sans danger, et plus effrayante que douloureuse. On la pratique de la manière suivante : après avoir placé des petits coins en liège de chaque côté entre la partie postérieure des arcades dentaires, de manière à ce que le sujet, surtout s’il est indocile, ne puisse fermer la bouche , le chirurgien fait déprimer la langue par un aide, et accroche la glande engorgée avec une érigne double, ou la pince-érigne de Museux ; il l’attire en avant et l’excise promptement avec un bistouri boutonné; l’écoulement de sang est en général peu considérable , et quelques gargarismes d’eau froide l’arrêtent facilement. J. B.

juhygdaune ( chim .), s. f. Substance blanche cristallisable découverte dans les amandes amères par Robiquet et Boutron.

amygdalite {path.), s. f . C’est l’inflammation des amygdales. (V. Angine.)

analeptiques {mat. »ièd.),adj. pris substantivement du grec analeptika , mot qui désignait la même nature de médicament. On entend par analeptiques des médicaments qui ont pour but de soutenir et de relever les forces ; c’est surtout dans les convalescences, et dans les maladies chroniques qui ont eu pour résultat de déranger les organes digestifs, que l’on emploie ces sortes de médicaments. Généralement, on divise ces substances en deux classes. Les uns sont empruntés à la pharmacie ; ce sont des vins toniques et amers, des eaux minérales gazeuses, ferrugineuses et sulfureuses, des préparations stimulantes, des teintures aromatiques, des élixirs, comme l’élixir de Garus, de longue-vie, etc. La deuxième classe des analeptiques contient ceux qui, véritablement, méritent ce nom; ce sont plutôt des aliments que des médicaments , et ils doivent être employés préférablement aux premiers; ils le sont surtoutavec moins de danger. On range dans cette classe toutes les fécules alimentaires, les substances gélatineuses, les bouillons des diverses viandes, enfin tous les aliments facilement altérables par les organes digestifs, et qui contiennent une giande proportion de principes nutritifs. Parmi les fécules, l’arrow-root , le tapioka, le salep,le sagou, la fécule de pomme de terre, le manioc; parmi les substances gélatineuses , les gelées de viandes , les nids d’hirondelles ou d’alcyon , les divers bouillons , ceux de tortues , de grenouilles , d’écrevisses , de colimaçons , qui ne sont que des gelées plus étendues d’eau. Le lait , les œufs , et même certaines viandes blanches , le vin de Bor-

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